Après s'être attaqué aux pères de la République et de la Démocratie issues de la Révolution Sociale
et Populaire de 1959 et leurs héritiers de la Ière et la IIème République, le Tutsi né et élevé dans une famille Hutu de Gikongoro, Jean Damascène Bizimana, fils
biologique du chef monarchiste GAKARA Antoine mais qui l'avait abandonné en 1961 au bourgmestre Hutu BIZIMANA François-Xavier qui l'a élevé et éduqué, s'en prend maintenant aux anciennes
Forces Armées
Rwandaises (FAR) en salissant leur mémoire au seul prétexte qu'elles ont été vaincues par les forces du Mal en 1994. Il
se livre alors à
une mauvaise interprétation et une politisation des Règlements Militaires qui régissaient les FAR.Par Emmanuel Neretse
Bruxelles, Belgique
Le 5 juin 2026
Introduction:
cadre et présentation
Dans
sa campagne d'intoxication et de réécriture
de l'Histoire du Rwanda, le ministre JD Bizimana ayant pour attributions officielles de « Ministre de l’Unité et de la Réconciliation nationale” mais qui s'est intentionnellement dévoyé pour devenir « Ministre de la haine ethnique et de la
discrimination », s'est encore distingué
dans des mensonges éhontés
et sans scrupule alors que la vérité ne cesse d'éclater même devant ses yeux.
Ceci s'est encore manifesté à l'occasion
de “Unity Club Intwararumuli” du 22 Mai 2026 et présidée par Jeannette Nyiramongi Kagame l'épouse du dictateur Paul Kagame.
Ce “Unity Club” est une Messe célébrée annuellement par la First Lady et réunissant tous les dignitaires du régime, ceux encore en fonction ou
anciens: Ministres du gouvernement, Parlementaires (Sénateurs
et Députés), Gouverneurs des
provinces, Officiers généraux
de l'armée et la Police, Directeurs des entreprises para-étatiques, etc. ainsi que leurs
conjoints. Ils se réunissent
donc par centaines voire des milliers.
Preuve s'il en faillait encore que la monarchie féodale Tutsi réinstaurée
en 1994 est encore plus extrémiste
et rétrograde que celle renversée par la Révolution populaire de 1959. Actuellement
la femme du monarque régnant
est préparée pour lui succéder et pour cela, elle est placée au-dessus de toutes les
institutions du pays et est patronne
de tous les cadres politiques, hauts fonctionnaires
et agents de l'Etat.
Au cours de cette rencontre de Unity
Club à la fin de la phase des questions-réponses, JD Bizimana a été prié en sa qualité de Ministre soi-disant de l'Unité des Rwandais de prendre la parole
pour clore les débats. Il a
alors abordé la question des Tutsis
dans les Forces Armées
Rwandaises (FAR) depuis leur création
en 1960 jusqu'à leur
disparition en 1994. Comme on
peut l'entendre et le voir dans cette vidéo vers la fin, le sieur JD Bizimana a tout faux et même a floré la calomnie et le déni de justice, des crimes punissables,
comme nous allons le montrer !
Quelques
points soulevés
JD Bizimana a évoqué 2 aspects pour tenter de démontrer que les régimes de la Première et la Deuxième République discriminaient les Tutsi au sein des forces de défense et de sécurité.
1). Il a parlé de l'autorisation de mariage que devait obtenir l'officier en prétendant qu'il était interdit à un officier de l'armée, la police ou la gendarmerie, d'épouser une femme d'ethnie Tutsi.
2). Il a aussi parlé d'un document d'archives datant de 1991 et dans lequel une Commission des officiers des FAR a défini l'ennemi qui avait attaqué le Rwanda en 1990. Le même ministre prétend que ce document constituerait la preuve que le Haut Commandement des
FAR a planifié le génocide rwandais d'avril 1994.
Dans
les deux cas il avait tout faux comme nous allons le démontrer.
Les
faits et bases légales
1-Mariage
de l'Officier
La tradition qui veut que l'officier qui veut se marier demande
l'autorisation à sa
hierarchie a été ou est encore d'usage dans toutes les armées du monde. Cette autorisation
du Haut commandement qui n'avait rien à voir dans le choix du conjoint était uniquement d'ordre administratif et
logistique et surtout opérationnel
(état civil, logement,
disponibilité au service...),
pour une meilleure gestion du personnel.
