Wednesday, April 8, 2026

Génocide rwandais de 1994. Journée des Commémorations annuelles, particularité de Kwibuka 32 le 07 Avril 2026.

 


Le 07 Avril 2026, publication du livre de Charles Onana sur l'attentat du 06 Avril 1994 qui a déclenché les événements commémorés le 07 Avril. Heureuse coïncidence!

Cadre et contexte historique

Pour rappel, depuis 1995 au Rwanda et partout dans le Monde où vivent des communautés d'origine rwandaise on commémore les événements qui sont survenus dans ce pays depuis cette date en 1994 et ainsi honorer la mémoire des victimes des massacres interethniques qui s'y sont produits et qui furent par la suite qualifiés de “Génocide au Rwanda, Génocide rwandais ou de Génocide contre les Tutsi”.

Le régime actuel qui règne au Rwanda depuis 1994 est issu des événements survenus en Avril et Juillet 1994 dans ce pays et déclenchés par l'assassinat le 06 Avril de deux Chefs d'Etas africains en exercice ainsi que leurs suites dans un attentat terroriste qui a abattu par des missiles sol-air l'avion Falcon 50 présidentiel à son approche pour atterrir sur l'aéroport international de Kigali-Kanombe de retour d'un sommet régional tenu à Dar Es Salaam en Tanzanie. 

L'on se souviendra qu'en Octobre 1990 les éléments Tutsi de l'Armée régulière de l'Ouganda avaient lancé une invasion du Rwanda à partir Kagitumba, poste frontalier de l'extrême Nord-Est frontalier avec l'Ouganda. Ainsi venait de commencer une guerre qui allait durer près de 4 ans et qui finira avec ce génocide rwandais.

En effet après avoir été incapable de faire condamner l'Ouganda pour cette agression manifeste d'un pays voisin, le régime du Président Juvénal Habyarimana a été mis sous fortes pressions pour admettre que ces éléments Tutsi de l'armée ougandaise qui ont envahi le Rwanda sous la bannière du FPR ( Front Patriotique Rwandais) et sous le Commandement d'un officier ougandais qui fut Chef adjoint des Renseignements militaires de ce pays, le Major Paul Kagame, étaient “ des réfugies rwandais qui rentraient dans le pays d'origine de leurs ancêtres mais les armes à la main” ! Une aberration tant pour le Droit international que pour la définition d'un réfugié selon le HCR et contre la Charte des Nations Unies et les Résolutions de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) de l'époque que présidait alors Yoweri Museveni Président de l'Ouganda.

Contraint et soumis à une guerre injuste à laquelle il n'était pas préparé, et diplomatiquement isolé car lâché par les puissances qui comptent en ce qui touche cette région, le Gouvernement du Rwanda a donc entamé les négociations avec ces “réfugiés armés » du FPR des 1992 afin de parvenir à un accord de paix et donc mettre fin à cette guerre.

C'est au cours de ce processus que le même FPR de Paul Kagame avait exigé et autorisé à déployer ses milliers de combattants dans Kigali en Décembre 1993 et d'installer leur Quartier Général au siège même du Parlement du pays, le CND, à Kimihurura un des quartiers huppés et militairement stratégiques de la Capitale Kigali. Ceci en attendant que ses leaders politiques viennent occuper leurs postes comme Ministres au Gouvernement ou Députés à l'Assemblée comme c'était convenu dans un des protocoles de l'Accord signé à Arusha en Tanzanie en Août 1993.

Quand le 06 Avril 1994 les Présidents Habyarimana du Rwanda et Ntaryamira du Burundi et leurs suites furent assassinés, les éléments du FPR étaient déployés dans plusieurs quartiers de Kigali mais surtout contrôlaient les positions dominant l'Aéroport de Kanombe, la colline de Masaka d'où furent tirés les missiles qui ont abattu l'avion présidentiel et les axes qui y menaient. Mais comme les concernés par cet attentat dont la Communauté internationale se sont empêchés d'en connaitre l'auteur , nous n'en accusons personne. En effet, la France qui a perdu trois de ses citoyens à savoir les officiers en mission commandée qui étaient membres d'équipage de la Falcon 50 abattu par les missiles, a tout fait pour empêcher aux familles de ces 3 coopérants français d'exiger des enquêtes sur l'attentat.

Au niveau de l'ONU, le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) qui avait été créé avec un mandat de connaitre et de juger tous les faits qui se sont commis au Rwanda du 01 Janvier au 31 Décembre 1994, s'est dessaisi de l'attentat du 06 Avril en prétendant à travers un de ses Procureurs, que son mandat dans le temps allait du 01 Janvier au 31 Décembre 1994 mais en y excluant la date du 06 Avril 1994.

La suite on la connait: ce fut le relancement de la guerre par le FPR sur tous les fronts et surtout dans Kigali dès le 07 Avril au matin. Il s'en suivra alors la conquête militaire systématique du pays par le FPR du Nord au Sud, d'Est à l'Ousest ...conquêtes qui provoqueront ou seront accompagnées par des tueries et massacres qui s'étendront sur tout le pays pendant 3 mois soit d'Avril à Juillet 1994 quand le FPR aura militairement conquis tout le Rwanda.

Après la consolidation du pouvoir du FPR, les tueries et les massacres souvent interethniques qui ont accompagné la phase finale de la conquête militaire, l'assaut du 06 Avril au 07 Juillet1994, furent qualifiés de “ Génocide”. Alors le régime du FPR a décrété que ce “génocide » ainsi reconnu serait commémoré chaque année à la date du 07 Avril. Mais aussi que durant les trois mois qui suivent ce serait le moment de se souvenir et d'honorer la mémoire des victimes.

Droit de mémoire et politisation

Cependant on constate dans les faits que la journée de Kwibuka du 07 Avril tout comme les trois mois allant de cette date au 04 Juillet de chaque année sont non des moments de recueillement, de souvenir et d'honorer la mémoire des disparus , mais plutôt une occasion au régime du FPR de faire passer un discours politique contrôlé et son idéologie de domination, d'exclusion et de criminalisation de ses opposants réels ou supposés.

