Tuesday, June 9, 2026

Rwanda fin mai 2026: Le ministre Jean Damascène Bizimana récidive dans sa campagne de haine, mensonges et tentatives de réécrire l'Histoire du Rwanda.

Dr. Jean Damascène Bizimana

Après s'être attaqué aux pères de la République et de la Démocratie issues de la Révolution Sociale et Populaire de 1959 et leurs héritiers de la Ière et la II ème République, le Tutsi né et élevé dans une famille Hutu de Gikongoro,  Jean Damascène Bizimana, fils biologique du chef monarchiste GAKARA Antoine mais qui l'avait abandonné en 1961 au bourgmestre Hutu BIZIMANA François-Xavier qui l'a élevé et éduqué, s'en pend maintenant aux anciennes Forces Armées Rwandaises (FAR) en salissant leur mémoire au seul prétexte qu'elles ont été vaincues par les forces du Mal en 1994. Il se livre alors à une mauvaise interprétation et une politisation des Règlements Militaires qui régissaient les FAR.

Par Emmanuel Neretse
Bruxelles, Belgique
Le 5 juin 2026

Introduction: cadre et présentation

Dans sa campagne d'intoxication et de réécriture de l'Histoire du Rwanda, le ministre JD Bizimana ayant pour attributions officielles de « Ministre de l’Unité et de la Réconciliation nationale” mais qui s'est intentionnellement dévoyé pour devenir « Ministre de la haine ethnique et de la discrimination », s'est encore distingué dans des mensonges éhontés et sans scrupule alors que la vérité ne cesse d'éclater même devant ses yeux.

Ceci s'est encore manifesté à l'occasion de “Unity Club Intwararumuli” du 22 Mai 2026 et présidée par Jeannette Nyiramongi Kagame l'épouse du dictateur Paul Kagame.

Ce “Unity Club” est une Messe célébrée annuellement par la First Lady et réunissant tous les dignitaires du régime, ceux encore en fonction ou anciens: Ministres du gouvernement, Parlementaires (Sénateurs et Députés), Gouverneurs des provinces, Officiers généraux de l'armée et la Police, Directeurs des entreprises para-étatiques, etc. ainsi que leurs conjoints. Ils se réunissent donc par centaines voire des milliers. Preuve s'il en faillait encore que la monarchie féodale Tutsi réinstaurée en 1994 est encore plus extrémiste et rétrograde que celle renversée par la Révolution populaire de 1959. Actuellement la femme du monarque régnant est préparée pour lui succéder et pour cela, elle est placée au-dessus de toutes les institutions du pays et est patronne de tous les cadres politiques, hauts fonctionnaires et agents de l'Etat.

Au cours de cette rencontre de Unity Club à la fin de la phase des questions-réponses, JD Bizimana a été prié en sa qualité de Ministre soi-disant de l'Unité des Rwandais de prendre la parole pour clore les débats. Il a alors abordé la question des Tutsis dans les Forces Armées Rwandaises (FAR) depuis leur création en 1960 jusqu'à leur disparition en 1994. Comme on peut l'entendre et le voir dans cette vidéo vers la fin, le sieur JD Bizimana a tout faux et même a floré la calomnie et le déni de justice, des crimes punissables, comme nous allons le montrer !

Quelques points soulevés

JD Bizimana a évoqué 2 aspects pour tenter de démontrer que les régimes de la Première et la Deuxième République discriminaient les Tutsi au sein des forces de défense et de sécurité.

1). Il a parlé de l'autorisation de mariage que devait obtenir l'officier en prétendant qu'il était interdit à un officier de l'armée, la police ou la gendarmerie, d'épouser une femme d'ethnie Tutsi.

2). Il a aussi parlé d'un document d'archives datant de 1991 et dans lequel une Commission des officiers des FAR a défini l'ennemi qui avait attaqué le Rwanda en 1990. Le même ministre prétend que ce document constituerait la preuve que le Haut Commandement des FAR a planifié le génocide rwandais d'avril 1994.

Dans les deux cas il avait tout faux comme nous allons le démontrer.

