Le Mémorial de Paris et les questions qu'il soulève.
Mémorial de Paris |
L’histoire est toujours juste ; le temps jugera les faits.
Ce
que je peux dire, c’est qu’il est tout à fait juste de se souvenir des
innocentes victimes du génocide et de faire en sorte que l’histoire de ce qui
s’est passé ne soit pas effacée.
Cependant,
certaines questions se posent :
Commémorer
les victimes du génocide en présence de Paul Kagame, alors que son régime a
envoyé certains rescapés du génocide en prison injustement et en a assassiné
d’autres.
Les
exemples sont nombreux
Si
l’on demandait à Kagame les noms de plusieurs de ces survivants, où ils se
trouvent et pour quelles raisons ils ont été persécutés, que répondrait-il?
En
voici quelques-uns :
1.
Rwigara Assinapol
2.
Kizito Mihigo
3.
Thadey Muyenzi
4.
Venuste Rwabukamba
5.
Christian Maniriho
6.
Padiri Dominique Karekezi
7.
Richard Mazimpaka
8.
John Ndagijimana
9.
Jean-Paul Mwiseneza
10.
Anicet Kanamugire
11.
Jean Bosco Namahoro
12.
Christine Iribagiza
13.
Niyomugabo Gerard Nyamihirwa
14.
Gustave Makonene
15.
Aimé Ntabana
16.
John Ndagijimana
17.
John Muhinda
18.
Virginie Nyiraneza
19.
Immaculée Mukaruzima
20.
Elizaphan Nyemazi
21.
Ntamuhanga Cassien
22.
Aimable Karasira Uzaramba
23.
Milimo Gaspard
24.
Ndasingwa Landouard Lando
25.
Myasiro Mathias
26.
Seburikoko
27.
Ruzibiza Abdul Joshua
Sans
oublier des centaines de jeunes Tutsi du Rwanda qui fuyaient les massacres des
Interahamwe du MRND et des Techniciens du FPR dans les zones conquises et
contrôlées par les Inkotanyi de Paul Kagame.
Malheureusement,
ces jeunes Tutsi et Hutu furent tués par le DMI du Général Kayumba Nyamwasa et
de James Kabarebe (système AGAFUNI).
Selon
des observateurs avertis, de nombreuses autres victimes réclament encore
aujourd’hui une justice équitable.
Pour
certains critiques, le mémorial de Paris ne constitue pas uniquement un lieu de
mémoire destiné aux victimes. Ils estiment qu’il s’inscrit également dans des
logiques politiques, diplomatiques et économiques dépassant la seule dimension
mémorielle.
Ces
critiques considèrent que certaines questions fondamentales demeurent
insuffisamment abordées :
•
Qui furent les auteurs des violences?
•
Qui furent les victimes ?
•
Quelle communauté a subi les pertes les plus importantes ?
•
Quel fut le rôle du Front patriotique rwandais (FPR) dans le conflit ?
•
Quel fut celui des Forces armées rwandaises (FAR)?
•
Quels événements ont précédé et accompagné la guerre déclenchée le 1er octobre
1990?
Une
contestation du récit historique dominant
Cette
histoire a été écrite par l'armée ougandaise de Yoweri Kaguta Museveni
Tubuhaburwa Jjaja, sur ordre et dans l'intérêt de ses patrons, le grand Empire
britannique et ses alliés.
La
guerre d’octobre visait l'extermination des peuples bantous d'Afrique afin de
conquérir leurs terres et d'y établir un nouvel État d’Israël, comme l'avait
prévu le président Theodor Herzl, fondateur du sionisme, avant sa mort en 1904.
Selon
cette lecture de l’histoire, le récit généralement admis a été largement
influencé par les vainqueurs du conflit.
Les
défenseurs de cette thèse considèrent que certains aspects de l’histoire du
Rwanda, notamment les événements de 1959, la guerre commencée en 1990 et les
violences ayant touché diverses communautés, mériteraient un examen plus
approfondi à partir des archives, témoignages et documents historiques
disponibles.
Ils
estiment que la mémoire collective devrait intégrer toutes les victimes et
permettre un débat ouvert sur les responsabilités de l’ensemble des acteurs
impliqués.
Ce
que font certaines autorités françaises avec le gouvernement de Paul Kagame
est, selon eux, une conspiration criminelle visant la culpabilisation des Hutus
comme ethnie criminelle et la victimisation de tous les Tutsis comme ethnie
victime, y compris les criminels connus, les agresseurs de l’armée ougandaise,
y compris le général Paul Kagame, sans oublier les auteurs et planificateurs de
cette guerre d’extermination du peuple bantou africain.