Contreverses et polémiques

Avec ces commémorations le régime du FPR a officialisé un déni du droit de mémoire à certains rwandais et a imposé un récit officiel des événements même d'ordre strictement personnel et privé.
Ainsi un-Hutu durant la période des commemorations (avril-juillet ) de chaque année ne peut pas évoquer le souvenir de son parent ou proche qui serait mort en 1994. Il serait automatiquement accusé de “ révisionniste” et pire de négationiste ou tout simplement de génocidaire et éliminé. En empêchant ou en interdisant que les proches des victimes de l'attentat du 06 Avril honnorent la mémoire des leurs, aux rescapés Hutu du génocide rwandais de commémorer et de se souvenir de leurs proches qui en furent victimes, le régime du FPR de Paul Kagame prêche et impose “la Mémoire sélective” alors que la douleur est plurieure. Ainsi donc avec les journées de Kwibuka de chaque 07 Avril de l'année, la tragédie nationale est instrumentalisée par une clique autour de Paul Kagame au pouvoir au Rwanda.

Particularités et coincidences de Kwibuka 32

Cette année 2026, le 06 Avril tombe un Lundi de Pacques, un jour férié dans plusieurs pays de cultures ou traditions judéo-chrétiennes dont le Rwanda. Ce qui fait que en dehors du Rwanda, il est possible à leurs proches sans s'absenter au service ou à l'école dont en toute discrétion et sans risquer de se faire taxer de négationniste pour se souvenir et honorer la mémoire des leurs.

Le mardi 07 Avril est un jour ouvrable même c est un jour chomé au Rwanda pour les commémorations officielles et obligatoires du “ génocide rwandais”. Et même dans les pays étrangers la diaspora rwandaise est autorisée à commémorer la mémoire des victimes du génocide rwandais ce jour-là.
Mais pour le mardi 07 Avril 2026 ce sera la première fois qu'un événement fusionne les deux dates du 06 et 07 Avril. C'est la trouvaille et le coup de génie du Dr Charles Onana: la sortie de son nouveau livre invoquant l'attentat du 06 Avril 1994 qui a déclenché les massacres qui en ont suivis a partir du 07 Avril.[1]

https://x.com/JudiRever/status/2041581906794279070?s=20

Donc, le 07 Avril 2026 journée officielle de commémoration du génocide rwandais de 1994, sort le livre de Charles Onana parlant de la date du 06 Avril 2026 quand les proches des victimes de l'attentat du 06 
Avril 1994 commémorent pour la 32e fois la mémoire des leurs.

Un acte qui n'offense et ne blesse personne parmi les protagonistes, car il est neutre et uniquement historique et donc scientifiquement rigoureux.

Bravo Dr. Charles Onana!

Emmanuel Neretse

[1] Charles Onana, CINQ ENQUETES SUR UN ATTENTAT. L'evenement declencheur du genocide au Rwanda. Editions Artilleur, Paris, 2026. Preface d'Adolfo Perez Esquival, Prix Nobel.

Monday, February 2, 2026

Rwanda: expropriation systématique sans indemnisation et traque mortelle des expropriés, une injustice sans nom. Projet capitaliste et impérialisto-colonialiste des Etats-Unis et leurs alliés pour exterminer les hutu et occuper leurs terres.



Par Ben Elias Sebahinzi
HTPJ Blog Contributor
Shabunda, Sud Kivu, RDC
Le 03 février, 2026

Nous dénonçons cette injustice flagrante et grave instituée en régime gouvernemental. Depuis 1990, ce qui se passe au Rwanda, quand tu le racontes à une personne occidentale, elle te répond avec étonnement et doute en disant: « Je n'arrive pas à y croire! »

Effectivement, il s’agit d’une apocalypse! L’Armée ougandaise, sous le sobriquet de FPR Inkotanyi, a envahi le Rwanda depuis le premier octobre 1990. Dorénavant, la propriété privée n’existe plus. Ceux qui occupaient les terres fertiles ou d’intérêt touristique ou stratégique (quartiers importants de la ville de Kigali, les zones jouxtant les lacs et les volcans, les plaines des fleuves et des rivières, les zones situées aux abords des parcs) ont été les premières victimes de cette violence de bandits armés. Le FPR Inkotanyi a exterminé ces peuples innocents et a occupé leurs terres, ou les a données à ses bailleurs de fonds qui avaient financé sa guerre (les États-Unis et le Qatar en premier lieu). Les habitants de ces zones ont été exterminés, et les rescapés ont été traqués jusqu’à leur dernier refuge, sous le regard indifférent de tous les pays du monde.

Ce qui étonne les niais, c’est que les États-Unis et leurs alliés ovationnent et exaltent Kagame et Museveni, leurs agents et leurs escadrons de la mort en Afrique. Mais cela n’est pas étonnant. Ce qui étonne, ce sont les Hutu et les autres peuples africains opprimés qui continuent de soutenir ces régimes que l’Élite occidentale a préparés pour les exterminer afin d’occuper leurs terres. Ce qui étonne en plus, ce sont les gouvernements africains des pays qui n’ont pas encore goûté à la méchanceté de Kagame et de Kaguta et qui les soutiennent dans leurs démarches funèbres. Ces dirigeants africains aveugles ignorent qu’eux aussi sont les prochaines victimes de ces prédateurs qui ont déjà bu le sang de plusieurs présidents et de plus de trente millions d’Africains : Congolais, Rwandais, Ougandais, Tanzaniens, Burundais, Soudanais, Mozambicains, etc.