Les faits et bases légales

1-Mariage de l'Officier

La tradition qui veut que l'officier qui veut se marier demande l'autorisation à sa hierarchie a été ou est encore d'usage dans toutes les armées du monde. Cette autorisation du Haut commandement qui n'avait rien à voir dans le choix du conjoint était uniquement d'ordre administratif et logistique et surtout opérationnel (état civil, logement, disponibilité au service...), pour une meilleure gestion du personnel.

Dans ce cadre il sied de rappeler que les FAR ont eu pour encêtres l'Armée belge, la Force publique, la Garde nationale de 1960 à 1973-1974 avec la dissolution de la Police Nationale et la création de la Gendarmerie nationale. Leurs Règlements militaires étaient quant au fond donc calqués sur ceux de l'armée belge et mais adaptés aux réalités locales pour la forme. 

Voyons maintenant quelles étaient les exigences et procédures en ce qui concerne le mariage d'un officier de la Garde nationale ou des FAR.

L'officier qui envisageait de se marier devait déposer son dossier à son commandant d'unité pour le transmettre à l'Etat-Major.

Ce dossier comprenait les trois Attestations communales courantes délivrées à sa prétendente à savoir:

- l'attestation d'identité complète;

- l'attestation de bonne conduite vie et moeurs;
- l'attestation de célibat.
Le Ministre soumettait le dossier au Président de la République pour qu'il signe l'autorisation, en exprimant un souhait et voeux de bonheur et de prospérité au futur couple. La lettre constituait un cadeau et une distinction fabuleuse pour chaque officier de telle sorte qu'elle était toujours conservée dans un cadre métallique à côté des diplômes et autres brevêts.
Voici in extenso la définition donnée:
 - Les partisans de l'ennemi.
Le partisan de l'ENI est toute personne qui apporte tout concours à l'ENI principal. ».[2] 

Le dossier devait contenir en plus un extrait du casier judiciaire de la prétendante.

A ce dossier déposé par l'officier s'ajoutait le Rapport du Commandant de place du lieu de résidence (quelques fois et/ou du lieu de travail) de la prétendante indiquant que celle-ci est bien connue dans sa circonscription militaire et que son mariage avec un officier ne porterait pas préjudice à l'honneur de l'officier et donc à la réputation des FAR.

Ce dossier était alors transmis par le Chef Etat-Major avec avis au Ministre de la Défense.

Dans toute cette procédure, il n'était dit nulle part que la prétendante ne devait pas être d'ethnie Tutsi. Et aucun refus d'autorisation n'a jamais été émis à cause de ce motif. Le Ministre JD Bizimana invente et ment sur toute la ligne sur ce point.

2-Définition de l'Ennemi par les FAR en guerre

Contexte historique

Dans leurs efforts de défense légitime du pays contre l'agression et l'invasion injuste des éléments Tutsi de l'Armée Ougandaise regroupés au sein du Front Patriotique Rwandais (FPR), un document secret a été élaboré par une commission mise sur pied par le Ministre de la Défense et diffusé aux Unités par l'Etat-Major des FAR en décembre 1992.

Cette note intitulée «Diffusion de l’information» et classée « SECRET» informait ces responsables de l’essentiel des résultats des travaux d’une commission qu’ils avaient eux-mêmes mis en place en décembre 1991. Elle reprenait de larges extraits de la note du Chef d’Etat-Major qui faisait en tout 14 pages. Lors des procès devant le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR), le Procureur n’a cessé de brandir ce document dans chaque affaire concernant des officiers FAR en exagérant son impact et quelques fois en sortant maladroitement certains passages du document de leur contexte pour mieux accréditer sa these.[1]

Genèse de ce document polémique

A l'issue d'une réunion tenue à Kigali le 04/12/1991 et regroupant différents responsables militaires, il fut créée une commission composée de 10 officiers et dont le mandat était de pousser les réflexions afin de répondre à la question:"Que faut-il faire pour vaincre l'ennemi sur le plan militaire, médiatique et politique?" Après quelques semaines, la Commission a fourni un rapport fouillé dont l'un des chapitres définissait l'ennemi avec lequel les FAR se battaient.

