Monday, February 13, 2012

Les Réfugiés Rwandais ne peuvent pas rentrer dans un enfer


Par 
Laure Uwase  

Jambo News

13 février 2012


Le samedi 4 février 2012 s’est tenue une conférence-débat organisée par L’Institut Seth Sendashonga pour la Citoyenneté Démocratique sur « la problématique des réfugiés rwandais face à la menace de la clause de cessation ».
Plusieurs invités se sont exprimés à propos de la clause de cessation du statut de réfugié décrétée par le HCR,  dont Michel Cavinato, un représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, Me Charles Ntampaka, avocat spécialisé en droit des étrangers, Eustache Habumuremyi, Secrétaire Général de l’association Jambo, Joseph Matata du Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda, ainsi que Faustin Twagiramungu, ancien Premier Ministre du Rwanda. Gérald Gahima du RNC et Boniface Twagirimana des FDU-Inkingi sont également intervenus par Skype-conférence.
La conférence était animée par Jean Marie Nkezabera, président du conseil de l’Institut Seth Sendashonga
Michel Cavinato, en charge des questions juridiques au Bureau du HCR pour l’Europe a tenu à  préciser deux points en particulier :
  1. L’application de la clause cessation du statut de réfugié est exclusivement reservée aux Rwandais qui ont fui entre 1959 et 1998
  2. Le report de l’entrée en vigueur de la clause de cessation à juin 2013
Camp de l'ONU à Goma source: theguardian
En effet la clause de cessation ne vise pas les Rwandais qui ont quitté le pays des Mille Collines après 1998 par crainte d’être persécutés. Michel Cavinatio a expliqué que l’article 1C de la Convention de Genève dispose que quand les conditions qui ont amené des réfugiés à quitter leur pays d’origine ont cessé d’exister, en l’occurrence « une guerre civile avec des conflits armés », on peut appliquer la clause  de cessation. En ce moment, « il n’y a plus de guerre civile », donc il y a lieu d’appliquer cette clause. Comme on peut lire dans un document sur la stratégie globale du HCR relative à la question des réfugiés rwandais, le HCR est d’avis que : « (…) le Rwanda a connu des changements rapides, fondamentaux et foncièrement positifs. Le pays a profondément évolué depuis Ie génocide de 1994 et bénéficie aujourd’hui d’un niveau essentiel de paix et de sécurité. Des efforts considérables ont été déployés pour favoriser la réconciliation. Des mesures importantes ont été adoptées en direction de la démocratie, dont l’adoption d’une nouvelle constitution et la tenue d’élections législatives et présidentielles. »
Procédure d’exemption
Cependant, il se peut que les personnes concernées par la clause, soient encore confrontées à un problème de protection. Pour eux, tous les pays qui ont des réfugiés sur leur territoire doivent assurer une garantie ultérieure, notamment une procédure d’exemption. Cette dernière implique que s’il y a un risque de problème, une personne qui a fui entre 1959 et 1998, peut demander à ce que son dossier soit considéré et que donc l’Etat partie examine son cas.  Une demande d’exemption a un effet suspensif sur l’application de la décision de cessation. « Dès lors, les réfugiés rwandais qui ont déposé une telle demande mais dont la requête n’a pas encore été examinée à la date d’entrée en vigueur de la cessation conserveront leur statut de réfugiés en attendant le résultat final de la procédure d’exemption, une fois toutes les voies de recours épuisées ». Le comité du HCR s’assurera donc que chaque Etat mette en place cette procédure d’exemption qui est en résumé une étude au cas par cas des dossiers.
Pour illustrer le nombre de personnes concernées par cette clause, Michel Cavinato a fait part des chiffres en ce qui concerne le nombre de réfugiés, non naturalisés, présents en Europe en 2010. Selon les statistiques, il s’agirait de 6257 réfugiés rwandais au total, dont, entre autres, 1353 en Angleterre, 891 en Belgique et 50 aux Pays-Bas. En conclusion, la majorité de ceux qui ont fui entre 1959 et 1998 jouissent actuellement de la citoyenneté européenne. En 2010 il y aurait eu, toujours selon les statistiques, 400 demandes d’asiles en Belgique et 300 en France.
La clause n’implique pas que le Rwanda soit un pays sûr