Nous voudrions qu’une coalition d’armées africaines soit mise en place pour déloger Kagame et Museveni, respectivement gouverneurs du Rwanda et de l’Ouganda, au nom des États-Unis et de leurs alliés. Nous ne pouvons plus attendre. Le sang de trente millions d’Africains crie vengeance. Nous ne voulons plus être des errants sans maison ni terre. La République doit revenir au pouvoir comme en 1962. Ce Kalinga, qui dépouille le peuple de ces terres, ne peut plus diriger le pays. Ce régime sanguinaire et voleur doit être chassé du pouvoir par tous les moyens. C’est une question de vie ou de mort pour tous les Africains.

Chers Africains, si vous ne voulez pas aider les Hutu, les Tutsi et les Twa qui vivaient au Rwanda avant 1994, vous le regretterez un jour. Le régime de Kagame et de Museveni est une machine à tuer que les États-Unis et leurs alliés ont déployée en Afrique pour conquérir les terres africaines après avoir exterminé les Africains. Aucun pays ne sera épargné. Tôt ou tard, cette machine arrivera dans tous les pays.

Chers Africains, unissons-nous donc pour lutter et vaincre ces régimes abominables.

Sunday, January 18, 2026

Rwanda. Children born to Tutsi women married to non-Tutsis. The case of Yolande and Yvonne Makolo.


By Tujifunze Asifiwe
HTPJContributor
Shabunda, South Kivu Province, DRC.
Monday, January 12, 2026.

In the context of the war of aggression waged by Paul Kagame of Rwanda against the DRC with his Tutsi troops of the M23/AFC, a controversial statement was made in late December 2025: Major General Sylvain Ekenge's controversial statement.

More precisely, on December 29, 2025, General Sylvain Ekenge, the then spokesperson for the FARDC (the Congolese armed forces), wanting to warn Congolese officers against marrying Tutsi women, stated that these Tutsi women were being used to infiltrate other communities because, when they are married to non-Tutsi men, they deliberately avoid having children with them and instead systematically and clandestinely manage to have children with their Tutsi cousins ​​or brothers. As all Rwandans know, in Tutsi tradition, incest is tolerated and even recommended for certain causes.

Reactions

This warning was perceived as a “stigmatization of the Tutsi” and therefore a manifestation of ethnic hatred. The DRC government immediately condemned these remarks, and the officer hierarchy (the General Staff) quickly sanctioned him by suspending him from his duties.

However, the warning issued by General Sylvain Ekenge does not constitute hatred or stigmatization of the Tutsi people, as it is a historical and ethnographic truth. All Rwandans, Hutu, Tutsi, and Twa, know that Tutsi women receive this instruction from a very young age, under certain circumstances, as it is part of their tactics for conquering and dominating other ethnic groups, tribes, or communities. Moreover, the Tutsi themselves teach their descendants that, more than five centuries ago, this is how they were able to conquer the Bantu kingdoms in Rwanda and Burundi, on their way from Abyssinia via the Rift Valley, herding their cattle and thanks to their sisters (already) married to Hutu traditional chiefs to spy on and distract them while awaiting their conquest.

Furthermore, there are several examples in Rwandan literature and history.

This is an opportunity to remember Father Alexis Kagame. Father Alexis Kagame was a Rwandan historian, ethnologist, and philosopher who became the intellectual leader of the Tutsi people by articulating their cosmology in contemporary terms.

Alexis Kagame (not to be confused with the current Rwandan dictator Paul, who is also Tutsi but not related) was born in 1912 into a family of historians at the royal court. He quickly acquired an intimate knowledge of Tutsi oral traditions during those years and became a close friend of King Mutara III Rudahigwa. He thus became a member of the custodians of the dynasty's esoteric codes (Abiru) and, as an intellectual, was authorized to record them in writing for the first time, since the history and secrets (Ubwiru) of the ruling Tutsi-Nyiginya dynasty had previously been transmitted orally among them.

In 1943, Father Alexis Kagame published his first book, an oral history of ancient Rwanda. This book was followed by several volumes of poetry and finally by a multi-volume epic work, Inganji Karinga.[1]

https://books.google.com/books/about/Inganji_karinga.html?id=yl0vHAAACAAJ

In this book, Father Alexis Kagame recounts how the newly formed Tutsi kingdom of Gasabo conquered the larger, more populous Hutu kingdoms it encountered in Rwanda. It achieved this by conquering them militarily, notably through the Tutsi princesses who offered themselves to the Hutu kings to create the "great" Tutsi kingdom of Rwanda, which the first European explorers and colonists would discover in 1985.

Alexis Kagame also recounts, among other things, how the Hutu kingdom of Nduga was conquered by the Tutsi kingdom of Gasabo, including the anecdote of the woman named "Bwiza bwa Mashira budashira irora n'irongorwa." He further describes the attempts to conquer Gisaka, again by sending a Tutsi woman to marry the Gisaka's Hutu king. Numerous attempts were also made to infiltrate the Kingdom of Burundi through marriage, notably during the reign of Mibambwe III Sentabyo, father of Yuhi IV Gahindiro in Rwanda, and under Ntare IV Rugamba Rutaganzwa, known as “Rugayi,” in Burundi. This occurred between 1790 and 1850. The conquest of these Hutu kingdoms by the Tutsi is also recounted by Western historians such as Baudouin Paternostre de la Mairieu.[2]

With the advent of the Republic following the Social and Popular Revolution of 1959, Father Alexis Kagame, although Tutsi and among the notables who held the esoteric codes of the ruling dynasty (Umwiru), did not flee Rwanda. On the contrary, he continued his career as a Catholic priest, writer, and educator. Under the Republic (the first and second), Father Alexis Kagame was cherished, respected, and recognized as a philosopher, linguist, historian, poet, and Catholic priest. He received numerous decorations from the government, and the Church even bestowed upon him the honorary title of "Monsignor" a few years before his death in 1981.