Dans une note classifiée "SECRET" et datée du 21 septembre 1992, le Chef EM AR envoya aux Commandants d'unités et de Secteurs une synthèse du document qui avait été produit par la Commission. Cette synthèse reprenait notamment la définition et l'identification de l'ennemi telles que les avait adoptées la commission ad hoc.

La note du Chef EM AR fut pour la première fois rendue publique à l'occasion du passage au Rwanda de la « Commission Internationale d'Enquête sur les violations des Droits de l'Homme au Rwanda» qui séjourna dans ce pays du 07 au 21 janvier 1993.

Depuis lors, cette note est devenue l'un des documents les plus médiatisés de l'Histoire militaire. Certains ont même cru détenir là une ultime preuve de la « planification » du génocide par les FAR. Pourtant, elle ne mérite pas cette grande publicité, tellement elle apparaît aux yeux des spécialistes comme ordinaire et à la limite banale. Tout au plus, sa diffusion devait constituer un cas flagrant de divulgation des secrets militaires et être traité comme tel. Au lieu de cela, c’est son contenu qui sera l’objet de controverses.

Comment les militaires des FAR aux prises avec l'armée du FPR ont-ils défini leur ennemi?

« L'ennemi se subdivise en deux catégories: 

 - L'ennemi principal,

L'ennemi principal est le Tutsi de l'intérieur ou de l'extérieur extrémiste et nostalgique du pouvoir, qui N'a JAMAIS reconnu et NE reconnaît PAS encore les réalités de la Révolution Sociale de 1959, et qui veut reconquérir le pouvoir au RWANDA par tous les moyens, y compris par les armes.

Bases scientifiques et méthodologie

Cette définition était tout à fait conforme aux principes du Renseignement tant stratégique que tactique tels qu'ils sont enseignés dans des Ecoles de guerre. Voici à ce sujet la doctrine en vigueur à l'Institut Royal Supérieur de Défense (IRSD) de Bruxelles- Belgique.

« Le Renseignement traite de la connaissance de l'ennemi réel ou potentiel et du milieu et du milieu qui l'environne. Le Renseignement stratégique est celui nécessaire à l'élaboration de la ligne de conduite et des plans militaires à l'échelon national et international (stratégique intelligence). A l'échelon gouvernemental et à celui du commandement supérieur des forces armées, le but à atteindre est de déterminer le potentiel de guerre, les faiblesses et les possibilités d'une puissance ou d'un groupe de puissances étrangères.

A cette fin, il importera de ne pas se baser exclusivement sur des données militaires, mais de tenir compte également de données géographiques, économiques, sociologiques, politiques, culturelles et scientifiques. Le renseignement stratégique est recherché et produit en temps de paix comme en temps de guerre.

Le Renseignement tactique (ou renseignement de combat) comprend la connaissance de l'ennemi, des conditions atmosphériques et géographiques, et de l'attitude de la population dans et autour de la zone d'action, nécessaires au commandement pour la préparation et la conduite des opérations tactiques (combat intelligence).

Le contre-renseignement comprend l'ensemble des activités, tant offensives que défensives, qui visent à identifier et neutraliser la menace pour la sécurité posée par les services de renseignements ennemis ou par des individus et/ ou organisations engagés dans l'espionnage, le sabotage et la subversion ».[3]

Quant à l'ennemi proprement dit, voici ce qu’enseigne le prestigieux Institut:

«Sortes d'ennemis»: Il faut distinguer:

 a. Les ennemis réels: ce sont les ennemis contre lesquels les opérations sont engagées.

 b. Les ennemis potentiels: ce sont des ennemis possibles qui peuvent constituer une menace pour un pays ou une alliance et contre lesquels la recherche du renseignement et le contre renseignement sont particulièrement développées.

 c. Les ennemis conventionnels (Eni Conv): ce sont des ennemis fictifs indispensables à la réalisation d'exercices tactiques dans le cadre de l'instruction et de l'entraînement du personnel militaire ».[4]

Rappelons que la Belgique est un état démocratique et qu'elle est membre de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) depuis la création de cette alliance militaire. De ce fait elle ne pourrait donc pas être accusée d'enseigner dans ses académies militaires des idéologies racistes ou génocidaires.