Le représentant du HCR a tenu à calmer les inquiétudes en soulignant que la clause n’avait pas pour conséquence de signifier que le Rwanda doive être considéré comme « un pays sûr ». Effectivement, dans sa stratégie globale, le HCR évoque « les diverses inquiétudes émises par différents acteurs comme l’espace restreint accordé à l’opposition politique dans le pays ».
 L’entrée en vigueur de la clause reportée à juin 2013
« Compte tenu du stade actuel de mise en œuvre de la stratégie globale ainsi que des demandes des pays d’asile souhaitant une plus grande souplesse dans l’application de la cession au niveau national », l’entrée en vigueur de la clause de cessation a été repoussée à juin 2013. Dans ce cadre, Michel Cavitano a déclaré lors de la conférence que toutes les informations concernant la situation actuelle des réfugiés rwandais étaient les bienvenus et qu’il transmettrait ces données « au plus haut niveau »
«  Il y a-t-il une réelle intention de se replacer sous la protection du Rwanda ? »
Maître Charles Ntampaka a quant à lui expliqué que l’intention d’une personne de retourner dans son pays d’origine prime dans nombreuses conventions. Celle-ci doit se révéler d’un geste sans ambiguïté de se replacer sous la protection du pays d’origine et peut, dans certains cas, être déduite d’une demande de passeport à l’Ambassade de son pays d’origine. Etant donné que le premier point de la stratégie globale du HCR est : la promotion du rapatriement librement consenti et la réintégration des réfugiés rwandais au Rwanda, deux questions se posent : primo il y a-t-il une réelle intention de se replacer sous la protection du Rwanda et secundo, il y a-t-il un suivi une fois arrivé au Rwanda ?
Par ailleurs, l’avocat se pose les questions suivantes
  • Il y a-t-il eu une enquête objective auprès de ceux qui refusent la protection du pays d’origine ?
  • Les changements de conditions ont-ils été acceptés au cas par cas ou est-ce que cela s’est fait d’une manière systématique ?
  • Il y a-t-il un changement d’attitude dans l’accueil de réfugiés pour dire que les circonstances de départ ont changé ?
  • Qu’en est-il des personnes gravement traumatisées, suite à une situation vécue durant la période de 1959 à 1998 ? (c’est ainsi qu’il a notamment relaté comment une personne gravement traumatisée a déjà fait l’objet d’une expulsion)
  • Quid des personnes qui ont été emprisonnées ? Quel est leur sort si elles n’ont pas encore de statut de réfugié ?
  • Quid si rien n’a été fait pour rendre justice à la famille des réfugiés ?
  • Les personnes dont les biens ont été saisis parce qu’ils étaient proches de l’ancien pouvoir, auront-elles la possibilité de se voir restituer ces biens ?
  • Quid de ceux qui ont été jugés plusieurs fois en Gacaca alors qu’ils ont déjà été acquittés ?
Au vu de ces éléments il faudrait selon lui que :
  • L’examen des changements des conditions de départ soit fait au cas par cas
  • Le grave traumatisme de certaines personnes suite à une situation vécue soit pris en considération
  • Une enquête soit faite qui établisse une image fiable et objective de l’état actuel des choses dans le pays d’origine
  • Les raisons personnelles de ne pas retourner au Rwanda soient entendues avant l’application de la clause de cessation
  • Un suivi ait lieu de ceux qui sont retournés au Rwanda
« Les responsables de l’exil encore au pouvoir »
Gerald Gahima
Par Skype-Conférence, Gérald Gahima du Rwanda National Congress(RNC), ancien procureur général et vice-président de la Cour Suprême du Rwanda, lui-même en exil, a exprimé son désaccord face à la décision du HCR d’appliquer la clause de cessation du statut de réfugié. Selon lui, il n’y a pas de changements des conditions qui ont poussé les Rwandais à l’exil. En effet selon lui les responsables de cet exil sont encore au pouvoir. « On donne l’impression que tout se passe bien au Rwanda, alors qu’il n’y a pas de changement, au contraire ça ne fait que s’empirer ».
« La situation politique ne permet pas de s’épanouir »