Dans
ce cadre il sied de rappeler que les FAR ont eu pour encêtres l'Armée belge, la Force publique, la Garde nationale de
1960 à 1973-1974 avec la
dissolution de la Police Nationale et la création de la Gendarmerie nationale. Leurs Règlements militaires étaient quant au fond donc calqués sur ceux de l'armée belge et mais adaptés aux réalités locales pour la forme.
Voyons
maintenant quelles étaient
les exigences et procédures
en ce qui concerne le mariage d'un officier de la Garde nationale ou des FAR.
L'officier
qui envisageait de se marier devait déposer son dossier à
son commandant d'unité pour
le transmettre à
l'Etat-Major.
Ce dossier comprenait les trois Attestations communales courantes délivrées à sa prétendente à savoir:
-
l'attestation d'identité complète;
-
l'attestation de bonne conduite vie et moeurs;
-
l'attestation de célibat.
Le
dossier devait contenir en plus un extrait du casier judiciaire de la prétendante.
A ce
dossier
déposé par l'officier
s'ajoutait le Rapport du
Commandant de
place du lieu de
résidence (quelques
fois
et/ou du lieu de
travail) de la
prétendante indiquant
que celle-ci est bien connue dans sa circonscription militaire et que son
mariage avec un
officier ne
porterait pas
préjudice à l'honneur
de l'officier et donc
à la
réputation des FAR.
Ce dossier était alors transmis par le Chef Etat-Major avec avis au Ministre de la Défense.
Le Ministre soumettait le dossier au Président de la République
pour qu'il signe l'autorisation, en exprimant un souhait et voeux de bonheur et de prospérité au futur couple. La lettre constituait un cadeau et une distinction fabuleuse pour
chaque officier de telle sorte qu'elle était toujours conservée
dans un cadre métallique à côté des diplômes et autres brevêts.
Dans
toute cette procédure, il n'était dit nulle part que la prétendante ne devait pas être d'ethnie Tutsi. Et aucun refus
d'autorisation n'a jamais été émis à cause de ce motif. Le Ministre JD
Bizimana invente et ment sur toute la ligne sur ce point.
2-Définition
de l'Ennemi par les FAR en guerre
Contexte
historique
Dans
leurs efforts de défense légitime du pays contre l'agression et l'invasion
injuste des éléments Tutsi de l'Armée Ougandaise regroupés au sein du Front Patriotique
Rwandais (FPR), un document secret a été élaboré par une commission mise sur
pied par le Ministre de la Défense et diffusé aux Unités par l'Etat-Major des
FAR en décembre 1992.
Cette note intitulée «Diffusion de l’information» et classée « SECRET»
informait ces responsables de l’essentiel des résultats des travaux d’une
commission qu’ils avaient eux-mêmes mis en place en décembre 1991. Elle reprenait
de larges extraits de la note du Chef d’Etat-Major qui faisait en tout 14
pages. Lors des procès devant
le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR), le Procureur n’a cessé
de brandir ce document dans chaque affaire concernant des officiers FAR en
exagérant son impact et quelques fois en sortant maladroitement certains
passages du document de leur contexte pour mieux accréditer sa these.[1]
Genèse de ce document polémique
A
l'issue d'une réunion tenue à Kigali le 04/12/1991 et regroupant différents
responsables militaires, il fut créée une commission composée de 10 officiers
et dont le mandat était de pousser les réflexions afin de répondre à la
question:"Que faut-il faire pour vaincre l'ennemi sur le plan
militaire, médiatique et politique?" Après quelques semaines, la
Commission a fourni un rapport fouillé dont l'un des chapitres définissait
l'ennemi avec lequel les FAR se battaient.
Dans une note classifiée "SECRET" et datée du 21 septembre 1992, le
Chef EM AR envoya aux Commandants d'unités et de Secteurs une synthèse du
document qui avait été produit par la Commission. Cette synthèse reprenait
notamment la définition et l'identification de l'ennemi telles que les avait
adoptées la commission ad hoc.
La note du Chef EM AR fut pour la première fois rendue publique à l'occasion du
passage au Rwanda de la « Commission
Internationale d'Enquête sur les violations des Droits de l'Homme au Rwanda»
qui séjourna dans ce pays du 07 au 21 janvier 1993.
