Le Mémorial de Paris et les questions qu'il soulève.
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Mémorial de Paris |
J’ai
suivi avec intérêt l’inauguration du mémorial en hommage aux victimes du
génocide de 1994 au Rwanda, à Paris, le 2 juin 2026, en présence de Paul Kagame
et d’Emmanuel Macron.
L’histoire est toujours juste ; le temps jugera les faits.
Ce
que je peux dire, c’est qu’il est tout à fait juste de se souvenir des
innocentes victimes du génocide et de faire en sorte que l’histoire de ce qui
s’est passé ne soit pas effacée.
Cependant,
certaines questions se posent :
Commémorer
les victimes du génocide en présence de Paul Kagame, alors que son régime a
envoyé certains rescapés du génocide en prison injustement et en a assassiné
d’autres.
Les
exemples sont nombreux
Si
l’on demandait à Kagame les noms de plusieurs de ces survivants, où ils se
trouvent et pour quelles raisons ils ont été persécutés, que répondrait-il?
En
voici quelques-uns :
1.
Rwigara Assinapol
2.
Kizito Mihigo
3.
Thadey Muyenzi
4.
Venuste Rwabukamba
5.
Christian Maniriho
6.
Padiri Dominique Karekezi
7.
Richard Mazimpaka
8.
John Ndagijimana
9.
Jean-Paul Mwiseneza
10.
Anicet Kanamugire
11.
Jean Bosco Namahoro
12.
Christine Iribagiza
13.
Niyomugabo Gerard Nyamihirwa
14.
Gustave Makonene
15.
Aimé Ntabana
16.
John Ndagijimana
17.
John Muhinda
18.
Virginie Nyiraneza
19.
Immaculée Mukaruzima
20.
Elizaphan Nyemazi
21.
Ntamuhanga Cassien
22.
Aimable Karasira Uzaramba
23.
Milimo Gaspard
24.
Ndasingwa Landouard Lando
25.
Myasiro Mathias
26.
Seburikoko
27.
Ruzibiza Abdul Joshua
Sans
oublier des centaines de jeunes Tutsi du Rwanda qui fuyaient les massacres des
Interahamwe du MRND et des Techniciens du FPR dans les zones conquises et
contrôlées par les Inkotanyi de Paul Kagame.
Malheureusement,
ces jeunes Tutsi et Hutu furent tués par le DMI du Général Kayumba Nyamwasa et
de James Kabarebe (système AGAFUNI).
Selon
des observateurs avertis, de nombreuses autres victimes réclament encore
aujourd’hui une justice équitable.
Pour
certains critiques, le mémorial de Paris ne constitue pas uniquement un lieu de
mémoire destiné aux victimes. Ils estiment qu’il s’inscrit également dans des
logiques politiques, diplomatiques et économiques dépassant la seule dimension
mémorielle.
Ces
critiques considèrent que certaines questions fondamentales demeurent
insuffisamment abordées :
•
Qui furent les auteurs des violences?
•
Qui furent les victimes ?
•
Quelle communauté a subi les pertes les plus importantes ?
•
Quel fut le rôle du Front patriotique rwandais (FPR) dans le conflit ?
•
Quel fut celui des Forces armées rwandaises (FAR)?
•
Quels événements ont précédé et accompagné la guerre déclenchée le 1er octobre
1990?
Une
contestation du récit historique dominant
Cette
histoire a été écrite par l'armée ougandaise de Yoweri Kaguta Museveni
Tubuhaburwa Jjaja, sur ordre et dans l'intérêt de ses patrons, le grand Empire
britannique et ses alliés.
La
guerre d’octobre visait l'extermination des peuples bantous d'Afrique afin de
conquérir leurs terres et d'y établir un nouvel État d’Israël, comme l'avait
prévu le président Theodor Herzl, fondateur du sionisme, avant sa mort en 1904.
Selon
cette lecture de l’histoire, le récit généralement admis a été largement
influencé par les vainqueurs du conflit.
Les
défenseurs de cette thèse considèrent que certains aspects de l’histoire du
Rwanda, notamment les événements de 1959, la guerre commencée en 1990 et les
violences ayant touché diverses communautés, mériteraient un examen plus
approfondi à partir des archives, témoignages et documents historiques
disponibles.
Ils
estiment que la mémoire collective devrait intégrer toutes les victimes et
permettre un débat ouvert sur les responsabilités de l’ensemble des acteurs
impliqués.
Ce
que font certaines autorités françaises avec le gouvernement de Paul Kagame
est, selon eux, une conspiration criminelle visant la culpabilisation des Hutus
comme ethnie criminelle et la victimisation de tous les Tutsis comme ethnie
victime, y compris les criminels connus, les agresseurs de l’armée ougandaise,
y compris le général Paul Kagame, sans oublier les auteurs et planificateurs de
cette guerre d’extermination du peuple bantou africain.
Le
roi Kigeli V Ndahindurwa et son groupe d’extrémistes tutsis, INDATWA, ainsi que
leurs groupes terroristes appelés « armée royale », ont planifié et perpétré
des massacres dans tout le pays, tuant les dirigeants et les membres de la
communauté hutu qui souhaitaient un changement pacifique et revendiquaient que
le peuple hutu ait les mêmes droits que le peuple tutsi.
Un
mouvement de résistance hutu contre l'esclavage et la servitude des Tutsis a
été organisé pour défendre le bas peuple. La milice du roi Kigeli a tué de
nombreux Hutus, dont Kanyaruka François, un commerçant de Butare qui avait fui
avec sa famille à Ngozi, au Burundi. Le 11 novembre 1959, il fut tué en même
temps qu’un Burundais, Renzaho, qui l’hébergeait.
Leurs
femmes et leurs enfants ont été arrêtés et amenés au Rwanda comme otages. Ils
furent emmenés au palais du roi Kigeli, à Rukali, dans le territoire de Nyanza,
le 12 novembre 1959. Ils n’ont jamais été revus.
Après
les massacres visant à éliminer les dirigeants hutus et les personnes qui
voulaient se débarrasser du servage et du clientélisme tout en revendiquant
l'indépendance, la Belgique et l'ONU ont organisé un film intitulé Justice pour
les massacres de 1959.
La
cour était composée exclusivement de juges et d’avocats belges.
La
majorité des criminels ont été arrêtés et jugés, à l'exception de Kigeli V
Ndahindurwa, seul à bénéficier de l’immunité de chef de l’État.
Deux
criminels notoires, Kayihura Michel, chef des milices et du groupe
d’extrémistes tutsis INDATWA, et un Mutwa, Rwevu Ndolimana, agent du Palais
royal, ont échappé à la justice. Ils ont été jugés par défaut.
Dans
ce film, des criminels ont été jugés et punis en 1960.