La définition qu'ont donnée les FAR concernant leur ennemi d'alors, correspond- mutatis mutandis- à celle que pouvait donner n'importe quel Etat-Major militaire d'un pays en guerre ouverte, quelle soit de caractère interne, international ou hybride.  Bien entendu sous d'autres cieux, et dans des pays dont les hommes politiques sont de vrais patriotes, un document pareil n'aurait jamais été rendu public. Il revêtait en effet un des hauts degrés de classification des documents militaires, à savoir "SECRET". Dans le cas du Rwanda de 1993, non seulement le document fut divulgué mais les responsables de cette fuite ne furent jamais inquiétés. Le seul enseignement que nous retenons de cette histoire est la confirmation de l'état de déliquescence avancé dans lequel se trouvait la «République Rwandaise» en 1993.

Appréciations et décisions de Justice

Dans ses conclusions et arrêts une des Chambres du TPIR a arrêté que ce document ne constitue pas la preuve de la planification du génocide.

La Chambre II du TPIR dans son arrêt du 17 mai 2011 dans l’affaire dite « Militaires II a sans équivoque estimé que ce document ne constitue en rien une preuve de planification du génocide. Dans son jugement de plus de 600 pages, la Chambre dit en effet concernant la «Définition de l’ennemi» donnée par les FAR et la lettre de diffusion que même s'il est vrai que la lettre en question renvoie à des catégories semblables à celles visées dans le document sur I'ENI, notamment celle visant les personnes procédant à des recrutements au profit du FPR, «il reste que cette classification générale n'est pas suffisante pour établir qu'il y ait eu planification ou entente en vue de commettre le génocide ».[5]

En Bref, le document «Les FAR définissent l'Ennemi» se référait aux usages dans toutes les armées de l'OTAN. Il est conforme à la doctrine en la matière de l'Institut Royal Supérieur de Défense (anciennement Ecole de Guerre) de Bruxelles. Le document produit par la Commision des FAR ne doit pas être considéré comme subversif ou appelant à la violence et encore moins preuve de planification du génocide. Et ceci comme l'ont démontré dans leurs avis et considérations les experts en la matière dans leurs témoignages devant le TPIR.[6]

Conclusion

Le Ministre JD Bizimana comme à son habitude et sur ce point use et abuse de l'adage populaire qui dit “Malheur aux vaincus”! Il peut continuer à mentir mais qu'il sache que l'Histoire ne perd jamais la mémoire et ne cache jamais les auteurs du mal!

Le régime du FPR, et au premier rang le ministre-menteur JD Bizimana, à travers sa terreur, ses intimidations, ses manipulations, ses mensonges, peut contraindre le peuple rwandais à s’agenouiller, mais on peut lui assurer d’une chose: il ne pourra jamais le vaincre.

Le régime Tutsi du FPR de Paul Kagame avec des individus comme JD Bizimana et en utilisant certains Hutus comme des « cobayes » pour blanchir son véritable visage criminel, peut falsifier l’Histoire du Rwanda afin de cacher ses crimes, mais ne réussira jamais complètement à le neutraliser parce que les Rwandais sont conscients, toujours éveillés face à ses actes maléfiques.

Enfin, il ne pourrait jamais complètement salir l'honneur ni effacer la mémoire des FAR, une armée professionnelle qui a tout donné pour défendre la République Rwandaise et le peuple, hélas dans des circonstances exceptionnelles de basculement du Monde!

Références:

[1] Affaire N°ICTR-98-41-T l. Dans le document « Major Aloys Ntabakuze amanded final trial brief, Public redacted version, 28/05/2007 » p.207, para, 557 à 578 », le Professeur Peter Erlinder, Avocat principal du Major Ntabakuze co-accusé avec le Colonel Bagosora, met à nu toutes ces manœuvres du Procureur autour de la « définition de l’ennemi ».

[2] Lettre n°1437/G2.2.4 du 21 septembre 1992 du Chef EM AR à Liste A et Comdt Sect OPS (Tous), p.1.

[3] Institut Royal Supérieur de Défense, Département Force Terrestre, Précis G- INT/2.911, LE RENSEIGNEMENT TACTIQUE, Bruxelles, juillet 1989.