Le
roi Kigeli V Ndahindurwa et son groupe d’extrémistes tutsis, INDATWA, ainsi que
leurs groupes terroristes appelés « armée royale », ont planifié et perpétré
des massacres dans tout le pays, tuant les dirigeants et les membres de la
communauté hutu qui souhaitaient un changement pacifique et revendiquaient que
le peuple hutu ait les mêmes droits que le peuple tutsi.
Un
mouvement de résistance hutu contre l'esclavage et la servitude des Tutsis a
été organisé pour défendre le bas peuple. La milice du roi Kigeli a tué de
nombreux Hutus, dont Kanyaruka François, un commerçant de Butare qui avait fui
avec sa famille à Ngozi, au Burundi. Le 11 novembre 1959, il fut tué en même
temps qu’un Burundais, Renzaho, qui l’hébergeait.
Leurs
femmes et leurs enfants ont été arrêtés et amenés au Rwanda comme otages. Ils
furent emmenés au palais du roi Kigeli, à Rukali, dans le territoire de Nyanza,
le 12 novembre 1959. Ils n’ont jamais été revus.
Après
les massacres visant à éliminer les dirigeants hutus et les personnes qui
voulaient se débarrasser du servage et du clientélisme tout en revendiquant
l'indépendance, la Belgique et l'ONU ont organisé un film intitulé Justice pour
les massacres de 1959.
La
cour était composée exclusivement de juges et d’avocats belges.
La
majorité des criminels ont été arrêtés et jugés, à l'exception de Kigeli V
Ndahindurwa, seul à bénéficier de l’immunité de chef de l’État.
Deux
criminels notoires, Kayihura Michel, chef des milices et du groupe
d’extrémistes tutsis INDATWA, et un Mutwa, Rwevu Ndolimana, agent du Palais
royal, ont échappé à la justice. Ils ont été jugés par défaut.
Dans
ce film, des criminels ont été jugés et punis en 1960.
Le
roi Kigeli V Ndahindurwa, protégé par l’administration de tutelle belge, s’est
vu offrir une occasion de s'évader. On a affirmé qu'il se rendait à Kinshasa
pour assister aux cérémonies célébrant l'indépendance du Congo. Il s'y est
rendu seul, sans délégation ni escorte.
Ils
l'ont aidé à se rendre aux États-Unis, à Washington, où il a pu plaider la
cause de ses criminels auprès de ses soutiens à l'ONU afin d'obtenir une
amnistie générale pour tous les assassins de l'UNAR.
L'ONU,
par sa résolution n° A/RES/1579 du 20 décembre 1960, a ordonné que tous les
assassins de l'UNAR bénéficient d'une amnistie. Ils furent immédiatement
libérés afin de pouvoir participer aux élections du Référendum Kamarampaka,
dont Kigeli lui-même avait demandé l'organisation et la supervision par l'ONU.
Seuls
les assassins de l'UNAR furent libérés. Parmi eux figurait le père de
Nyiramongi Jeannette, première dame du Rwanda, Murefu Léonard, numéro 45 sur la
liste des amnistiés.
Après
la prise du pouvoir par l’armée de Museveni et Kagame, Murefu fut tué par
l’armée de Kagame en 1995, à Kicukiro, près de Sonatube, dans la ville de
Kigali.
Ce
qui est paradoxal, c’est que les Hutus qui avaient participé aux massacres et
avaient été jugés furent maintenus en prison, car personne n'avait demandé amnistie en leur faveur.
Une
amnistie générale avait été accordée sur la base d'une liste de noms fournie
par Kigeli Ndahindurwa en accord avec le Colonel Logiest.
Cette
amnistie a été accordée sans compensation pour les victimes, dont les biens
avaient été détruits ou pillés.
L'ONU
et l'UNAR avaient donc un objectif commun en établissant un système de justice
pénale qui ne prévoyait ni indemnisation ni dommages-intérêts pour les
victimes.
Les
juges qui ont entendu ces affaires ONU/UNAR et Belgique sont :
1.
Lieutenant-colonel Émile Lamy, Président ;
2.
Les juges:
•
le major Guffens;
•
le major De Coster;
•
le commandant Michel;
•
le lieutenant Frans.
Les
représentants de l'UNAR et les complices de Kigeli au sein de l'ONU sont :
1.
Antoine Houaiss (Brésil);
2.
Martial Asselin (Canada);
3.
Ahmed Ben Alfa (Tunisie).