Le
roi Kigeli V Ndahindurwa, protégé par l’administration de tutelle belge, s’est
vu offrir une occasion de s'évader. On a affirmé qu'il se rendait à Kinshasa
pour assister aux cérémonies célébrant l'indépendance du Congo. Il s'y est
rendu seul, sans délégation ni escorte.
Ils
l'ont aidé à se rendre aux États-Unis, à Washington, où il a pu plaider la
cause de ses criminels auprès de ses soutiens à l'ONU afin d'obtenir une
amnistie générale pour tous les assassins de l'UNAR.
L'ONU,
par sa résolution n° A/RES/1579 du 20 décembre 1960, a ordonné que tous les
assassins de l'UNAR bénéficient d'une amnistie. Ils furent immédiatement
libérés afin de pouvoir participer aux élections du Référendum Kamarampaka,
dont Kigeli lui-même avait demandé l'organisation et la supervision par l'ONU.
Seuls
les assassins de l'UNAR furent libérés. Parmi eux figurait le père de
Nyiramongi Jeannette, première dame du Rwanda, Murefu Léonard, numéro 45 sur la
liste des amnistiés.
Après
la prise du pouvoir par l’armée de Museveni et Kagame, Murefu fut tué par
l’armée de Kagame en 1995, à Kicukiro, près de Sonatube, dans la ville de
Kigali.
Ce
qui est paradoxal, c’est que les Hutus qui avaient participé aux massacres et
avaient été jugés furent maintenus en prison, car personne n'avait demandé amnistie en leur faveur.
Une
amnistie générale avait été accordée sur la base d'une liste de noms fournie
par Kigeli Ndahindurwa en accord avec le Colonel Logiest.
Cette
amnistie a été accordée sans compensation pour les victimes, dont les biens
avaient été détruits ou pillés.
L'ONU
et l'UNAR avaient donc un objectif commun en établissant un système de justice
pénale qui ne prévoyait ni indemnisation ni dommages-intérêts pour les
victimes.
Les
juges qui ont entendu ces affaires ONU/UNAR et Belgique sont :
1.
Lieutenant-colonel Émile Lamy, Président ;
2.
Les juges:
•
le major Guffens;
•
le major De Coster;
•
le commandant Michel;
•
le lieutenant Frans.
Les
représentants de l'UNAR et les complices de Kigeli au sein de l'ONU sont :
1.
Antoine Houaiss (Brésil);
2.
Martial Asselin (Canada);
3.
Ahmed Ben Alfa (Tunisie).
Cette
histoire fut relayée par la propagande des meurtriers tutsis de Kigeli et de
l'UNAR, avec l'aide de leurs maîtres coloniaux de l'Empire britannique,
utilisant leurs propres journaux et magazines.
Ils
ont répandu le mensonge selon lequel ce sont les Hutus qui ont tué les Tutsis,
incendié leurs maisons, abattu leurs vaches et les ont expulsés du Rwanda. Ce
récit a inspiré plusieurs films du même niveau que celui de Hôtel Rwanda.
La
vérité est qu'à part le Hutu Kanyaruka François, qui a fui au Burundi et y a
été tué par l'armée de Kigeli dirigée par le chef Mbanda et le sous-chef
Rutayisire, l'assassin tutsi Kayihura Michel, qui était un leader du groupe
extrémiste tutsi INDATWA, et le Mutwa Rwevu Ndarimana, personne d’autre n’a fui
en 1959, ni avant le Référendum de 1961. C’est cela la vraie réalité.
Ce
n'est qu'en 2021 que l’on a commencé à découvrir des documents contenant des
preuves tangibles et irréfutables de la vérité.
L'histoire
se répète
Compte
tenu des preuves détaillées contenues dans le mémorandum adressé au Conseil de
sécurité des Nations Unies en février 2008 par un groupe de volontaires
rwandais :
1. Général Habyarimana Emmanuel;
2.
Déogratias Mushayidi;
3.
Noël Ndanyuzwe;
4.
Karangwa Semushi.
Il
s'agit d'un dossier rempli de preuves et d'explications sur la façon dont cette
tragédie de guerre d’invasion et d’extermination des Bantous s’est produite au
Rwanda et dans toute la région des Grands Lacs, et qui, aujourd’hui, tente
d’infiltrer l’Afrique noire subsaharienne.
Cette
guerre était planifiée à partir de la présidence de l’Ouganda par Museveni et
ses criminels.
Bien
sûr, sur ordre de l’Empire britannique, des noms comme la baronne Linda Chalker
et Tiny Rowland, l’un des patrons du groupe LONRHO, apparaissent parmi les
planificateurs de ce génocide.
Nous
savons bien qu’il existe un groupe d’élites mafieuses politico-commerciales
françaises qui manipulent des présidents et des politiciens africains, y
compris Paul Kagame, pour massacrer les Hutus du Rwanda et les Bantous
d’Afrique, ainsi que pour piller les ressources naturelles et toutes les
richesses de l’Afrique au profit de ces néocolonialistes anglo-saxons et de
leurs alliés, comme la France et la Belgique.
Le
Mémorial de Paris est purement commercial entre de petits groupes mafieux de
Paris et de Kigali.
Conclusion
Commémorer
le génocide à Paris sans pouvoir évoquer l’attentat contre l’avion transportant
le président rwandais Habyarimana et le président burundais Ntaryamira le
06/04/1994, un attentat considéré comme l’acte déclencheur du génocide et qui a
également coûté la vie à des citoyens français, n’a pas de sens.
Comment
commémorer à Paris sans pouvoir parler du courage des soldats français qui
auraient sauvé plus de 11 000 personnes pendant le génocide dans le camp de
Nyarushishi, à Cyangugu, à l’ouest du Rwanda?
Une
commémoration organisée en présence de Paul Kagame, lui-même accusé de crimes
de guerre, de crimes contre l’humanité, voire de génocide selon le Rapport
Mapping des Nations unies, ayant causé la mort d’innombrables Rwandais et
Congolais avant, pendant et après le génocide sersit-il compréhensible?
Se
souvenir et se reconstruire sera difficile si ceux qui sont accusés de crimes
graves, comme Kagame, sont ceux qui prennent la parole et disent ce qu’ils
veulent afin d’imposer le narratif du pouvoir dictatorial au Rwanda.
Il
est temps que des initiatives comme celle-ci soient davantage confiées aux
survivants qu’à des autocrates et à des criminels présumés comme Paul Kagame.
Le
temps demeure le meilleur juge.
Comme
l’a déclaré Mgr Desmond Tutu:
«
If you are neutral in situations of injustice, you have chosen the side of the
oppressor. »
Et
comme l’affirmait Grégoire Kayibanda:
«Toute ma vie pour vous, mes frères».
L’histoire
finira par établir les responsabilités de chacun. La mémoire des victimes
mérite mieux que les divisions politiques ; elle mérite la vérité, la justice
et le respect.
Me André
Kazigaba
L’histoire est toujours juste; le temps jugera les faits.