[4] Idem, Précis G-INT/2.912, L’ENNEMI CONVENTIONNEL, Bruxelles, septembre 1993.

[5] Affaire ICTR n° 00-56-T, Le Procuereur contre Augustin Ndindiliyimana, Augustin Bizimungu, François Xavier Nzuwonemeye, Innocznt Sagahutu : JUGEMENT PORTANT CONDAMNATION, page 68-69, § 4.2.1.2. Arusha le 17 mai 2011. BagosoraJugement18decembre2008.pdf

[6] Jugement dans Militaires I et II. Affaire ICTR n° 00-56-T, Le Procuereur contre Augustin Ndindiliyimana, Augustin Bizimungu, François Xavier Nzuwonemeye, Innocznt Sagahutu : JUGEMENT PORTANT CONDAMNATION, page 68-69, § 4.2.1.2. Arusha le 17 mai 2011.

Friday, May 8, 2026

IBIMENYETSO SIMUSIGA BY’UBUTEKAMUTWE BWA TOMASI NAHIMANA


Inkuru y’Umukunzi w’Urubuga Kazigabanabenirage
Tariki ya 7 Gicurasi, 2026.

Inyokomputu imenyereye kunyurwa amanuma, guhinda no gushega. Ibyo bituma benshi muri bo badafata igihe cyo gutekereza maze itabi ryose isi ibatekereye, bakaritumagura batazi igitekeye mu nkono.

Nyamara umuntu wese uzi ubushishozi icyo ari cyo, nta kimenyetso na kimwe atitaho. Nta gikorwa cyangwa ijambo bitaba bifite igisobanuro. Yezu ni we wigishije ko uhemutse mu ducye ahemuka no mu byinshi. Uwibye ifaranga rimwe aba yakwiba na miliyari y’amafaranga. Niyo mpamvu rubanda rugufi igomba kwigishwa gufatira amaferi mu gihe gikwiye. Ikirinda guhomboka inyuma y’abatekamutwe kandi bagaragaweho ibimenyetso. Nako ikimenyetso kimwe kirahagije. Umuntu wese wo muri rubanda rugufi ugihinda inyuma ya Nahimana Tomasi, natege amatwi cyangwa asome yitonze ibi bikurikira.

1. Tomasi Nahimana yahinze mu by’igipadiri biramunanira.

Ku Nyundo ho ntiyajyamweyo no kuba Padiri. Ni ishuri yashakaga. Ariko gushaka imibereho byatumye akomeza mu Iseminari Nkuru i Rutongo ndetse umwaka ukurikiyeho ajya i Kagbayi aho yatangiye kwiga filozofiya (muri Philosophicum). Ubwo 1994 iba irageze, yikoza muri Zayire akiza amagara ye. Bamukozeho ngo atahe ntiyatindiganyije kuko imibereho yo mu nkambi itari imunyuze. Ubwo yatashye mu kibaya cya Nyakibanda. Kuko nta yindi mibereho yabonaga, afunga amaso arashinyiriza. Akomeza guhombeka amaso yubika ingohe kugeza ahawe ubupadri. Ubwo yikojejemo abona ntacyo arimo kwinjiza mu mufuka gifatika. Kandi n’igitsina cye kimurusha ibiro. Ubwo yabibayemo atabirimo nibwo aturumbutse ajya kwishakira imibereho ahandi. Ariko kuko ari umutekamutwe ntiyavugisha ukuri ngo avuge ko bimunaniye. Kuko yabonaga agomba gukomeza kubirisha mbese akaba yazaba Bertrand Aristide wa kabiri. Ni bwo umutwe awutetse uramuhira. Ahari ifaranga hose akahagaba ibitero. Atangira kwifatira abantu ko impamvu yaretse ubutumwa bwa Kiliziya ari ukubera guharanira ubutabera bw’Abanyarwanda, none akaba yarahisemo kuba afashije hasi iby’igipadiri. Abandi akababwira ko ari Papa wamwohereje akamutuma kubohora Abanyarwanda ku ngoyi ya FPR-INKOTANYI. Ubwo abamuyobotse bose, amafaranga bakayamuhundagazaho, na n’ubu rukigeretse. Tomasi Nahimana rero ni umutekamutwe kuko yabeshye Kiliziya ngo arayitangiye, arangije yifatira indi nzira nyamara akomeza gukama abakristu gatolika ababeshya ko yatumwe na Papa ndetse akomeza no gukorera ubutumwa bwa gipadiri kuri murandasi kuko mu bundi buryo batabimwemerera. Gusa iyo murandasi ni yo imunyuze, kuko imuzanira akamiya amira. Mukristu gatolika ukiruka inyuma y’umutakamutwe Tomasi Nahimana menya ko uri mu kintu gisa n’idini ry’icyaduka Nahimana ahagarariye. Uzagishe inama Padri mukuru wa Paruwasi utuyemo azakubwira amabwiriza ya Kiliziya ku birebana n’abavuye mu gipadiri nka Tomasi Nahimana. Kwigishwa na we Ijambo ry’Imana ni nko gutaha ubukwe bw’umukobwa wijyanye.