Boniface Twagirimana membre du comité exécutif des FDU-Inkingi au Rwanda, a déclaré, également par Skype-Conférence, que plusieurs personnes étaient emprisonnées, dont la présidente des FDU-Inkingi, Victoire Ingabire Umuhoza. Il a également exposé d’autres faits comme l’attaque de civils membres d’un autre parti que le FPR, l’arrestation le mardi 31 janvier de la trésorière du parti d’opposition PS Imberakuri et ce pour le simple fait qu’elle est dans un parti d’oppostion, des jeunes renvoyés de leur travail car membre de l’opposition et Boniface Twagirimana lui-même car membre des FDU-Inkingi. En bref, les Rwandais sont obligés d’adhérer et de contribuer au FPR par force.
Ces faits ont par ailleurs été dénoncés dans plusieurs rapports comme celui de l’Amnesty International ou encore de plusieurs diplomates. La question qui se pose est dès lors : « Comment peut-on accepter la clause de cessation face à tout ceci ? » étant donné que la situation politique ne permet pas aux rwandais de s’épanouir.
 « On parle de changements, mais lesquels ? »
Eustache Habumuremyi, Secrétaire Général de l’association Jambo asbl, a rappelé la campagne qui avait été organisée en décembre 2011 par l’initiative du département Mpore de son association. Ensuite, il a, en tant que jeune, dénoncé la prise de décisions sans motivations. « On parle de changements, mais lesquels ? Oui, en 1994 il y a eu une guerre civile  qui a engendré des génocides mais les changements sont à chercher au niveau des droits de l’homme. Est-ce que cette situation de violations graves des droits de l’homme a changé ? » « Non ! » s’est-il exclamé, « elle a changé de forme. Maintenant c’est l’Etat qui ôte les vies, avant c’était des personnes quelconques». Il a encore continué en dénonçant l’absence au Rwanda de séparation des pouvoirs qui se manifeste dans la soumission du pouvoir judiciaire au pouvoir exécutif par exemple. Selon lui certains réfugiés souffrent encore de nombreux traumatismes et le fait de pouvoir être rapatrié à tout moment renforce ce traumatisme.
« La fin du statut de réfugié signifie la fin du peuple rwandais »
Joseph Matata du Centre de Lutte contre L’Impunité et l’Injustice a dénoncé les exactions commises jusqu’à ce jour par le FPR, qui selon lui est « un groupe de mafieux qui agit au nom d’un Etat ». Il a également exprimé son incompréhension face à la fermeture d’un bureau d’une association des droits de l’homme à Kigali par le gouvernement rwandais ainsi que l’absence du droit à l’alimentation étant donné qu’on chasse par exemple les paysans de leur terre. Pour lui la fin du statut de réfugié est égale à « éliminer les rescapés du peuple qu’on a décidé d’exterminer à l’instar du peuple indien. »
Pour terminer Faustin Twagiramungu, ancien premier ministre du Rwanda, a expliqué que ce qu’il a fallu une guerre pour que les réfugiés tutsis qui ont fui entre 1959 et 1973 retournent au Rwanda, a été une guerre. En 1989, a-t-il déclaré, une conférence sur les réfugiés à eu lieu à Kampala et lors de ce colloque le gouvernement rwandais a décrété que les Rwandais pouvaient rentrer sans conditions et que leurs propriétés leur seraient restituer. Dans la même année en Europe une organisation de rwandais exprimait son désaccord face au retour au Rwanda car ils n’avaient pas de pouvoir. « Nous on ne veut pas rentrer avec le pouvoir » a-t-il continué. « Les réfugiés ont subi des souffrances et ce sous le regard de la Communauté Internationale en 1996 », comme on peut également le lire dans le Mapping Report de l’ONU.
Twagiramungu demande dès lors au HCR d’aider à introduire le cas une juridiction en ce qui concerne la dignité des réfugiés qui font l’objet du Mapping Report. Face à cette demande, le représentant du HCR a répondu que le HCR n’était pas un organe politique.
La conférence s’est terminée avec un « Murakoze cyane »(merci beaucoup) du représensant du HCR qui a de nouveau assuré que tous les documents qui lui avaient été remis seraient transmis au plus haut niveau.
ISCID asbl a été créée pour perpétuer les idéaux de Seth Sendashonga, un ancien démocrate rwandais assassiné le 16 mai 1998 à Nairobi, après avoir quitté le Rwanda suite à des menaces parce qu’il était contre le régime en place. Son combat politique avait été illustré par la lutte pour un Rwanda démocratique. Chaque année, l’association organise des colloques ou conférences-débat sur des thèmes divers, l’objectif étant de promouvoir la réflexion aux droits et aux responsabilités du citoyen, à la démocratie et au respect des droits de l’homme.