Vivre libre ou mourir!
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Rwanda: Conspiracy to
Commit Genocide, Important Missing Puzzle Piece
Rwanda: No Conspiracy, No Genocide Planning … No Genocide?
Archives du TPIR: la France de Macron poursuit une politique du deux poids, deux mesures
Par Béatrice
Uwamahoro
HTPJ Blog Contributor
28 juin 2026Le
12 juin 2026, le Conseil de sécurité de l'ONU a débattu de l'avenir du Mécanisme
pour les Tribunaux pénaux internationaux (MTPI). Les discussions ont porté sur
un plan de réduction drastique des effectifs de l'institution, le transfert de
certaines fonctions au Secrétariat de l'ONU, et la relocalisation très
contestée des archives du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) et
du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY).
Concernant
le transfert des archives historiques du TPIR, le Rwanda réclame le
rapatriement pur et simple des archives alors que la Tanzanie réclame le
maintien physique des documents sur place à Arusha pour rentabiliser les
infrastructures locales.
Paradoxallement,
la France soutient que les archives du TPIR soient transférées au Rwanda mais
que celles du TPIY soient conservées dans un « pays neutre »!
Les
déclarations du représentant français devant les Nations Unies concernant
l'avenir des archives du TPIR et du TPIY illustrent, une fois de plus, les
contradictions qui caractérisent la politique française sur le dossier rwandais
depuis plus d'une décennie.
En
effet, comment comprendre qu'au sujet des archives du Tribunal pénal
international pour l'ex-Yougoslavie, la France juge nécessaire leur
conservation dans un « pays neutre », alors qu'elle estime parfaitement
légitime que les archives du TPIR soient transférées au Rwanda?
Cette
position soulève une contradiction majeure. Le Rwanda n'est pas un pays tiers
étranger aux événements couverts par le TPIR. Le régime actuellement au pouvoir
est issu du Front patriotique rwandais, acteur central de la guerre qui a
précédé, accompagné et suivi le génocide de 1994. Une partie importante de
l'histoire politique, militaire et judiciaire contenue dans ces archives
concerne directement les protagonistes qui exercent aujourd'hui le pouvoir à
Kigali.
Si
la neutralité est un principe indispensable pour préserver l'intégrité de la
mémoire des conflits en ex-Yougoslavie, pourquoi ne le serait-elle pas pour le
Rwanda? Pourquoi ce qui est jugé nécessaire dans les Balkans deviendrait-il
superflu dans la région des Grands Lacs?
La
réponse semble malheureusement relever moins du droit ou de l'histoire que de
la politique.
Depuis
la présidence de Nicolas Sarkozy et plus encore sous Emmanuel Macron, la
diplomatie française s'est engagée dans un rapprochement stratégique avec
Kigali. Cette orientation a progressivement conduit Paris à adopter des
positions de plus en plus alignées sur les attentes du régime rwandais, parfois
au détriment de la distance critique qui devrait caractériser toute puissance
attachée à la justice internationale.
Le
problème n'est pas de reconnaître les souffrances des victimes du génocide ni
le droit du Rwanda à préserver cette mémoire. Le problème est de savoir si les
archives d'un tribunal international doivent être placées sous l'influence
directe d'un État qui demeure lui-même partie prenante de nombreux débats
historiques, politiques et militaires relatifs à cette période.
Les
archives du TPIR n'appartiennent ni à Kigali ni à Paris ni à aucune autre
capitale. Elles appartiennent à l'Histoire et à la conscience universelle. Leur
mission est de permettre aux chercheurs, aux juristes et aux générations
futures d'accéder à l'ensemble des faits, sans pression politique ni risque
d'appropriation mémorielle.
En
défendant la neutralité pour les archives du TPIY tout en l'abandonnant pour
celles du TPIR, la France crée une hiérarchie contestable entre les mémoires et
entre les exigences de justice. Cette position donne l'impression que les
principes invoqués varient selon les intérêts diplomatiques du moment.
Or
la justice internationale ne peut survivre durablement si elle est perçue comme
sélective. La mémoire des peuples mérite mieux que des principes à géométrie
variable. Elle exige une même rigueur, une même neutralité et une même
indépendance pour tous les conflits, qu'ils se soient déroulés dans les Balkans
ou dans la région des Grands Lacs.
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Le
Conseil de sécurité de l'ONU débat de l'avenir du Mécanisme international
appelé à exercer les fonctions résiduelles des tribunaux pénaux (le Mécanisme).
Le
Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni ce 12 juin 2026 pour son examen
semestriel du Mécanisme international appelé à exercer les fonctions
résiduelles des tribunaux pénaux (le Mécanisme) - l'organe chargé de parachever
les travaux des tribunaux historiques pour le Rwanda (TPIR) et l'ex-Yougoslavie
(TPIY). La présidente du Mécanisme, la juge Graciela Gatti Santana, a présenté
un plan stratégique prévoyant une réduction de 90 % des effectifs. Ce plan
propose de transférer les tâches non judiciaires - telles que la gestion des
archives et l'assistance aux juridictions nationales - directement au
Secrétariat de l'ONU. Le procureur en chef, Serge Brammertz, a souligné que,
bien que l'organe s'achemine vers une clôture ordonnée, la communauté
internationale doit conserver la responsabilité ultime concernant les condamnés
purgeant leur peine, la lutte contre la négation du génocide et la prévention
de la glorification des criminels de guerre. Les membres du Conseil se sont
opposés sur les délais. Si des pays comme la France ont soutenu un achèvement
progressif et responsable afin de préserver l'héritage juridique des tribunaux,
d'autres, notamment la Fédération de Russie, ont vivement critiqué le Mécanisme
pour ses retards « excessifs et injustifiés » et ont exigé un calendrier de
clôture clair et rapide.
Rwanda fin mai 2026: Le ministre Jean Damascène Bizimana récidive dans sa campagne de haine, mensonges et tentatives de réécrire l'Histoire du Rwanda.
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| Dr. Jean Damascène Bizimana |
Après s'être attaqué aux pères de la République et de la Démocratie issues de la Révolution Sociale
et Populaire de 1959 et leurs héritiers de la Ière et la IIème République, le Tutsi né et élevé dans une famille Hutu de Gikongoro, Jean Damascène Bizimana, fils
biologique du chef monarchiste GAKARA Antoine mais qui l'avait abandonné en 1961 au bourgmestre Hutu BIZIMANA François-Xavier qui l'a élevé et éduqué, s'en prend maintenant aux anciennes
Forces Armées
Rwandaises (FAR) en salissant leur mémoire au seul prétexte qu'elles ont été vaincues par les forces du Mal en 1994. Il
se livre alors à
une mauvaise interprétation et une politisation des Règlements Militaires qui régissaient les FAR.Par Emmanuel Neretse
Bruxelles, Belgique
Le 5 juin 2026
Introduction:
cadre et présentation
Dans
sa campagne d'intoxication et de réécriture
de l'Histoire du Rwanda, le ministre JD Bizimana ayant pour attributions officielles de « Ministre de l’Unité et de la Réconciliation nationale” mais qui s'est intentionnellement dévoyé pour devenir « Ministre de la haine ethnique et de la
discrimination », s'est encore distingué
dans des mensonges éhontés
et sans scrupule alors que la vérité ne cesse d'éclater même devant ses yeux.