2. Nk’umutekamutwe w’umunyamwuga, Nahimana Tomasi yabeshye kenshi Abanyarwanda.

DORE BIMWE MU BINYOMA BYE ICUMI BYAGOMBYE GUTUMA UMUCIKAHO BURUNDU:

2.1. URUGENDO AVUGA KO YAKOZE AJYA KWIYAMAMAZA MU RWANDA MU MATORA YO MURI 2017.

Genda Nahimana uri inzobere mu kubeshya! Icyambere cyo nta shyaka wari usanze mu Rwanda ryagutanzeho umukandida kandi ryemewe na Kalinga. Ariko ubeshya abantu ngo ugiyeyo. Ngo Inkotanyi zagutinye ziguhagarikira mu nzira. Zigutinya se wari witwaje intwaro zingana iki zo kuzirasa? Icyo bikoze uvuga ko hari umugore mwari muri kumwe! Niba koko hari n’aho mwageze maze mugakimirana, mwari mwasohokeyeyo ngo mwiganirire, dore ko kuri iyo ngingo naho wigize kabuhariwe. Injiji ni ziriya zose zaguhaye amafaranga ngo ugiye kwiyamamaza. Injiji ni bariya bose bemeye ikinyoma cyawe ngo Kalinga yaguhagarikiye mu nzira. Niba hari n’ibyo yaba yaranditse, ni ibyo mwembi na Kalinga mwari muziranyeho ngo musangire amafaranga y’inyokomputu. Nahimana we! Uri umutekamutwe wo mu rwego rwo hejuru.

2.2. KWIGIRA PEREZIDA WA GUVERINOMA ITABAHO.

Iki gikorwa ubanza uri uwa mbere wagikoze ma mateka y’isi. Uri kabuhariwe mu butekamutwe. Kubona warubatse guverinoma mu kirere kandi injiji zikakuyoboka. Ngayo amafaranga! Ugera n’aho ushinga igisirikare mu kirere, maze utangira gutanga amapeti! Ubwo injiji zirakuyoboka ngo uzigire za majenerali! Ntiwarekeye aho ahubwo washyize aho mu kirere ngo n’inteko ishinga amategeko ndetse ushyiraho ngo n’urukiko rwa rubanda. N’uko injiji zirakuyoboka karahava. Kuko wari umaze kugwiza ifaranga ukajya ubavunguriraho. Maze bamara kurigata ku idolari cyangwa ihero bakakurigata mu nnyo bakuvuga ibigwi utigeze, utazigera unagira.

2.3. KAGOMA IGIHUMBI.

Ubutekamutwe ni uruganda ruhora rubyara ibinyoma kugira ngo rudahomba. Ibyo wari ubizi. Niyo mpamvu iyo wabonaga ikintu abantu bamaze kukijora wahitaga uzana akandi gashya. Wigeze rero kwadukana ibyo wise KAGOMA 1000! Ngo zo kugufasha gutumura Inkotanyi! Ubwo kagoma zararirimbwe ziranaguruka kuri murandasi ariko biherera ahongaho. Ubundi ifaranga izo kagoma zagowe ziguha urikubita umufuka byose birangirira aho. Abantu mwese mwiyandikishije muri za Kagoma mwabaye injiji mbi. Mumenye ko amazina yanyu n’aho mubarizwa byagejejwe mu Rugwiro. Niba mutari muzi ko Nahimana akorana na Namuhoranye nimubimenye maze muve inyuma y’uwo mutakamutwe.