RWANDA: INGABIRE POLITICAL TRIAL POSTPONED AGAIN FOR A MONTH

photoBy Boniface Twagirimana
Interim Vice President

Kigali, 13 February 2012


Today, the opposition leader and chair of FDU-INKINGI Ms. Victoire Ingabire Umuhoza was taken to the high court. The hearing will resume on 12 March 2012 after the defense counsel peruses the new indictment on acts of terrorism submitted just end of last week by the national public prosecution authority on grounds of evidential material from the Netherlands. The new indictment is in Kinyarwanda and needs to be translated into languages understood by her defense team.

The prosecutor has introduced a controversial evidence from a witness who allegedly has collaborated with the key defendant in contacts with people based in the Democratic Republic of the Congo. But the same time, the very witness has told a Dutch investigating team that the government of Rwanda tried to kill her husband in South Africa after he declined a spy contract for their external intelligence network.

Last week on 07 February 2012, a Dutch envoy, adviser on Rwandan policy, held a business meeting with the FDU-INKINGI interim executive committee in Kigali. The delegation was briefed on the political trials against Ms. Victoire Ingabire and other key opposition leaders; the shortcomings of the Rwandan judicial system; interferences of governmental officials and the lack of political space in Rwanda.

Umudipolomate Evode Mudaheranwa yari afite mission yo kuzivugana Jean-Bosco Gasasira

Inkuru ya Amiel Nkuliza
Democracy Human Rights
Sweden, Tariki ya 13 Gashyantare, 2012.

Amakuru afite gihamya yemeza ko ukwirukanwa k'umudipolomate wa ambassade y'u Rwanda i Stockholm, bwana Evode Mudaheranwa, gushingiye k'uko yari afite mission ya Leta y'u Rwanda yo kuzivugana Jean-Bosco Gasasira, wari umuyobozi mukuru w'ikinyamakuru www.umuvugizi.com cyasohokeraga buri munsi kuri internet.

Gasasira akimenyeshwa iyi nkuru, yaba yarahise yitabaza inzego z'umutekano za Suwede, izi ngo zikaba zimurindiye umutekano ahantu hatazwi, ariko hizewe. Ibi bishobora kuba bifite ishingiro kuko polisi navuganye na yo ntishaka kugira icyo itangaza ku ibura rya Gasasira.

Nyuma y'uko Leta ya Suwede ivumburiye ko abicanyi ba Leta y'u Rwanda bari bafite umugambi wo kwivugana Jean-Bosco Gasasira, yafashe icyemezo cyo kwirukana mu gihugu cyabo Evode Mudaheranwa, wari wahawe na Kigali ako kazi kagayitse, ko kwica. Gasasira ataraburirwa irengero, yigeze kumbwira ko n'uwari uhagarariye u Rwanda muri Suwede, Jacqueline Mukangira, na we yaje guhagarikwa ku kazi na Kigali kubera ko yari yarananiwe gupanga neza umugambi wo kwica Gasasira.

Nyuma y'uko yirukanywe ku butaka bwa Suwede, Evode Mudaheranwa yanze kujya i Kigali, yiyemeza gushakisha ubuhungiro ahandi kuko yakekaga ko namara kugera mu Rwanda, abamutumye kwica bikamunanira, na we bazamwirenza. Amategeko y'abicanyi uko ameze ku isi, ni uko iyo baguhaye misiyo yo kwica ukananirwa, na we urupfu ruba rukubungamo. Urugero ni ibyabaye mu mwaka w'1998, ubwo uwitwa Mugabo wakoraga muri ambassade y'u Rwanda i Nairobi, yananiwe kwica Seth Sendashonga, abakozi ba ambassade y'u Rwanda i Nairobi bagahabwa amasaha 24 yo gusubira mu Rwanda. Mugabo akigera i Kigali ntiyongeye kubonerwa irengero. Abapolisi ba Kenya bari bafatanye uyu Mugabo imbunda yari irimo gucumba umwotsi, ari na yo yari imaze guhusha Seth Sendashonga. Imana imuhe iruhuko ridashira.