Ceci s'est encore manifesté à l'occasion
de “Unity Club Intwararumuli” du 22 Mai 2026 et présidée par Jeannette Nyiramongi Kagame l'épouse du dictateur Paul Kagame.
Ce “Unity Club” est une Messe célébrée annuellement par la First Lady et réunissant tous les dignitaires du régime, ceux encore en fonction ou
anciens: Ministres du gouvernement, Parlementaires (Sénateurs
et Députés), Gouverneurs des
provinces, Officiers généraux
de l'armée et la Police, Directeurs des entreprises para-étatiques, etc. ainsi que leurs
conjoints. Ils se réunissent
donc par centaines voire des milliers.
Preuve s'il en faillait encore que la monarchie féodale Tutsi réinstaurée
en 1994 est encore plus extrémiste
et rétrograde que celle renversée par la Révolution populaire de 1959. Actuellement
la femme du monarque régnant
est préparée pour lui succéder et pour cela, elle est placée au-dessus de toutes les
institutions du pays et est patronne
de tous les cadres politiques, hauts fonctionnaires
et agents de l'Etat.
Au cours de cette rencontre de Unity
Club à la fin de la phase des questions-réponses, JD Bizimana a été prié en sa qualité de Ministre soi-disant de l'Unité des Rwandais de prendre la parole
pour clore les débats. Il a
alors abordé la question des Tutsis
dans les Forces Armées
Rwandaises (FAR) depuis leur création
en 1960 jusqu'à leur
disparition en 1994. Comme on
peut l'entendre et le voir dans cette vidéo vers la fin, le sieur JD Bizimana a tout faux et même a floré la calomnie et le déni de justice, des crimes punissables,
comme nous allons le montrer !
Quelques
points soulevés
JD Bizimana a évoqué 2 aspects pour tenter de démontrer que les régimes de la Première et la Deuxième République discriminaient les Tutsi au sein des forces de défense et de sécurité.
1). Il a parlé de l'autorisation de mariage que devait obtenir l'officier en prétendant qu'il était interdit à un officier de l'armée, la police ou la gendarmerie, d'épouser une femme d'ethnie Tutsi.
2). Il a aussi parlé d'un document d'archives datant de 1991 et dans lequel une Commission des officiers des FAR a défini l'ennemi qui avait attaqué le Rwanda en 1990. Le même ministre prétend que ce document constituerait la preuve que le Haut Commandement des
FAR a planifié le génocide rwandais d'avril 1994.
Dans
les deux cas il avait tout faux comme nous allons le démontrer.
Les
faits et bases légales
1-Mariage
de l'Officier
La tradition qui veut que l'officier qui veut se marier demande
l'autorisation à sa
hierarchie a été ou est encore d'usage dans toutes les armées du monde. Cette autorisation
du Haut commandement qui n'avait rien à voir dans le choix du conjoint était uniquement d'ordre administratif et
logistique et surtout opérationnel
(état civil, logement,
disponibilité au service...),
pour une meilleure gestion du personnel.
Dans
ce cadre il sied de rappeler que les FAR ont eu pour encêtres l'Armée belge, la Force publique, la Garde nationale de
1960 à 1973-1974 avec la
dissolution de la Police Nationale et la création de la Gendarmerie nationale. Leurs Règlements militaires étaient quant au fond donc calqués sur ceux de l'armée belge et mais adaptés aux réalités locales pour la forme.
Voyons
maintenant quelles étaient
les exigences et procédures
en ce qui concerne le mariage d'un officier de la Garde nationale ou des FAR.
L'officier
qui envisageait de se marier devait déposer son dossier à
son commandant d'unité pour
le transmettre à
l'Etat-Major.
Ce dossier comprenait les trois Attestations communales courantes délivrées à sa prétendente à savoir:
-
l'attestation d'identité complète;
-
l'attestation de bonne conduite vie et moeurs;
-
l'attestation de célibat.
Le
dossier devait contenir en plus un extrait du casier judiciaire de la prétendante.
A ce
dossier
déposé par l'officier
s'ajoutait le Rapport du
Commandant de
place du lieu de
résidence (quelques
fois
et/ou du lieu de
travail) de la
prétendante indiquant
que celle-ci est bien connue dans sa circonscription militaire et que son
mariage avec un
officier ne
porterait pas
préjudice à l'honneur
de l'officier et donc
à la
réputation des FAR.
Ce dossier était alors transmis par le Chef Etat-Major avec avis au Ministre de la Défense.
Le Ministre soumettait le dossier au Président de la République
pour qu'il signe l'autorisation, en exprimant un souhait et voeux de bonheur et de prospérité au futur couple. La lettre constituait un cadeau et une distinction fabuleuse pour
chaque officier de telle sorte qu'elle était toujours conservée
dans un cadre métallique à côté des diplômes et autres brevêts.
Dans
toute cette procédure, il n'était dit nulle part que la prétendante ne devait pas être d'ethnie Tutsi. Et aucun refus
d'autorisation n'a jamais été émis à cause de ce motif. Le Ministre JD
Bizimana invente et ment sur toute la ligne sur ce point.
2-Définition
de l'Ennemi par les FAR en guerre
Contexte
historique
Dans
leurs efforts de défense légitime du pays contre l'agression et l'invasion
injuste des éléments Tutsi de l'Armée Ougandaise regroupés au sein du Front Patriotique
Rwandais (FPR), un document secret a été élaboré par une commission mise sur
pied par le Ministre de la Défense et diffusé aux Unités par l'Etat-Major des
FAR en décembre 1992.
Cette note intitulée «Diffusion de l’information» et classée « SECRET»
informait ces responsables de l’essentiel des résultats des travaux d’une
commission qu’ils avaient eux-mêmes mis en place en décembre 1991. Elle reprenait
de larges extraits de la note du Chef d’Etat-Major qui faisait en tout 14
pages. Lors des procès devant
le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR), le Procureur n’a cessé
de brandir ce document dans chaque affaire concernant des officiers FAR en
exagérant son impact et quelques fois en sortant maladroitement certains
passages du document de leur contexte pour mieux accréditer sa these.[1]
Genèse de ce document polémique
A
l'issue d'une réunion tenue à Kigali le 04/12/1991 et regroupant différents
responsables militaires, il fut créée une commission composée de 10 officiers
et dont le mandat était de pousser les réflexions afin de répondre à la
question:"Que faut-il faire pour vaincre l'ennemi sur le plan
militaire, médiatique et politique?" Après quelques semaines, la
Commission a fourni un rapport fouillé dont l'un des chapitres définissait
l'ennemi avec lequel les FAR se battaient.