It was during the Republic (1961-1981) that, in addition to his many other publications, he published a historical work that remains the definitive reference of the history of colonial and post-colonial Rwanda. This two-volume work is titled " Un Abrégé de l'Histoire du Rwanda 1853-1972." [3]

http://197.243.22.170/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=251&shelfbrowse_itemnumber=519

The Most Striking and Current Case

On this highly controversial and therefore sensitive subject of politically and hegemonically motivated marriages and procreation among certain Rwandan Tutsi women married to non-Tutsis, we felt it would be interesting and instructive to review the case of sisters Yolande and Yvonne Makolo.

Who are they?

Yolande and Yvonne Makolo are two sisters who are currently among the highest-ranking political and economic figures in Paul Kagame's Tutsi dictatorial regime in Rwanda. One of them (Yolande) is currently the Spokesperson for the Rwandan Government with the rank of Minister. In these roles, she appears as a cantankerous and insolent woman, not a politician or a diplomat. The other (Yvonne) has been the CEO of RwandAir, Rwanda's national airline, since 2018.

Family Roots and Background

They were believed and acknowledged to be the daughters of a Zairian (Congolese) father from the Luba tribe, originally from Kasai, named Romain Makolo, and a Rwandan Tutsi mother named Speciose Kayihura, originally from Butare, Rwanda. Speciose is the daughter of Michel Kayihura, a former dignitary of the Rwandan royal court before 1959, who, during the 1959 Revolution, went into exile first in Bujumbura, Burundi, and then in Kenya.

Speciose Kayihura stayed in Bujumbura, Burundi, before joining her father, Kayihura, in Nairobi, Kenya. It was in Bujumbura that Speciose was put in contact with François Rukeba, who was then the leader of the Tutsi terrorist militia known as the “Inyenzi,” which launched attacks on Rwanda from 1961 to 1968. It was also in Bujumbura that the mother of the Congolese women, Yolande and Yvonne Makolo, was put in contact with a certain Mulefu, a former Tutsi sub-chief from Bufundu in southern Rwanda, who was then a refugee in Burundi and the father of a daughter named Jeannette Nyiramongi.

After a short stay in Bujumbura, Burundi, Michel Kayihura settled in Kenya. There, as an agricultural and veterinary assistant, he pursued university studies and later became a doctor and professor.

Romain Makolo, a Zairian engineer and senior executive at Gecamines (the General Mining Company) in Mbuji-Mayi, married Spéciose, the daughter of Michel Kayihura, whom he met in Kasai. They had a child together, officially, a daughter born in 1978, whom he named Yolande and gave his surname, Makolo.

Shortly after, Speciose and Romain Makolo settled in Nairobi, where the husband worked as an international civil servant. It was there that they had a second child, a daughter named Yvonne.

In Nairobi, Speciose, the wife of Romain Makolo, was put in contact with the sister of the last Tutsi feudal monarch, Kigeli V Ndahindurwa, who was living in Kenya, as well as with other former dignitaries of the Tutsi monarchy exiled there.

It was also in Nairobi, Kenya, among these Tutsi monarchists, that Jeannette Nyiramongi, daughter of Mulefu, was sent in 1988 to marry a Ugandan army officer, a Major named Paul Kagame, whom she had never met before. He was chosen by these Tutsi dignitaries because this Ugandan Tutsi officer absolutely had to marry a Tutsi woman before launching the planned 1990 war to conquer Rwanda. This was so that he could leave descendants if he died on the front lines. This is a common practice among Tutsi warriors.

Jeannette Nyiramongi, also known as Jeannette Kagame, is currently the First Lady of Rwanda. It was in Kenya that Yolande completed her secondary and higher education before continuing her studies in Canada.

Dramatic Turnaround

Shortly after the 1994 military conquest of Rwanda by Tutsi forces from the Ugandan army, under the command of Paul Kagame, Speciose Kayihura, like her father Michel Kayihura, returned to Rwanda with her two daughters, whom she declared to be Rwandan without disclosing that they were fathered by Romain Makolo, a Zairian/Congolese man. This was all the easier to accept since the "supposed" father of these two girls, Romain Makolo, was no longer with her to deny or clarify the identity of his "supposed" daughters. They nevertheless kept the Makolo name, not because they recognized him as their father, but because it was the name inscribed on their diplomas from several universities, and it would have been difficult for them to falsify them.

Confirmations of the Thesis

Rwandans familiar with certain Tutsi practices and customs in their struggle for survival as a minority ethnic group, or as dominant figures (the Tutsi people consider themselves superior and more intelligent than other communities), immediately understood that Romain Makolo, a Muluba from Kasai, had fallen under the control of the Kayihura clan and was therefore not the biological father of the children he believed he had with his Tutsi wife Speciose Kayihura.

Their two daughters, Yolande and Yvonne Makolo, thus have a Rwandan Tutsi from the Kayihura and Kagame clans as their true biological father. This is why Yolande and Yvonne Makolo present themselves, as their mother confirms, as Tutsi by both parents and are therefore completely and solely Rwandan, and are thus accepted as such by the Tutsi in power in Rwanda under Paul Kagame.

Probabilities of Biological Fathers

In this scenario, it is highly probable that the Tutsi woman, Speciose Kayihura, cheated on her Congolese Luba husband, Romain Makolo, with a Tutsi man and then invited her Tutsi cousins ​​or childhood friends to father children with her, which would then be attributed to the Congolese man as the “father.” Several avenues should be explored to identify the biological father(s) of these daughters.

First, there is the possibility of identifying Tutsi exiles from the years 1959-61, who were pioneers and among the founders of the RPF, such as Tito Rutaremara, Jacques Bihozagara, or even Barthélemy Bisengimana Rwema, who, as a student, was a colleague of Juvenal Habyarimana at Lovanium University in Leopoldville from 1958-60 and later served as Chief of Staff to President Mobutu.

Then there are the Tutsi figures within the country who, thanks to their flourishing businesses or positions, had easy access to and from Zaire in the 1970s, such as Assinapol Rwigara, Valens Kajeguhakwa, and others.