Cette
histoire fut relayée par la propagande des meurtriers tutsis de Kigeli et de
l'UNAR, avec l'aide de leurs maîtres coloniaux de l'Empire britannique,
utilisant leurs propres journaux et magazines.
Ils
ont répandu le mensonge selon lequel ce sont les Hutus qui ont tué les Tutsis,
incendié leurs maisons, abattu leurs vaches et les ont expulsés du Rwanda. Ce
récit a inspiré plusieurs films du même niveau que celui de Hôtel Rwanda.
La
vérité est qu'à part le Hutu Kanyaruka François, qui a fui au Burundi et y a
été tué par l'armée de Kigeli dirigée par le chef Mbanda et le sous-chef
Rutayisire, l'assassin tutsi Kayihura Michel, qui était un leader du groupe
extrémiste tutsi INDATWA, et le Mutwa Rwevu Ndarimana, personne d’autre n’a fui
en 1959, ni avant le Référendum de 1961. C’est cela la vraie réalité.
Ce
n'est qu'en 2021 que l’on a commencé à découvrir des documents contenant des
preuves tangibles et irréfutables de la vérité.
L'histoire se répète
Compte
tenu des preuves détaillées contenues dans le mémorandum adressé au Conseil de
sécurité des Nations Unies en février 2008 par un groupe de volontaires
rwandais :
1. Général Habyarimana Emmanuel;
2.
Déogratias Mushayidi;
3.
Noël Ndanyuzwe;
4.
Karangwa Semushi.
Il
s'agit d'un dossier rempli de preuves et d'explications sur la façon dont cette
tragédie de guerre d’invasion et d’extermination des Bantous s’est produite au
Rwanda et dans toute la région des Grands Lacs, et qui, aujourd’hui, tente
d’infiltrer l’Afrique noire subsaharienne.
Cette
guerre était planifiée à partir de la présidence de l’Ouganda par Museveni et
ses criminels.
Bien
sûr, sur ordre de l’Empire britannique, des noms comme la baronne Linda Chalker
et Tiny Rowland, l’un des patrons du groupe LONRHO, apparaissent parmi les
planificateurs de ce génocide.
Nous
savons bien qu’il existe un groupe d’élites mafieuses politico-commerciales
françaises qui manipulent des présidents et des politiciens africains, y
compris Paul Kagame, pour massacrer les Hutus du Rwanda et les Bantous
d’Afrique, ainsi que pour piller les ressources naturelles et toutes les
richesses de l’Afrique au profit de ces néocolonialistes anglo-saxons et de
leurs alliés, comme la France et la Belgique.
Le
Mémorial de Paris est purement commercial entre de petits groupes mafieux de
Paris et de Kigali.
Conclusion
Commémorer
le génocide à Paris sans pouvoir évoquer l’attentat contre l’avion transportant
le président rwandais Habyarimana et le président burundais Ntaryamira le
06/04/1994, un attentat considéré comme l’acte déclencheur du génocide et qui a
également coûté la vie à des citoyens français, n’a pas de sens.
Comment
commémorer à Paris sans pouvoir parler du courage des soldats français qui
auraient sauvé plus de 11 000 personnes pendant le génocide dans le camp de
Nyarushishi, à Cyangugu, à l’ouest du Rwanda?
Une
commémoration organisée en présence de Paul Kagame, lui-même accusé de crimes
de guerre, de crimes contre l’humanité, voire de génocide selon le Rapport
Mapping des Nations unies, ayant causé la mort d’innombrables Rwandais et
Congolais avant, pendant et après le génocide sersit-il compréhensible?
Se
souvenir et se reconstruire sera difficile si ceux qui sont accusés de crimes
graves, comme Kagame, sont ceux qui prennent la parole et disent ce qu’ils
veulent afin d’imposer le narratif du pouvoir dictatorial au Rwanda.
Il
est temps que des initiatives comme celle-ci soient davantage confiées aux
survivants qu’à des autocrates et à des criminels présumés comme Paul Kagame.
Le
temps demeure le meilleur juge.
Comme
l’a déclaré Mgr Desmond Tutu:
«
If you are neutral in situations of injustice, you have chosen the side of the
oppressor. »
Et
comme l’affirmait Grégoire Kayibanda:
«Toute ma vie pour vous, mes frères».
L’histoire
finira par établir les responsabilités de chacun. La mémoire des victimes
mérite mieux que les divisions politiques ; elle mérite la vérité, la justice
et le respect.
Me André
Kazigaba
L’histoire est toujours juste; le temps jugera les faits.
Vivre libre ou mourir!
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