Dans une note classifiée "SECRET" et datée du 21 septembre 1992, le
Chef EM AR envoya aux Commandants d'unités et de Secteurs une synthèse du
document qui avait été produit par la Commission. Cette synthèse reprenait
notamment la définition et l'identification de l'ennemi telles que les avait
adoptées la commission ad hoc.
La note du Chef EM AR fut pour la première fois rendue publique à l'occasion du
passage au Rwanda de la « Commission
Internationale d'Enquête sur les violations des Droits de l'Homme au Rwanda»
qui séjourna dans ce pays du 07 au 21 janvier 1993.
Depuis lors, cette note est devenue l'un des documents les plus médiatisés de
l'Histoire militaire. Certains ont même cru détenir là une ultime preuve de la « planification » du génocide par les
FAR. Pourtant, elle ne mérite pas cette grande publicité, tellement elle
apparaît aux yeux des spécialistes comme ordinaire et à la limite banale. Tout
au plus, sa diffusion devait constituer un cas flagrant de divulgation des
secrets militaires et tre traité comme tel. Au lieu de
cela, c’est son contenu qui sera l’objet de controverses.
Comment
les militaires des FAR aux prises avec l'armée du FPR ont-ils défini leur
ennemi?
« L'ennemi
se subdivise en deux catégories:
- L'ennemi principal,
- Les partisans de l'ennemi.
L'ennemi
principal est le Tutsi de l'intérieur ou de l'extérieur extrémiste et
nostalgique du pouvoir, qui N'a JAMAIS reconnu et NE reconnaît PAS encore les
réalités de la Révolution Sociale de 1959, et qui veut reconquérir le pouvoir
au RWANDA par tous les moyens, y compris par les armes.
Le partisan de l'ENI est
toute personne qui apporte tout concours à l'ENI principal. ».[2]
Cette
définition était tout à fait conforme aux principes du Renseignement tant
stratégique que tactique tels qu'ils sont enseignés dans des Ecoles de guerre.
Voici à ce sujet la doctrine en vigueur à l'Institut Royal Supérieur de
Défense (IRSD) de Bruxelles- Belgique.
« Le
Renseignement traite de la connaissance de l'ennemi réel ou potentiel et du
milieu et du milieu qui l'environne. Le Renseignement stratégique est celui
nécessaire à l'élaboration de la ligne de conduite et des plans militaires à
l'échelon national et international (stratégique intelligence). A l'échelon
gouvernemental et à celui du commandement supérieur des forces armées, le but à
atteindre est de déterminer le potentiel de guerre, les faiblesses et les
possibilités d'une puissance ou d'un groupe de puissances étrangères.
A
cette fin, il importera de ne pas se baser exclusivement sur des données
militaires, mais de tenir compte également de données géographiques,
économiques, sociologiques, politiques, culturelles et scientifiques. Le
renseignement stratégique est recherché et produit en temps de paix comme en
temps de guerre.
Le
Renseignement tactique (ou renseignement de combat) comprend la connaissance de
l'ennemi, des conditions atmosphériques et géographiques, et de l'attitude de
la population dans et autour de la zone d'action, nécessaires au commandement
pour la préparation et la conduite des opérations tactiques (combat
intelligence).
Le
contre-renseignement comprend l'ensemble des activités, tant offensives que
défensives, qui visent à identifier et neutraliser la menace pour la sécurité
posée par les services de renseignements ennemis ou par des individus et/ ou
organisations engagés dans l'espionnage, le sabotage et la subversion ».[3]
Quant
à l'ennemi proprement dit, voici ce qu’enseigne le prestigieux Institut:
«Sortes
d'ennemis»: Il faut distinguer:
a. Les ennemis réels: ce sont les ennemis
contre lesquels les opérations sont engagées.
b. Les ennemis potentiels: ce sont des ennemis
possibles qui peuvent constituer une menace pour un pays ou une alliance et
contre lesquels la recherche du renseignement et le contre renseignement sont
particulièrement développées.
c. Les ennemis conventionnels (Eni Conv): ce
sont des ennemis fictifs indispensables à la réalisation d'exercices tactiques
dans le cadre de l'instruction et de l'entraînement du personnel militaire ».[4]
Rappelons
que la Belgique est un état démocratique et qu'elle est membre de
l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) depuis la création de
cette alliance militaire. De ce fait elle ne pourrait donc pas être accusée
d'enseigner dans ses académies militaires des idéologies racistes ou
génocidaires.
La
définition qu'ont donnée les FAR concernant leur ennemi d'alors, correspond-
mutatis mutandis- à celle que pouvait donner n'importe quel Etat-Major
militaire d'un pays en guerre ouverte, quelle soit de caractère interne,
international ou hybride. Bien entendu
sous d'autres cieux, et dans des pays dont les hommes politiques sont de vrais
patriotes, un document pareil n'aurait jamais été rendu public. Il revêtait en
effet un des hauts degrés de classification des documents militaires, à savoir
"SECRET". Dans le cas du Rwanda de 1993, non seulement le document
fut divulgué mais les responsables de cette fuite ne furent jamais inquiétés.
Le seul enseignement que nous retenons de cette histoire est la confirmation de
l'état de déliquescence avancé dans lequel se trouvait la «République
Rwandaise» en 1993.
Appréciations et décisions de Justice
La
Chambre II du TPIR dans son arrêt du 17 mai 2011 dans l’affaire dite «
Militaires II a sans équivoque
estimé que ce document ne constitue en rien une preuve de planification du
génocide. Dans son jugement de plus de 600 pages, la Chambre dit en effet
concernant la «Définition de l’ennemi» donnée par les FAR et la lettre de
diffusion que mme s'il est vrai que la lettre en question renvoie à des catégories semblables à celles visées dans le document sur I'ENI, notamment celle visant les
personnes procédant à des
recrutements au profit du FPR, «il reste que cette classification générale n'est pas suffisante pour établir qu'il y ait eu
planification ou entente en vue de commettre le génocide
».[5]
En
Bref, le document «Les FAR définissent l'Ennemi» se référait aux usages dans toutes les armées de l'OTAN.
Il est conforme à la doctrine
en la matière de l'Institut
Royal Supérieur de Défense (anciennement Ecole de
Guerre) de Bruxelles. Le document produit par la Commision des FAR ne doit pas être considéré comme subversif ou appelant à la violence et encore moins
preuve de planification du génocide. Et ceci comme l'ont démontré dans leurs avis et considérations les experts en la matière dans leurs témoignages devant le TPIR.[6]
Conclusion
Le
Ministre JD Bizimana comme à
son habitude et sur ce point use et abuse de l'adage populaire qui dit “Malheur
aux vaincus”! Il peut continuer à mentir mais qu'il sache que l'Histoire
ne perd jamais la mémoire et ne cache jamais les auteurs du mal!