2.4. PASEPORU CYANGWA URWANDIKO RWO GUSOHOKA NO KUGARUKA MU GIHUGU.

Ubutekamutwe bwa Tomasi Nahimana bwishyize ahagaragara aho atangiye kugurisha inyandiko zitemewe. Ibi byari bigamije kwigwizaho umutungo no kumenya aho inyokomputu iherereye kugira ngo abigeze kuri Namuhoranye na ba sebuja. Birababaje kubona umuntu wabeshyaga ko aharanira uburenganzira bw’abarenganye ari we uza kubasonga akoresheje ubujura n’ubugambanyi. Ariko se kuki abantu baba injiji bigeze aho koko? Umuntu yaguha uburenganzira bwo kwinjira no gusohoka mu gihugu atagira? Kuki inyokomputu yanga rwose ikarindagira?

2.5. MILIYONI YA DEMOKRASI.

Si miliyoni y’Amanyarwanda. Ni miliyoni y’Amahero! Yayisabye ashimitse ngo nibamuhe miliyoni y’amahero atumure kariya gatsiko! Kugeza ubu ntituzi ayo yahawe uko angana n’icyo yayamajije. Gusa ikizwi ni uko atongeye kugira icyo abivugaho. N’abashatse kubimenya, bakabimubaza, arimo arabahiga ngo abatsinde munsi y’ikanifu! Narye ariko ntazaryoherwa. Abamuhaye inturo ni bo bavuga ngo «biens mal acquis ne profitent jamais». Ducishirije bikavuga ngo «ibyo waronse mu manyanga, ntuzigera ubinezerwamo». Nta gushidikanya ko ubujura n’ubutekamutwe bwa Nahimana buzageraho bukamugwa hejuru kandi bikabonwa na bose. Nibitabera hano ku isi bizabera no mu bundi buzima. Ibyibano urabirya bikakuniga! Gusa ibyo byateye inkunga Kalinga kuko byaciye intege abantu bashoboraga gutera inkunga ibikorwa nyabyo byo kubohoza gakondo ya rubanda rugufi.

2.6. IRIMBI MU KIRERE.

Ubutekamutwe bwa Nahimana bwageze aho bujyana amazina y’abantu bapfuye bakayamanika mu kirere, barangiza bakabashinyagurira ngo nibaruhukire mu mahoro. Erega bigahinduka umuhango wo guhamba mu kirere! Aya yo ni amahano mu yandi. Ni ugushinyagurira abo ba nyakwigendera. Ariko no muri ayo mahano, inyokomputu yamuhombotse inyuma. Nuko ifaranga batangaga ngo abazamure mu kirere, we arikubita umufuka! Nuko ashaka indi karita yo gukina mu rusimbi rwe yise politike.

2.7. UMUKANDIDA PEREZIDA MU 2024.

Noneho yarabiciye biracika. Dore ko amafaranga yari amaze kuyagwiza. Yakumuruye inyokomputu imuhombokaho bazenguruka hafi isi yose ngo mu cyo bise «CONVENTION». We yari azi neza ko atazajyayo. Abantu be b’imena na bo babizi. Ariko babeshya rubanda karahava. Maze ab’injiji barabayoboka. Amafaranga barabarundira. Indirimbo ziraririmbwa. Imicezo iracezwa. Umukandida ntiyigera ajya kwiyamamaza. Ubuzima burakomeza. Kandi inyokomputu ikomeza kumushega inyuma. Ibi binyibutsa ibyabaye mu myaka ya 2000, ubwo hari idini ntavuze ryigishije abantu ko mu 2000 isi izashira. Ubwo abayoboke baryo bariteguye. Abahinzi bareka guhinga. Umwaka wa 2000 uragera urinda urangira isi ikiri ntaraga. None turi mu 2026. Gusa ikibabaje ni uko inyokomputu yakomeje kuguma muri iryo ngirwadini. None idini ry’umutekamutwe Nahiimana na ryo ryasezeranyije abayoboke baryo ko umukandida waryo rukumbi agiye mu Rwanda kwiyamamaza muri 2024. Ntiyigeze ajyayo. Ubu turi muri 2026 kandi abo bayoboke baracyari muri iryo dini. Aho amaherezo ntibazamera nka cya korondwe cyumiye ku mwite!