Depuis lors, cette note est devenue l'un des documents les plus médiatisés de
l'Histoire militaire. Certains ont même cru détenir là une ultime preuve de la « planification » du génocide par les
FAR. Pourtant, elle ne mérite pas cette grande publicité, tellement elle
apparaît aux yeux des spécialistes comme ordinaire et à la limite banale. Tout
au plus, sa diffusion devait constituer un cas flagrant de divulgation des
secrets militaires et tre traité comme tel. Au lieu de
cela, c’est son contenu qui sera l’objet de controverses.
Comment
les militaires des FAR aux prises avec l'armée du FPR ont-ils défini leur
ennemi?
« L'ennemi
se subdivise en deux catégories:
- L'ennemi principal,
- Les partisans de l'ennemi.
L'ennemi
principal est le Tutsi de l'intérieur ou de l'extérieur extrémiste et
nostalgique du pouvoir, qui N'a JAMAIS reconnu et NE reconnaît PAS encore les
réalités de la Révolution Sociale de 1959, et qui veut reconquérir le pouvoir
au RWANDA par tous les moyens, y compris par les armes.
Le partisan de l'ENI est
toute personne qui apporte tout concours à l'ENI principal. ».[2]
Cette
définition était tout à fait conforme aux principes du Renseignement tant
stratégique que tactique tels qu'ils sont enseignés dans des Ecoles de guerre.
Voici à ce sujet la doctrine en vigueur à l'Institut Royal Supérieur de
Défense (IRSD) de Bruxelles- Belgique.
« Le
Renseignement traite de la connaissance de l'ennemi réel ou potentiel et du
milieu et du milieu qui l'environne. Le Renseignement stratégique est celui
nécessaire à l'élaboration de la ligne de conduite et des plans militaires à
l'échelon national et international (stratégique intelligence). A l'échelon
gouvernemental et à celui du commandement supérieur des forces armées, le but à
atteindre est de déterminer le potentiel de guerre, les faiblesses et les
possibilités d'une puissance ou d'un groupe de puissances étrangères.
A
cette fin, il importera de ne pas se baser exclusivement sur des données
militaires, mais de tenir compte également de données géographiques,
économiques, sociologiques, politiques, culturelles et scientifiques. Le
renseignement stratégique est recherché et produit en temps de paix comme en
temps de guerre.
Le
Renseignement tactique (ou renseignement de combat) comprend la connaissance de
l'ennemi, des conditions atmosphériques et géographiques, et de l'attitude de
la population dans et autour de la zone d'action, nécessaires au commandement
pour la préparation et la conduite des opérations tactiques (combat
intelligence).
Le
contre-renseignement comprend l'ensemble des activités, tant offensives que
défensives, qui visent à identifier et neutraliser la menace pour la sécurité
posée par les services de renseignements ennemis ou par des individus et/ ou
organisations engagés dans l'espionnage, le sabotage et la subversion ».[3]
Quant
à l'ennemi proprement dit, voici ce qu’enseigne le prestigieux Institut:
«Sortes
d'ennemis»: Il faut distinguer:
a. Les ennemis réels: ce sont les ennemis
contre lesquels les opérations sont engagées.
b. Les ennemis potentiels: ce sont des ennemis
possibles qui peuvent constituer une menace pour un pays ou une alliance et
contre lesquels la recherche du renseignement et le contre renseignement sont
particulièrement développées.
c. Les ennemis conventionnels (Eni Conv): ce
sont des ennemis fictifs indispensables à la réalisation d'exercices tactiques
dans le cadre de l'instruction et de l'entraînement du personnel militaire ».[4]
Rappelons
que la Belgique est un état démocratique et qu'elle est membre de
l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) depuis la création de
cette alliance militaire. De ce fait elle ne pourrait donc pas être accusée
d'enseigner dans ses académies militaires des idéologies racistes ou
génocidaires.
La
définition qu'ont donnée les FAR concernant leur ennemi d'alors, correspond-
mutatis mutandis- à celle que pouvait donner n'importe quel Etat-Major
militaire d'un pays en guerre ouverte, quelle soit de caractère interne,
international ou hybride. Bien entendu
sous d'autres cieux, et dans des pays dont les hommes politiques sont de vrais
patriotes, un document pareil n'aurait jamais été rendu public. Il revêtait en
effet un des hauts degrés de classification des documents militaires, à savoir
"SECRET". Dans le cas du Rwanda de 1993, non seulement le document
fut divulgué mais les responsables de cette fuite ne furent jamais inquiétés.