Amakuru aturuka i Kigali kandi yizewe, yemeza ko nyuma y'uko Mudaheranwa yigiriye inama yo kutiyahura mu bicanyi be, abantu bane bitwikiriye ijoro ku wa gatanu nimugoroba, bagota urugo rwa nyina wa Gasasira aho atuye i Rwamagana. Ejo ku cyumweru saa yine z'ijoro, abo bagabo noneho biyemeje kumena urugi, binjira mu nzu, bavugana na murumuna wa Gasasira, bisakisha ubusa mu nzu, saa kumi za mu gitondo baragenda. Bari mu ijipi ifite ibirahure by'umukara. Kubera ubwoba yatewe n'aba bagabo bari bitwaje imbunda za masotera, murumuna wa Gasasira ubu yahunze iwabo, naho nyina afatwa n'ihungabana, ubu akaba akiri mu bitaro by'i Rwamagana.

Iyirukanwa rya Evode Mudaheranwa ku butaka bwa Suwede rinafite isano y'uko yari umuntu wivanga mu buzima bw'impunzi z'abanyarwanda batuye mu gihugu cya Suwede. Yari umuntu ukoresha abantu ntashaka kuvuga amazina, bakirirwa baneka uwo babaga batungiwe agatoki na we, babaza ibyo yakoraga mu Rwanda, ibyo yahunze, icyo akora hano, n'ubundi bugambo bw'imburamukoro.

Ubwo natahaga ubukwe bw'umuntu w'inshuti hafi ya Stockholm, Evode Mudaheranwa na we yari arimo, natunguwe no kubona abo bari kumwe bankurikiza amakamera no muri za toilettes. Ibi nari nabifashe nk'ibisanzwe kuko mu makwe abantu bose bashatse baba bafata amafoto. Naje kumenya impamvu yabyo ari uko, ubwo nari ngiye muri Canada, ngeze kuri aeroport y'i Toronto, nafatwaga n'abapolisi bo ku kibuga cy'indege, banyereka ya mafoto nafatiwe muri bwa bukwe navuze haruguru. Nahise mbwira abapolisi ko ayo mafoto nayafashwe na maneko za ambassade y'u Rwanda i Stockholm, ubwo twari mu bukwe bw'umuvandimwe, wari washyingije umukobwa.

Amakuru yerekeranye n'ibura rya Gasasira ashobora kuzajya ahagaragara bitarenze ejo. Nta kizambuza kuyabagezaho, n'ubwo ashobora kuzaba akiri ibanga. Nta banga ririho ku muntu ushobora kuba yari agiye guhitanwa n'abicanyi ba Leta ya Kigali. Uhishira umugome, akakumara ku bana.

Izindi nkuru bijyanye:





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Sunday, February 12, 2012

Leon Kengo Wa Ndondo To Become DRC Prime Minister

FEBRUARY 12, 2012

Sources Close to the President of the Democratic Republic of the Congo (DRC) tell AfroAmerica Network that DRC President Joseph Kabila is finalizing his decision to tap one of his opposition leaders to be the next Prime Minister. According to the sources, four names were presented to him, including Vital Kamerhe, Leon Kengo Wa Ndondo, Mbusa Nyamwisi, and Etienne Tshisekedi. Joseph Kabila has allegedly rejected Vital Kamerhe because he viewed him as a close ally turned enemy who betrayed him. He also allegedly rejected Mbusa Nyamwisi, because he hails from Eastern DRC and is seen as not having national influence. According to the same sources, Joseph Kabila did not even bother to discuss UDPS’ Etienne Tshisekedi.