But only the mother knows the secret of which of these Tutsi figures is the true biological father of her daughters. Since only DNA analysis could reveal the true father(s) of these two women, now high-ranking officials in Kagame's Tutsi regime, and since that is not currently the topic in question, we will leave it at that!

Moral of the Story

In the DRC, as everywhere else, except in countries where dictatorships reign, like Paul Kagame's Rwanda, technicians and politicians, despite defending and serving the same ideals, are sometimes in conflict, and in such cases, it is the technicians who suffer. This is why a technician serving or acting under the orders of a political body should think twice before making a statement, or carefully consider their words before writing anything, even if they deem it obvious, taking care not to offend politicians.

Thus, General Sylvain Ekenge told the truth, but his actions were politically untenable. He was unjustly sanctioned despite having committed no disciplinary offense in his capacity as an officer, let alone any criminal offense.

The case of Yolande and Yvonne Makolo, daughters born to the Tutsi woman Speciose Kayihura, married to Romain Makolo, a Congolese Muluba from Kasai, who today identify themselves as Tutsi by both parents and therefore Rwandans rather than Congolese, should give pause to those who denounce General Sylvain Ekenge's warning and unjustly sanctioned him for political reasons.

These are some of the consequences of marrying a Rwandan Tutsi woman when one is not Tutsi oneself and belongs to a tribe targeted for infiltration or reviled because it is despised by the Tutsi. This is because a cousin or brother of your wife can become the biological father of your children.

This does not constitute hatred or stigmatization of the Tutsi ethnic group, as these Tutsi would have us believe to portray themselves as victims and justify their war crimes and crimes against humanity.

Moreover, no one has said or claimed that all Tutsi women marry and have children under these conditions. Many Tutsi women marry for love, as is the case everywhere in the world.

This is what General Ekenge wanted to point out. He is now, unfortunately, being punished for it. In politics, there is no logic, no room for sentimentality or feelings.

References

1-Alexis Kagame. Inganji Karinga. 1ere Edition, Kabgayi, 1943. Alexis Kagame. Inganji Karinga. 2e Edition, Kabgayi 1957.

2-Baudoin Paternostre de la Marieu. Rwanda. Son effort de développement. Bruxelles, Éditions A. de Boeck, 1972.

3-Alexis Kagame. Un Abrégé de l'Histoire du Rwanda 1853-1972. Tome 1. Editions Universitaires, Butare 1972. Alexis Kagame. Un Abrégé de l'Histoire du Rwanda 1853-1972. Tome 2. Editions Universitaires, Butare, 1975.

Note:

This article is also available in French. 

Monday, January 12, 2026

Rwanda. Enfants nés de femmes Tutsi mariées aux non-Tutsi. Cas de Yolande et Yvonne Makolo.


Par Tujifunze Asifiwe
HTPJ Contributor
Shabunda, Province du Sud Kivu, RDC.
Lundi, 12 Janvier, 2026

Dans le cadre de la guerre d'agression que mène Paul Kagame du Rwanda contre la RDC avec ses troupes Tutsi du M23/AFC, une déclaration a fait polémique fin décembre 2025: Déclaration polémique du Général-Major Sylvain Ekenge.

Plus exactement le 29 Décembre 2025, le Général Sylvain Ekenge qui était porte-parole des FARDC, les forces armées congolaises, voulant mettre en garde les cadres congolais qui épousent des femmes Tutsi, a évoqué le fait que ces femmes Tutsi sont utilisées pour infiltrer d'autres communautés car quand elles se marient à des non-Tutsi, elles veuillent à ne pas faire des enfants avec eux mais plutôt systématiquement et clandestinement avec leurs cousins ou frères Tutsi.

Comme tous les rwandais le savent, dans la tradition de l'ethnie Tutsi, l'inceste est toléré et même recommandé pour certaines causes.

Les reactions

Cette mise en garde a été prise comme une “stigmatisation des Tutsi” et donc une manifestation de haine ethnique. Le Gouvernement de la RDC a tout de suite condamné ces propos et la hiérarchie de l'officier (l'Etat-Major général) l'a vite sanctionné en le suspendant de ses fonctions.

Pourtant, la mise en garde lancée par le général Sylvain Ekenge ne constitue pas une haine ou une stigmatisation des Tutsi, car c'est une vérité historique et ethnographique. Tous les rwandais Hutu, Tutsi et Twa savent que les femmes Tutsi reçoivent cette consigne dès leur plus jeune âge pour certaines circonstances, car il y va de leur tactique pour conquérir et dominer les autres ethnies, tribus ou communautés. D'ailleurs les Tutsi enseignent eux-mêmes à leurs descendants qu'il y a plus de cinq siècles que c'est ainsi qu'ils ont pu conquérir les royaumes Bantous au Rwanda et au Burundi venant d'Abyssinie par la Rift-Valley derières leurs vaches comme éleveurs et grace à leurs soeurs (déjà) mariées à des chefs traditionnels Hutu pour les espionner et les distraire en attendant leur conquête.

En plus, on en a plusieurs illustrations dans la littérature et l'Histoire du Rwanda.
Occasion ici d'évoquer la mémoire de Mgr Alexis Kagame.

L’abbé Alexis Kagamé était un historien, ethnologue et philosophe Rwandais qui est devenu le leader intellectuel du peuple Tutsi parce qu’il a pu articuler leur cosmologie en terminologie contemporaine.

Alexis Kagame (à ne pas confondre avec l'actuel dictateur du Rwanda Paul car même s'ils sont tous les deux Tutsi, ils n'ont aucun lien familial) est né en 1912 dans une famille d’historiens de la Cour royale et il a rapidement acquis une connaissance intime des traditions orales des Tutsi au cours de ces années, et il est devenu ami proche du roi MUTARA III Rudahigwa. Il est ainsi devenu membre des détenteurs des codes 
ésotériques de la dynastie (Abiru) et, comme intellectuel, il fut autorisé à les recueillir par écrit pour la première fois, car l'histoire et les secrets (Ubwiru) de la dynastie régnante des Tutsi-Nyiginya se transmettaient jusque-là entre eux par récits oraux.