Le seul enseignement que nous retenons de cette histoire est la confirmation de
l'état de déliquescence avancé dans lequel se trouvait la «République
Rwandaise» en 1993.
Appréciations et décisions de Justice
La
Chambre II du TPIR dans son arrêt du 17 mai 2011 dans l’affaire dite «
Militaires II a sans équivoque
estimé que ce document ne constitue en rien une preuve de planification du
génocide. Dans son jugement de plus de 600 pages, la Chambre dit en effet
concernant la «Définition de l’ennemi» donnée par les FAR et la lettre de
diffusion que mme s'il est vrai que la lettre en question renvoie à des catégories semblables à celles visées dans le document sur I'ENI, notamment celle visant les
personnes procédant à des
recrutements au profit du FPR, «il reste que cette classification générale n'est pas suffisante pour établir qu'il y ait eu
planification ou entente en vue de commettre le génocide
».[5]
En
Bref, le document «Les FAR définissent l'Ennemi» se référait aux usages dans toutes les armées de l'OTAN.
Il est conforme à la doctrine
en la matière de l'Institut
Royal Supérieur de Défense (anciennement Ecole de
Guerre) de Bruxelles. Le document produit par la Commision des FAR ne doit pas être considéré comme subversif ou appelant à la violence et encore moins
preuve de planification du génocide. Et ceci comme l'ont démontré dans leurs avis et considérations les experts en la matière dans leurs témoignages devant le TPIR.[6]
Conclusion
Le
Ministre JD Bizimana comme à
son habitude et sur ce point use et abuse de l'adage populaire qui dit “Malheur
aux vaincus”! Il peut continuer à mentir mais qu'il sache que l'Histoire
ne perd jamais la mémoire et ne cache jamais les auteurs du mal!
Le régime Tutsi du FPR de Paul Kagame, et au premier rang le ministre-menteur JD Bizimana, à
travers sa terreur, ses intimidations, ses manipulations, ses mensonges, peut
contraindre le peuple rwandais à s’agenouiller, mais on peut lui assurer d’une
chose: il ne pourra jamais le vaincre.
Le régime Tutsi du FPR de Paul Kagame avec des individus comme JD
Bizimana et en utilisant certains Hutus comme des « cobayes » pour blanchir son
véritable visage criminel, peut falsifier l’Histoire
du Rwanda afin de cacher ses crimes, mais ne réussira jamais complètement à le neutraliser parce que les Rwandais sont conscients,
toujours éveillés face à ses actes maléfiques.
Enfin, il ne pourrait jamais complètement salir l'honneur ni effacer la mémoire des FAR, une armée professionnelle qui a tout donné pour défendre la République Rwandaise et le peuple, hélas dans des circonstances exceptionnelles de basculement du
Monde!
Références:
[1] Affaire N°ICTR-98-41-T l. Dans le
document « Major Aloys Ntabakuze amanded final trial brief, Public redacted
version, 28/05/2007 » p.207, para, 557 à 578 », le Professeur Peter
Erlinder, Avocat principal du Major Ntabakuze co-accusé avec le Colonel Bagosora, met à nu toutes ces manœuvres du Procureur
autour de la « définition de l’ennemi ».
[2] Lettre n°1437/G2.2.4 du 21 septembre 1992 du Chef EM AR à
Liste A et Comdt Sect OPS (Tous), p.1.
[3] Institut Royal Supérieur de Défense, Département Force
Terrestre, Précis G- INT/2.911, LE
RENSEIGNEMENT TACTIQUE, Bruxelles, juillet 1989.
[4] Idem, Précis
G-INT/2.912, L’ENNEMI CONVENTIONNEL, Bruxelles, septembre 1993.
[6] Jugement dans Militaires I et II. Affaire ICTR n°
00-56-T, Le Procuereur contre Augustin Ndindiliyimana, Augustin Bizimungu, François Xavier Nzuwonemeye, Innocznt Sagahutu : JUGEMENT PORTANT CONDAMNATION, page 68-69, §
4.2.1.2. Arusha le 17 mai 2011.