Le régime Tutsi du FPR de Paul Kagame, et au premier rang le ministre-menteur JD Bizimana, à
travers sa terreur, ses intimidations, ses manipulations, ses mensonges, peut
contraindre le peuple rwandais à s’agenouiller, mais on peut lui assurer d’une
chose: il ne pourra jamais le vaincre.
Le régime Tutsi du FPR de Paul Kagame avec des individus comme JD
Bizimana et en utilisant certains Hutus comme des « cobayes » pour blanchir son
véritable visage criminel, peut falsifier l’Histoire
du Rwanda afin de cacher ses crimes, mais ne réussira jamais complètement à le neutraliser parce que les Rwandais sont conscients,
toujours éveillés face à ses actes maléfiques.
Enfin, il ne pourrait jamais complètement salir l'honneur ni effacer la mémoire des FAR, une armée professionnelle qui a tout donné pour défendre la République Rwandaise et le peuple, hélas dans des circonstances exceptionnelles de basculement du
Monde!
Références:
[1] Affaire N°ICTR-98-41-T l. Dans le
document « Major Aloys Ntabakuze amanded final trial brief, Public redacted
version, 28/05/2007 » p.207, para, 557 à 578 », le Professeur Peter
Erlinder, Avocat principal du Major Ntabakuze co-accusé avec le Colonel Bagosora, met à nu toutes ces manœuvres du Procureur
autour de la « définition de l’ennemi ».
[2] Lettre n°1437/G2.2.4 du 21 septembre 1992 du Chef EM AR à
Liste A et Comdt Sect OPS (Tous), p.1.
[3] Institut Royal Supérieur de Défense, Département Force
Terrestre, Précis G- INT/2.911, LE
RENSEIGNEMENT TACTIQUE, Bruxelles, juillet 1989.
[4] Idem, Précis
G-INT/2.912, L’ENNEMI CONVENTIONNEL, Bruxelles, septembre 1993.
[6] Jugement dans Militaires I et II. Affaire ICTR n°
00-56-T, Le Procuereur contre Augustin Ndindiliyimana, Augustin Bizimungu, François Xavier Nzuwonemeye, Innocznt Sagahutu : JUGEMENT PORTANT CONDAMNATION, page 68-69, §
4.2.1.2. Arusha le 17 mai 2011.
IBIMENYETSO SIMUSIGA BY’UBUTEKAMUTWE BWA TOMASI NAHIMANA
Tariki ya 7 Gicurasi, 2026.
Inyokomputu
imenyereye kunyurwa amanuma, guhinda no gushega. Ibyo bituma benshi muri bo
badafata igihe cyo gutekereza maze itabi ryose isi ibatekereye, bakaritumagura
batazi igitekeye mu nkono.
Nyamara
umuntu wese uzi ubushishozi icyo ari cyo, nta kimenyetso na kimwe atitaho. Nta
gikorwa cyangwa ijambo bitaba bifite igisobanuro. Yezu ni we wigishije ko
uhemutse mu ducye ahemuka no mu byinshi. Uwibye ifaranga rimwe aba yakwiba na
miliyari y’amafaranga. Niyo mpamvu rubanda rugufi igomba kwigishwa gufatira
amaferi mu gihe gikwiye. Ikirinda guhomboka inyuma y’abatekamutwe kandi
bagaragaweho ibimenyetso. Nako ikimenyetso kimwe kirahagije. Umuntu wese wo
muri rubanda rugufi ugihinda inyuma ya Nahimana Tomasi, natege amatwi cyangwa
asome yitonze ibi bikurikira.
1.
Tomasi Nahimana yahinze mu by’igipadiri biramunanira.
Ku
Nyundo ho ntiyajyamweyo no kuba Padiri. Ni ishuri yashakaga. Ariko gushaka
imibereho byatumye akomeza mu Iseminari Nkuru i Rutongo ndetse umwaka
ukurikiyeho ajya i Kagbayi aho yatangiye kwiga filozofiya (muri Philosophicum).
Ubwo 1994 iba irageze, yikoza muri Zayire akiza amagara ye. Bamukozeho ngo
atahe ntiyatindiganyije kuko imibereho yo mu nkambi itari imunyuze. Ubwo
yatashye mu kibaya cya Nyakibanda. Kuko nta yindi mibereho yabonaga, afunga
amaso arashinyiriza. Akomeza guhombeka amaso yubika ingohe kugeza ahawe
ubupadri. Ubwo yikojejemo abona ntacyo arimo kwinjiza mu mufuka gifatika. Kandi
n’igitsina cye kimurusha ibiro. Ubwo yabibayemo atabirimo nibwo aturumbutse
ajya kwishakira imibereho ahandi. Ariko kuko ari umutekamutwe ntiyavugisha
ukuri ngo avuge ko bimunaniye. Kuko yabonaga agomba gukomeza kubirisha mbese
akaba yazaba Bertrand Aristide wa kabiri. Ni bwo umutwe awutetse uramuhira.
Ahari ifaranga hose akahagaba ibitero. Atangira kwifatira abantu ko impamvu
yaretse ubutumwa bwa Kiliziya ari ukubera guharanira ubutabera bw’Abanyarwanda,
none akaba yarahisemo kuba afashije hasi iby’igipadiri. Abandi akababwira ko
ari Papa wamwohereje akamutuma kubohora Abanyarwanda ku ngoyi ya FPR-INKOTANYI.
Ubwo abamuyobotse bose, amafaranga bakayamuhundagazaho, na n’ubu rukigeretse.
Tomasi Nahimana rero ni umutekamutwe kuko yabeshye Kiliziya ngo arayitangiye,
arangije yifatira indi nzira nyamara akomeza gukama abakristu gatolika
ababeshya ko yatumwe na Papa ndetse akomeza no gukorera ubutumwa bwa gipadiri
kuri murandasi kuko mu bundi buryo batabimwemerera. Gusa iyo murandasi ni yo
imunyuze, kuko imuzanira akamiya amira. Mukristu gatolika ukiruka inyuma
y’umutakamutwe Tomasi Nahimana menya ko uri mu kintu gisa n’idini ry’icyaduka
Nahimana ahagarariye. Uzagishe inama Padri mukuru wa Paruwasi utuyemo
azakubwira amabwiriza ya Kiliziya ku birebana n’abavuye mu gipadiri nka Tomasi
Nahimana. Kwigishwa na we Ijambo ry’Imana ni nko gutaha ubukwe bw’umukobwa
wijyanye.
2.
Nk’umutekamutwe w’umunyamwuga, Nahimana Tomasi yabeshye kenshi Abanyarwanda.