C'est ainsi qu'en 1943, l'Abbé Alexis Kagamé a publié son premier livre, une histoire orale du Rwanda ancien. Ce livre a été suivi de plusieurs volumes de poésie et enfin d'une création épique en plusieurs volumes. Inganji Karinga.
[1]

https://books.google.com/books/about/Inganji_karinga.html?id=yl0vHAAACAAJ

C'est dans cet ouvrage que l'Abbé Alexis Kagame raconte comment le tout nouveau petit royaume Tutsi de Gasabo a pu conquérir les plus grands et plus habités royaumes Hutu qu'il avait retrouvés au Rwanda avant de les conquérir militairement grâce notamment aux princesses Tutsi qui s'offraient à eux pour créer le “grand” royaume Tutsi du Rwanda que les premiers explorateurs et colons européens découvriront dès 1985.

Alexis Kagame raconte entre autres comment le royaume Hutu de Nduga fut conquis par celui Tutsi de Gasabo notamment avec l'anecdote de la femme nommée “Bwiza bwa Mashira budashira irora n'irongorwa”. Ou encore les tentatives pour conquérir le Gisaka toujours en envoyant à son roi Hutu une femme Tutsi à épouser. De telles tentatives furent aussi nombreuses pour infiltrer par mariages le Royaume du Burundi notamment sous le règne de Mibambwe III Sentabyo père de Yuhi IV Gahindiro au Rwanda et sous Ntare IV Rugamba Rutaganzwa dit “Rugayi” au Burundi. C'était dans les années 1790-1850.

La conquête de ses royaumes Hutu par les Tutsi est aussi racontée par des historiens occidentaux comme Baudouin Paternostre de la Mairieu.[2]

A l'avènement de la République après la Révolution Sociale et Populaire de 1959, l'Abbé Alexis Kagame quoique Tutsi et parmi les notables détenteurs des codes ésotériques de la dynastie (Umwiru) qui régnait, n'a pas fui le Rwanda. Il a au contraire continué sa carrière de Prêtre catholique, d'écrivain et d'éducateur. Sous la République (la première et la deuxième), l'abbé Alexis Kagame sera choyé et respecté et reconnu comme philosophe, linguiste, historien, poète et prêtre catholique. Il fut plusieurs fois décoré par le Gouvernement et même l'Eglise lui décerna le titre honorifique de “Monseigneur” quelques années avant sa mort en 1981.

C'est donc sous la République (1961-1981) qu'il a publié en plus de ses nombreuses autres publications un ouvrage d'histoire qui reste la réf
érence en matière d'histoire du Rwanda colonial et post-colonial. Cet ouvrage en deux tomes a pour titre “Un Abrégé de l'Histoire du Rwanda, 1853-1972.”[3],

http://197.243.22.170/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=251&shelfbrowse_itemnumber=519

Cas le plus criant et d'actualité

Sur ce sujet très polémique et donc sensible sur les mariages et procréations politiquement et hégémoniquement motivés de certaines femmes Tutsi rwandaises mariées aux non-Tutsi, nous avons jugé intéressant et instructif de passer en revue le cas des sœurs Yolande et Yvonne Makolo.

* Qui sont-elles?

Yolande et Yvonne Makolo sont deux sœurs qui sont actuellement parmi les plus hautes personnalités politico-économiques du régime dictatorial Tutsi de Paul Kagame du Rwanda. L'une (Yolande) est actuellement Porte-parole du Gouvernement rwandais avec rang de Ministre. Dans ces fonctions, elle apparait comme une femme acariatre et insolente que politique ou diplomate. L'autre (Yvonne) est Directrice Générale de RwandAir, la compagnie aérienne nationale du Rwanda depuis 2018.

*
Racines familiales et parcours

Elles étaient supposées et reconnues comme nées d'un père Zaïrois de la tribu des Luba et originaire du Kasaï du nom de Romain Makolo et d'une mère Tutsi rwandaise du nom de Spéciose Kayihura originaire de Butare au Rwanda. Spéciose est la fille de Michel Kayihura un ancien dignitaire de la Cour royale du Rwanda avant 1959 et qui à la Révolution de 1959 s'est exilé d'abord à Bujumbura au Burundi puis au Kenya.

C'est à Bujumbura au Burundi qu'il a fait transiter sa fille Spéciose avant qu'elle ne vienne le rejoindre à Nairobi au Kenya. C'est à Bujumbura que Spéciose Kayihura a été mise en contact avec François Rukeba qui était alors le Chef de la milice terroriste Tutsi dite “Inyenzi” et qui lançait des attaques sur le Rwanda de 1961 à 1968. C'est toujours à Bujumbura que la mère des “congolaises” Yolande et Yvonne Makolo a été mise en contact avec un certain Mulefu, un ancien Sous-Chef Tutsi du Bufundu au Sud du Rwanda alors réfugié au Burundi et qui était le père d'une fille nommée Jeannette Nyiramongi.

Après un court séjour à Bujumbura au Burundi, Michel Kayihura s'est installé au Kenya. Et comme assistant agrovétérinaire, il a poursuivi des études universitaires dans ce pays et par après est devenu docteur et professeur.

Le zaïrois Romain Makolo qui était ingénieur et haut cadre de la Gécamines (La Société générale des carrières et des mines) à Mbuji Mai a épousé Spéciose, la fille de Michel Kayihura, qui lui a été présentée au Kasaï-même. Il a eu (officiellement) avec elle un enfant, une fille née en 1978 qu'il a prénommée Yolande et il lui a donné son nom Makolo.

Peu après le couple Spéciose et Romain Makolo s'est installé à Nairobi où le mari fut fonctionnaire international, et c'est là qu'il a eu un deuxième enfant, une fille prénommée Yvonne.