The choice then fell on Kengo Wa Ndondo. According to other sources close to Joseph Kabila, the choice was justified by several reasons including:

  • Kengo Wa Ndondo is well known around the DRC political circles and around the World. He was the right hand of the Zairian dictator Mobutu Sese Seko and was viewed by the West as the least of the evils among Mobutu’s cronies.
  • Kengo Wa Ndondo shows more political maturity than other opposition leaders, especially UDPS’ Etienne Tshisekedi and hence may constitutes a counterforce against the latter.
  • Kengo Wa Ndondo is allegedly supported by the influential Catholic Church led by Cardinal Laurent Monsengo. The Catholic Church has been instrumental in denouncing the November 28, 2011 elections and influencing the international opinion (see our article:UDPS President Etienne Tshisekedi to Form a Parallel Government .
  • Finally, Joseph Kabila’s circle has approved of the choice. Likewise, Kengo wa Ndondo appears to have the backing of Vital Kamerhe and Mbusa Nyamwisi.
Kengo Wa Ndondo has recently seen his standing among Congolese rise especially after he was attacked in Paris, France on December 31, 2011, by unknown assailants, suspected to be Congolese UDPS militants. He was accused of being too close to Joseph Kabila while claiming to be in the opposition and being an agent of Rwandan President Paul Kagame. An astute politician, he quickly and publicly pardoned his assailants and rallied for unity among the Congolese. However, some congolese still view him with suspicion. His mother is a Rwandan, while his father is Polish from a Jewish background. For Congolese hard liners, everything Rwandan reminds of the crimes committed in the DRC by the troops of the current Rwandan regime led by General Paul Kagame and hence is evil.

However, observers have told AfroAmerica Network that Laurent Kengo Wa Ndondo may be the right person at the right moment. He may be the only person able to bring the opposition and Joseph Kabila together. He has the ear of the West and may get the Western powers to take DRC case seriously. Hence, he may be the only person right now able to unlock the impasse in the East by convincing General Paul Kagame to negotiate and resolve the issue of the Rwandan rebels, thus help bring the elusive peace in the Kivu provinces.
Apparently, Joseph Kabila plans to announce the government in a few days.However the death of his confident Katumba Mwanke may change the done. To complicate the matter, the reaction from UDPS and Etienne Tshisekedi remains another unknown to include in the equation.

©2012 AfroAmerica Network. All rights reserved.

Mugesera: Clarifying Rwanda Incitement Jurisprudence


February 8, 2012

JURIST Guest Columnist Gregory Gordon of the University of North Dakota School of Law says Léon Mugesera may be the last significant incitement decision arising from the Rwandan genocide, and it could be the ideal capstone opportunity for Rwandan incitement jurisprudence...



Last month, after more than 15 years of immigration-related proceedings, Canadian officials finally deported Léon Mugesera to his native country of Rwanda to stand trial for crimes connected to the 1994 genocide. In November 1992, at a political rally in Rwanda's Gisenyi prefecture, Mugesera delivered an infamous speech wherein he warned that the country's Tutsi minority, whom he described as "cockroaches," would try to exterminate the country's Hutu majority population. Among other things, he suggested Rwandans send Tutsis back to their supposed homeland of Ethiopia via the Nyabarongo River — a non-navigable waterway frequently used to dump Tutsi corpses after previous massacres. Based on the speech, which struck many locals as a call for genocide, Rwandan officials issued a warrant for Mugesera's arrest. He fled the country and, by 1993, had made his way to Canada. After the circuitous and protracted Canadian deportation process, which entailed scrutiny of Rwandan claims of greater judicial independence and enhanced rights for criminal defendants, Mugesera made his first appearance in a Kigli courtroom last week. He is charged with direct and public incitement to commit genocide, among other crimes. His trial is expected to take place later this year.


Apart from its value in adjudicating the merits of the case and serving as a testing ground for Rwanda's more robust due process regime, the Mugesera case may serve as an important crucible for the law of incitement. This seems odd given how long the case has been around. In the 1990s, as an International Criminal Tribunal for Rwanda (ICTR) prosecutor assigned to the "Media Case" (prosecution of Rwandan radio and print media executives for atrocity speech crimes), I recall researching Mugesera's Canadian deportation case for some interpretation of incitement law. Apart from the Nuremberg cases of Nazi propagandists Julius Streicher, Hans Fritzsche and Otto Dietrich, which involved charges of crimes against humanity, not incitement to genocide, there was little else to consult. The contents of the Mugesera case file provided little help at the time. Since those early days, though, the ICTR has issued a string of decisions helping to flesh out incitement law.