DORE BIMWE MU BINYOMA BYE ICUMI BYAGOMBYE GUTUMA UMUCIKAHO BURUNDU:
2.1.
URUGENDO AVUGA KO YAKOZE AJYA KWIYAMAMAZA MU RWANDA MU MATORA YO MURI 2017.
Genda
Nahimana uri inzobere mu kubeshya! Icyambere cyo nta shyaka wari usanze mu
Rwanda ryagutanzeho umukandida kandi ryemewe na Kalinga. Ariko ubeshya abantu
ngo ugiyeyo. Ngo Inkotanyi zagutinye ziguhagarikira mu nzira. Zigutinya se wari
witwaje intwaro zingana iki zo kuzirasa? Icyo bikoze uvuga ko hari umugore
mwari muri kumwe! Niba koko hari n’aho mwageze maze mugakimirana, mwari
mwasohokeyeyo ngo mwiganirire, dore ko kuri iyo ngingo naho wigize kabuhariwe.
Injiji ni ziriya zose zaguhaye amafaranga ngo ugiye kwiyamamaza. Injiji ni
bariya bose bemeye ikinyoma cyawe ngo Kalinga yaguhagarikiye mu nzira. Niba
hari n’ibyo yaba yaranditse, ni ibyo mwembi na Kalinga mwari muziranyeho ngo
musangire amafaranga y’inyokomputu. Nahimana we! Uri umutekamutwe wo mu rwego
rwo hejuru.
2.2.
KWIGIRA PEREZIDA WA GUVERINOMA ITABAHO.
Iki
gikorwa ubanza uri uwa mbere wagikoze ma mateka y’isi. Uri kabuhariwe mu
butekamutwe. Kubona warubatse guverinoma mu kirere kandi injiji zikakuyoboka.
Ngayo amafaranga! Ugera n’aho ushinga igisirikare mu kirere, maze utangira
gutanga amapeti! Ubwo injiji zirakuyoboka ngo uzigire za majenerali!
Ntiwarekeye aho ahubwo washyize aho mu kirere ngo n’inteko ishinga amategeko
ndetse ushyiraho ngo n’urukiko rwa rubanda. N’uko injiji zirakuyoboka karahava.
Kuko wari umaze kugwiza ifaranga ukajya ubavunguriraho. Maze bamara kurigata ku
idolari cyangwa ihero bakakurigata mu nnyo bakuvuga ibigwi utigeze, utazigera
unagira.
2.3.
KAGOMA IGIHUMBI.
Ubutekamutwe
ni uruganda ruhora rubyara ibinyoma kugira ngo rudahomba. Ibyo wari ubizi. Niyo
mpamvu iyo wabonaga ikintu abantu bamaze kukijora wahitaga uzana akandi gashya.
Wigeze rero kwadukana ibyo wise KAGOMA 1000! Ngo zo kugufasha gutumura
Inkotanyi! Ubwo kagoma zararirimbwe ziranaguruka kuri murandasi ariko biherera
ahongaho. Ubundi ifaranga izo kagoma zagowe ziguha urikubita umufuka byose
birangirira aho. Abantu mwese mwiyandikishije muri za Kagoma mwabaye injiji
mbi. Mumenye ko amazina yanyu n’aho mubarizwa byagejejwe mu Rugwiro. Niba
mutari muzi ko Nahimana akorana na Namuhoranye nimubimenye maze muve
inyuma y’uwo mutakamutwe.
2.4.
PASEPORU CYANGWA URWANDIKO RWO GUSOHOKA NO KUGARUKA MU GIHUGU.
Ubutekamutwe
bwa Tomasi Nahimana bwishyize ahagaragara aho atangiye kugurisha inyandiko
zitemewe. Ibi byari bigamije kwigwizaho umutungo no kumenya aho inyokomputu
iherereye kugira ngo abigeze kuri Namuhoranye na ba sebuja. Birababaje
kubona umuntu wabeshyaga ko aharanira uburenganzira bw’abarenganye ari we uza
kubasonga akoresheje ubujura n’ubugambanyi. Ariko se kuki abantu baba injiji
bigeze aho koko? Umuntu yaguha uburenganzira bwo kwinjira no gusohoka mu gihugu
atagira? Kuki inyokomputu yanga rwose ikarindagira?
2.5.
MILIYONI YA DEMOKRASI.
Si
miliyoni y’Amanyarwanda. Ni miliyoni y’Amahero! Yayisabye ashimitse ngo
nibamuhe miliyoni y’amahero atumure kariya gatsiko! Kugeza ubu ntituzi ayo
yahawe uko angana n’icyo yayamajije. Gusa ikizwi ni uko atongeye kugira icyo
abivugaho. N’abashatse kubimenya, bakabimubaza, arimo arabahiga ngo abatsinde munsi y’ikanifu! Narye ariko ntazaryoherwa. Abamuhaye inturo ni bo bavuga ngo «biens
mal acquis ne profitent jamais». Ducishirije bikavuga ngo «ibyo waronse
mu manyanga, ntuzigera ubinezerwamo». Nta gushidikanya ko ubujura
n’ubutekamutwe bwa Nahimana buzageraho bukamugwa hejuru kandi bikabonwa na
bose. Nibitabera hano ku isi bizabera no mu bundi buzima. Ibyibano urabirya
bikakuniga! Gusa ibyo byateye inkunga Kalinga kuko byaciye intege abantu
bashoboraga gutera inkunga ibikorwa nyabyo byo kubohoza gakondo ya rubanda
rugufi.
2.6.
IRIMBI MU KIRERE.
Ubutekamutwe
bwa Nahimana bwageze aho bujyana amazina y’abantu bapfuye bakayamanika mu
kirere, barangiza bakabashinyagurira ngo nibaruhukire mu mahoro. Erega
bigahinduka umuhango wo guhamba mu kirere! Aya yo ni amahano mu yandi. Ni
ugushinyagurira abo ba nyakwigendera. Ariko no muri ayo mahano, inyokomputu
yamuhombotse inyuma. Nuko ifaranga batangaga ngo abazamure mu kirere, we
arikubita umufuka! Nuko ashaka indi karita yo gukina mu rusimbi rwe yise
politike.
2.7.
UMUKANDIDA PEREZIDA MU 2024.
Noneho
yarabiciye biracika. Dore ko amafaranga yari amaze kuyagwiza. Yakumuruye
inyokomputu imuhombokaho bazenguruka hafi isi yose ngo mu cyo bise «CONVENTION».
We yari azi neza ko atazajyayo. Abantu be b’imena na bo babizi. Ariko babeshya
rubanda karahava. Maze ab’injiji barabayoboka. Amafaranga barabarundira.
Indirimbo ziraririmbwa. Imicezo iracezwa. Umukandida ntiyigera ajya
kwiyamamaza. Ubuzima burakomeza. Kandi inyokomputu ikomeza kumushega inyuma.