A Nairobi, Spéciose, épouse du zaïrois Romain Makolo, a été mise en contact avec la sœur du dernier Monarque féodal Tutsi Kigeli V Ndahindurwa qui vivait au Kenya et aux autres ex-dignitaires du régime monarchique Tutsi exilés dans ce pays.

C'est aussi à Nairobi au Kenya auprès de ces monarchistes Tutsi que Jeannette Nyiramongi fille de Mulefu fut envoyée en 1988 pour qu'elle épouse un officier de l'Armée ougandaise du grade de Major qui s'appelait Paul Kagame et qu'elle ne connaissait point auparavant mais choisie par ces dignitaires Tutsi car cet officier Tutsi ougandais devait absolument se marier avec une Tutsi avant de lancer la guerre de conquête du Rwanda planifiée pour 1990. Ceci pour qu'il puisse laisser une descendance s'il mourait au front. C'est une pratique courante chez les guerriers Tutsi.

Jeannette Nyiramomgi est actuellement la Première Dame (First Lady) du Rwanda sous le nom de Jeannette Kagame. C'est donc au Kenya que Yolande a fait ses études secondaires et supérieures avant de les poursuivre au Canada.

* Retournement spectaculaire

Peu après la conquête militaire du Rwanda par les Tutsi venus de l'Armée ougandaise et sous le Commandement de Paul Kagame en 1994, Spéciose Kayihura tout comme son père Michel Kayihura d'ailleurs, rentrera au Rwanda avec ses deux filles qu'elle déclarait véritablement rwandaises sans signaler qu'elle les avait eu avec le zaïrois /congolais Romain Makolo. Ceci fut d'autant plus facile à faire admettre que le “supposé” père de ces deux filles, Romain Makolo n'était plus avec elle pour démentir ou nuancer l'identité de ses “supposées” filles. Elles ont pourtant gardé le nom de Makolo non pas parce qu'elles le reconnaissent comme leur père, mais parce que c'est le nom qui est inscrit sur leurs diplômes obtenus dans plusieurs universités et il leur serait difficile de les falsifier.

* Confirmations de la these

Les rwandais qui sont au fait de certaines pratiques et usages des Tutsi dans la lutte pour leur survie en tant qu'ethnie minoritaire ou comme dominateurs comme Tutsi se considérant comme supérieurs et plus intelligents que d'autres communautés, ont tout de suite compris que le muluba du Kasaï Romain Makolo est tombé sous le coup du clan Kayihura et que donc il n'est pas le père biologique des enfants qu'il croyait avoir eu avec son épouse Tutsi Spéciose Kayihura. Leurs deux filles Yolande et Yvonne Kakolo ont donc pour véritable père biologique un Tutsi rwandais du clan des Kayihura et Kagame. Voilà pourquoi Yolande et Yvonne Makolo se présentent, comme leur mère le confirme, en disant qu'elles sont en réalité Tutsi de père et de mère et donc sont complétement et uniquement rwandaises et donc qu'elles sont acceptées comme telles par les Tutsi au pouvoir au Rwanda sous Paul Kagame.

* Probabilités de pères biologiques

Dans cette hypothèse, il est plus que probable que la Tutsi spéciose Kayihura aurait trompé son mari Luba congolais Romain Makolo par un Tutsi et aurait donc invité ses cousins ou copains d'enfance Tutsi à lui faire des enfants à attribuer au congolais comme “père”. Plusieurs pistes sont à suivre pour identifier le ou les pères biologiques de ces filles.

Il y a d'abord la piste des exilés Tutsi des années 1959-61 et ensuite qui furent pionniers et parmi les fondateurs du FPR comme: Tito Rutaremara, Jacques Bihozagara ou même Barthélemy Bisengimana Rwema qui fut comme étudiant le collègue de Juvénal Habyarimana à l'Université de Lovanium de Léopoldville en 1958-60 mais aussi par après Directeur de Cabinet du Président Mobutu.

Il y a ensuite celle des personnalités Tutsi de l'intérieur qui, de part leurs affaires florissantes ou fonctions, avaient des entrées et sorties faciles et aisées au Zaïre des années 70, comme Assinapol Rwigara, Valens Kajeguhakwa, etc.

Mais seule la mère connaît le secret de celui qui est le véritable père biologique de ses filles parmi ces personnalités Tutsi. Comme seule l'analyse ADN révélerait le ou les véritables pères de ces deux femmes aujourd'hui hauts dignitaires du régime Tutsi de Kagame et que cela n'est pas à l'ordre du jour, nous en resterons là !

Moralité

En RDC, comme partout ailleurs, sauf dans des pays où sévit la dictature, comme au Rwanda de Paul Kagame, les techniciens et les politiciens, pourtant défendant et servant les mêmes idéaux, sont parfois en conflit, et, dans ce cas, ce sont les techniciens qui en pâtissent. Raison pour laquelle un technicien au service ou aux ordres d'une instance politique devrait tourner sept fois sans langue dans la bouche avant de faire une déclaration ou changer sept fois sa plume avant d'écrire quelque chose même qu'il jugerait évidente en veillant à ne pas heurter les politiques.

Ainsi le Général Sylvain Ekenge a dit la vérité mais politiquement inassurable. Il a été injustement sanctionné alors qu'il n'a commis aucune faute disciplinaire en sa qualité d'officier et encore moins aucun délit ou crime pénal.

Le cas de Yolande et Yvonne Makolo, filles nées de la femme Tutsi Spéciose Kayihura mariée au congolais muluba du Kasaï, Romain Makolo et qui aujourd'hui se disent Tutsi de père et de mère et donc rwandaises que congolaises devraient faire réfléchir ceux qui dénoncent la mise en garde du Général Sylvain Ekenge et l'ont injustement sanctionné pour motifs politiques.

Voilà certaines des conséquences d'épouser une fille Tutsi rwandaise quand on n'est pas soi-même Tutsi et appartenant à une tribu visée pour être infiltrée ou honnie car méprisée par les Tutsi. Ceci parce qu'un cousin ou frère de ton épouse peut devenir le père biologique de tes enfants.