Starting with the case of former mayor Jean-Paul Akayesu in 1998, and then continuing with the cases of former Prime Minister Jean Kambanda in 1998, radio announcer Georges Ruggiu in 2000, Rwandan Minister of Information Eliézer Niyitegeka in 2003, and, more recently, pop singer Simon Bikindi in 2008, the ICTR has cobbled together a basic framework to analyze the elements of the incitement crime. In other words, these decisions help us define "direct" and "public." They give us guidance regarding the crime's mens rea(equivalent to the dolus specialis, or specific intent, requirement of genocide). They inform us that causation is not a required element. They furnish certain analytic criteria to help us determine when legitimate exercise of free speech may corrode into criminal incitement. In particular, for this purpose, one can glean four main criteria to consult in analyzing the speech at issue: purpose, text, context and the relationship between the speaker and the subject of the speech. In the Media Case judgment, the Tribunal explicitly focused on "purpose" and "context" only — the Tribunal implicitly folded into its analysis "text" and "relationship between speaker and subject."

Unfortunately, the ICTR's less than rigorous formulation of these criteria has been matched by an equally unsystematic application of them in individual cases. Even the 2005 Supreme Court of Canada decision in the Mugesera deportation matter, while generally incorporating and referring to the basic ICTR framework, failed to engage in a disciplined point-by-point analysis. This has affected the quality of the jurisprudence and created legitimate concerns regarding the potential for erosion of free speech rights. Especially with respect to the notion of what constitutes "incitement" — parsing purpose, text, context and the speaker/subject relationship — the existing body of law needs refining. The "context" criterion, in particular, would benefit from greater development and more assiduous application. Factors such as the speaker's previous messages (if any), the channel of communication, the nature of the media environment at the time ( such as an absence of competing messages and/or frequent inciting message repetition), the extent of mass violence surrounding the speech (before or during its utterance, for example) and the existence or not of contemporaneous armed conflict should be incorporated as helpful reference points in conducting the requisite contextual analysis.

Such precision, rigor and depth will be especially important in the eventual Mugesera judgment. For example, critics of Canada's immigration proceedings jurisprudence have pointed out that there was a 17-month gap between Mugesera's November 1992 speech and the start of the Rwandan genocide in April 1994. Thus, from a contextual perspective, at least on the surface, it may not appear that the speech was delivered in a genocidal environment. However, digging deeper, it is clear that mass violence against Tutsis, which would eventually culminate in the genocide, was already taking place in late 1992. If Mugesera is found guilty, I suspect a credible judgment will need to explain the relationship between such contemporaneous violence and the speech — not merely refer to the speech and point out that genocide eventually occurred 17 months later. Similarly, in addition to parsing the code words used by Mugesera and the nature of the political rally at which they were uttered, it would be helpful to provide analysis regarding, among other things, the media environment at the time of the speech and whether Mugesera previously delivered comparable orations. The presence or absence of any one evaluative factor may not be determinative or fatal. The court should arrive at a reasoned decision based on a thorough analysis of the totality of circumstances.

Mugesera may prove to be the last significant incitement decision arising from the Rwandan genocide. Thus, it could be the ideal — and perhaps only — capstone opportunity for Rwandan incitement jurisprudence. A well reasoned and thorough judgment will likely enhance this inchoate crime's preventive value and minimize its potential for stifling the legitimate exercise of free speech. Let us hope the opportunity is not squandered.

Gregory Gordon is Director of the University of North Dakota Center for Human Rights and Genocide Studies. He teaches in the areas of international and criminal law. He worked with the Office of the Prosecutor for the International Criminal Tribunal for Rwanda, where he served as Legal Officer and Deputy Team Leader for the landmark "media" cases, the first international post-Nuremberg prosecutions of radio and print media executives for incitement crimes.
Suggested citation: Gregory Gordon, Mugesera: Clarifying Rwanda Incitement Jurisprudence, JURIST - Forum, Feb. 8, 2012, http://jurist.org/forum/2012/02/gregory-gordon-incitement.php.



This article was prepared for publication by Ben Klaber, a senior editor of JURIST's academic commentary service. Please direct any questions or comments to him at academiccommentary@jurist.org




Source: JURIST