Ibi binyibutsa ibyabaye mu myaka ya 2000, ubwo hari idini ntavuze ryigishije
abantu ko mu 2000 isi izashira. Ubwo abayoboke baryo bariteguye. Abahinzi
bareka guhinga. Umwaka wa 2000 uragera urinda urangira isi ikiri ntaraga. None
turi mu 2026. Gusa ikibabaje ni uko inyokomputu yakomeje kuguma muri iryo
ngirwadini. None idini ry’umutekamutwe Nahiimana na ryo ryasezeranyije
abayoboke baryo ko umukandida waryo rukumbi agiye mu Rwanda kwiyamamaza muri
2024. Ntiyigeze ajyayo. Ubu turi muri 2026 kandi abo bayoboke baracyari muri
iryo dini. Aho amaherezo ntibazamera nka cya korondwe cyumiye ku mwite!
2.8.
IBITERANE BYO GUTORAMO INOTE NO GUSABANA N’ABASIZOYE «CONVENTIONS».
Ibi
biterane, ingirwadini rya Nahimana ryabyise «Konvasiyo» (CONVENTION).
Iri ni ijambo yibye Abanyamerika ariko ariha icye gisobanuro. Muri Leta Zunze
Ubumwe za Amerika (USA) buri shyaka rifite umukandida, rigira igihe cyo
kumwimika ngo arihagararire nyuma yo guhigika abandi yahatanaga na bo binyuze mu
matora y’abarwanashyaka. Ngira ngo muzi uburyo BARACK OBAMA yahanganye
na HILARY CLINTON kandi bose ari abademokrate. Aho OBAMA atsindiye
yegukanye kuba umukandida rukumbi w’ishyaka rirangwa n’ibara ry’ubururu, iryo
shyaka ryakoze CONVENTION. Ni ukuvuga ryarahuye rirongera ririyunga,
abari baratukanye barahoberana, maze bose bafatana urunana bihuriza ku
mukandida umwe wagombaga guhangana n’umukandida w’abarepublikani barangwa
n’ibara ritukura. Icyo gihe umukandida wabo yari JOHN McCAIN. Convention
rero iba rimwe kuri buri shyaka bimika umukandida wabo ndetse biba ari n’uburyo
bwo kumwamamaza. Umutekamutwe Nahimana rero yafashe iryo jambo maze
ararisambanyisha. Nguwo mu Bufaransa (i Paris), muri Malawi, muri Afurika
y’Epfo, muri Amerika (i Washingitoni DC), muri Ositarariya, muri Canada. Urumva
ko imigabane hafi ya yose yayihetuye. Asigaje kujya i Tokiyo cyangwa ahandi
muri Aziya. Mwibuke ukuntu abayoboke b’ingirwadini ye bamusimbije iruhande
rw’inzu ikoreramo abadepite bo muri Amerika! Inyokomputu izi guhinda no gushega
kubi! Koko nta soni mugasimbiza umujura n’umutekamutwe kuriya? Ariko nta mugayo
bamwe mwabaga mukutse «imivure» yabazaniye. Abandi mugaragura amabondo muhaze
ifaranga abaha ngo mukomeze mumwiruke inyuma nk’impumyi.
2.9.
KAMINUZA YA POLITIKE NA KAMINUZA YA GISIRIKARE MU KIRERE.
Umutekamutwe
Nahimana yashinze kaminuza mu kirere kandi inyokomputu iramuyoboka. Nguwo ngo
arategura abazaba abategetsi! Ese hari irindi shuri ku isi rifite intego
nk’iyo? Ni we wenyine urifite ku isi. Ishuri ritegura abategetsi! Yewe ni akaga
kubona injiji ziza kuhigisha, maze n’izindi zikaza kuhiga. Uwo mutekamutwe aba
azi no kubihimbaza no kubikabiriza bityo abatazi uko ubutekamutwe bukora
bakagwa mu mutego nta rutangira. Nuko we ifaranga akarikubita umufuka. Azi
guhitamo rero ibikurura abantu b’injiji. Ishuri ry’abategetsi! Ishuri
ry’abasirikare bakuru! Mbega ubutekamutwe! Ngaho nimutange ayo amadipolome
yanyu maze ibihugu murimo bibahe akazi! Ariko se naho bakwemera izo mpapuro
z’impimbano ngo ni dipolome, bakwemera ko mubayobora cyangwa mu binjirira mu
gisirikare? Yewe simfe n’uwatetse umutwe, ariko n’abo yawutekeye ni ntabo!
2.10.
COALITION BARINGA.
Nyuma
yo kubyumvikanaho na ba sebuja bari mu Rugwiro, guverinoma ye yarayisheshe.
Maze ayihinduramo icyo yise ROC (Rwandan Opposition Coalition: Ishyirahamwe
ry’abarwanya ubutegetsi mu Rwanda). Aho rero ubutekamutwe bwe bushingiye ni
ugufata abantu bo mu ngirwadini rye akabita impuzamadini. Ubwo kandi
ntiyatindijemo yahise yigira umukandida w’icyo kiryabarezi cye muri 2029!
Kugira ngo akomeze arangaze inyokomputu mu gihe Kalinga ikomeje gucura inkumbi
kandi yica urubozo abashaka ukuri n’ubutabera bose. Dore Uzaramba Karasira
Aimable bamuhitanye. Naho Tomasi Nahimana azajya guhatana n’abo bicanyi mu
2029! Mbese we abona ko ntacyo batwaye Abanyarwanda kugeza mu 2029 aho azajya
kureba uko yahangana na bo. Twizere ko bizageza icyo gihe kalinga
itakivugirizwa izindi ngoma ngo itambirwe n’inyokomputu.
3.
UMWANZURO.
Igihe
kirageze ngo umuntu wese wari uri inyuma y’umutekamutwe Tomasi Nahimana afate
icyemezo kidakuka cyo kumuva inyuma. Abakoranye na we mukabona ibibi bye
mwikomeza kumuhishira. Mwigira ubwoba bw’uko yabata mu nsi y’ikanifu. Nimutange
icyiru cy’ubujiji mwagize icyo gihe, maze mujijure abo Nahimana na
Namuhoranye na Kalinga yabo barimo kujijisha. Abakristu Gatolika munenye ko
Tomasi Nahimana yavuye mu gipadiri. Nimureke gukomeza kumubonamo intumwa ya Papa
na Kiliziya ayoboye, ahubwo mumubonemo umutekamutwe, mumuhunge rwose, kandi
mwamagane ubujura n’ubugambanyi bwe bwitwaje intwaro y’ubutekamutwe.
Indi
nkuru bijyanye:
ABAPARMEHUTU DUHANGANYE N’ABANYEPOLITIKI N’ABARWANYI B’ABATEKAMUTWE BIYITA OPPOSITION NYARWANDA.