Ce qui ne constitue point une haine ou une stigmatisation de l'ethnie Tutsi comme ces Tutsi voudraient le faire admettre afin de se victimiser pour justifier leurs crimes de guerre et contre l'Humanité.

D'ailleurs, personne n'a dit ou affirmé que toutes les femmes Tutsi se mariaient et faisaient des enfants dans ces conditions. Beaucoup de femmes Tutsi se marient par amour comme partout dans le Monde.

C'est ce qu'a voulu faire remarquer le Général Ekenge. Il en est maintenant malheureusement sanctionné. En politique, il n'y a pas de logique, d'états d'âme ni de sentiments.

Références

1-Alexis Kagame. Inganji Karinga. 1ere Edition, Kabgayi, 1943. Alexis Kagame. Inganji Karinga. 2e Edition, Kabgayi 1957

2-Baudoin Paternostre de la Marieu. Rwanda. Son effort de développement. Bruxelles, Editions A. de Boeck, 1972.

3-Alexis Kagame. Un Abrégé de l'Histoire du Rwanda 1853-1972. Tome 1. Editions Universitaires, Butare 1972. Alexis Kagame. Un Abrégé de l'Histoire du Rwanda 1853-1972. Tome 2. Editions Universitaires, Butare, 1975.

Note: 

Cet article est aussi disponible en Anglais.

Saturday, August 2, 2025

Umukecuru Veronika Cyizanye w'imyaka 93 akaba nyina wa Padiri Rudakemwa Fortunatus yasuwe ku buryo butunguranye n'abantu atazi.

Padiri Fortunatus Rudakemwa

Inkuru yageze kuri Emmanuel Neretse ivuye mu Rwanda
Buruseli, Ububiligi.

Tariki ya kabiri Kanama, 2025.

Kuwa Kane tariki ya mbere Kanama muri uyu mwaka wa 2025 abagabo babiri bari mu modoka bamanutse iya Cyangugu, bagera ahitwa i Nkungu. Aho i Nkungu bahafashe abandi bisore 2, bati: "Nimujye kutwereka iwabo wa Padiri Rudakemwa Fortunatus”.

Bakomeje umuhanda, bambuka ahantu kera hari agashyamba kitwaga Musengesi, baba bageze i Nyamubembe aho uriya mupadiri avuka, akaba ari naho umukeucuru we w’imyaka 93 atuye. Naho ise, Aniseti Hategekimana, yatabarutse kera muri 2011.

Abana bahasanze barabafunguriye, bicara mu cyumba cy’uruganiriro. Babaza niba mukecuru ahari. Bahise bajya kumukomangira, araza bararamukanya.

Bamaze kuramukanya, ntibigeze bamubwira abo ari bo, ahubwo batangiye kumuhata ibibazo byinshi kandi byose biganisha ku mwana we Padiri Rudakemwa Fortunatus.

Icyambere, bifuje kumenya niba bavugana, niba azi aho umwana we atuye, niba azi ibikorwa bye bya politiki abamo.

Umukecuru yababwiye ko ibyo byose nta na kimwe azi. Ko atazi gukoresha ibyo byuma bihamagara ko yisaziye.

Icya kabiri, bamubwiye ko bo bazi aho ari, ko bafite na telefone ye. Bati ese tumuhamagare muvugane? Mukecuru, ati: "Si ngombwa".

Ikibazo cya gatatu, bati: "Ese dufungure ibiganiro ajya atanga ku maradiyo nawe wumve?"

Ubwo mukecuru yari afite ishapule mu ntoki arababwira, ati: "Yabaye mwari mumbwiye ngo tuvuge Rozari cyangwa isengesho rya Gatena ya Lejiyo Mariya ni cyo cyari kuba cyiza kuruta ibindi".

Ubwo batangira kumubwira ibikorwa by’umuhungu we, bigera n’aho bavuga ko ngo umuhungu we avuga ko umukuru w’igihugu atakiriho.

Mukecuru yakomeje kubabwira ko mu byo bakora byose bagombye kujya bashishoza.
Ati: "Isi yarahindutse no kuvangirwa birimo".

Ni bwo basohotse, mu rugo hose barafotora. Mukecuru ntiyigeze abemerera ko bamufotora; gusa afite impungenge ko baba barabikoze mu cyayenge kuko bari bafite ibyuma bari bazanye.

Mu gutaha, bageze ku muhanda aho bari basize imodoka, batangira kubaza amakuru anyuranye kuri uwo muryango.

Bose bababwiye ko umusaza n’umukecuru bazwiho ubunyangamugayo. Ko bagiriye neza abantu benshi batavanguye, ko basannye ingo nyinshi zendaga gusenyuka, ibyo ntawe utabizi. Bongeraho ko "uwo Padiri yavutse nk’abandi bana, ariko ko yagiye mu iseminari akiri muto, ko bamubonaga gake aje mu biruhuko. Kandi ko yahawe ubupadiri mbere genocide, mu gihe kitari kinini akajya kwiga mu mahanga".

Ba bagabo babajije ba basore, bati: "Ese ibya politiki abamo ntabyo muzi? Bose basubije ko aho mu giturage bibereye ibya politike atari ibyabo”.

Mu gusoza, ngo babwiye abari aho ko "Icyakora, uriya mukecuru azi ubwenge". Bahise burira imodoka barataha.

Nta wamenye abo ari bo kugeza ubu. Ni ibyo mu cyaro rero, nta n'uwafashe nimero z'icyapa cy'imodoka barimo, kandi na yo ngo ayifotore.

Gusa umukecuru na we yasigaye yibaza ibibazo byinshi kugeza ubu atarabonera igisubizo. Byaramuhungabanije; yasigaranye inkeke nyinshi cyane.

Indi nkuru bijyanye:

Scandale politico-religieux en Norvège: l’ambassadrice du Rwanda, Diane Gashumba, s’en prend à un prêtre catholique.