2.8. IBITERANE BYO GUTORAMO INOTE NO GUSABANA N’ABASIZOYE «CONVENTIONS».

Ibi biterane, ingirwadini rya Nahimana ryabyise «Konvasiyo» (CONVENTION). Iri ni ijambo yibye Abanyamerika ariko ariha icye gisobanuro. Muri Leta Zunze Ubumwe za Amerika (USA) buri shyaka rifite umukandida, rigira igihe cyo kumwimika ngo arihagararire nyuma yo guhigika abandi yahatanaga na bo binyuze mu matora y’abarwanashyaka. Ngira ngo muzi uburyo BARACK OBAMA yahanganye na HILARY CLINTON kandi bose ari abademokrate. Aho OBAMA atsindiye yegukanye kuba umukandida rukumbi w’ishyaka rirangwa n’ibara ry’ubururu, iryo shyaka ryakoze CONVENTION. Ni ukuvuga ryarahuye rirongera ririyunga, abari baratukanye barahoberana, maze bose bafatana urunana bihuriza ku mukandida umwe wagombaga guhangana n’umukandida w’abarepublikani barangwa n’ibara ritukura. Icyo gihe umukandida wabo yari JOHN McCAIN. Convention rero iba rimwe kuri buri shyaka bimika umukandida wabo ndetse biba ari n’uburyo bwo kumwamamaza. Umutekamutwe Nahimana rero yafashe iryo jambo maze ararisambanyisha. Nguwo mu Bufaransa (i Paris), muri Malawi, muri Afurika y’Epfo, muri Amerika (i Washingitoni DC), muri Ositarariya, muri Canada. Urumva ko imigabane hafi ya yose yayihetuye. Asigaje kujya i Tokiyo cyangwa ahandi muri Aziya. Mwibuke ukuntu abayoboke b’ingirwadini ye bamusimbije iruhande rw’inzu ikoreramo abadepite bo muri Amerika! Inyokomputu izi guhinda no gushega kubi! Koko nta soni mugasimbiza umujura n’umutekamutwe kuriya? Ariko nta mugayo bamwe mwabaga mukutse «imivure» yabazaniye. Abandi mugaragura amabondo muhaze ifaranga abaha ngo mukomeze mumwiruke inyuma nk’impumyi.

2.9. KAMINUZA YA POLITIKE NA KAMINUZA YA GISIRIKARE MU KIRERE.

Umutekamutwe Nahimana yashinze kaminuza mu kirere kandi inyokomputu iramuyoboka. Nguwo ngo arategura abazaba abategetsi! Ese hari irindi shuri ku isi rifite intego nk’iyo? Ni we wenyine urifite ku isi. Ishuri ritegura abategetsi! Yewe ni akaga kubona injiji ziza kuhigisha, maze n’izindi zikaza kuhiga. Uwo mutekamutwe aba azi no kubihimbaza no kubikabiriza bityo abatazi uko ubutekamutwe bukora bakagwa mu mutego nta rutangira. Nuko we ifaranga akarikubita umufuka. Azi guhitamo rero ibikurura abantu b’injiji. Ishuri ry’abategetsi! Ishuri ry’abasirikare bakuru! Mbega ubutekamutwe! Ngaho nimutange ayo amadipolome yanyu maze ibihugu murimo bibahe akazi! Ariko se naho bakwemera izo mpapuro z’impimbano ngo ni dipolome, bakwemera ko mubayobora cyangwa mu binjirira mu gisirikare? Yewe simfe n’uwatetse umutwe, ariko n’abo yawutekeye ni ntabo!

2.10. COALITION BARINGA.

Nyuma yo kubyumvikanaho na ba sebuja bari mu Rugwiro, guverinoma ye yarayisheshe. Maze ayihinduramo icyo yise ROC (Rwandan Opposition Coalition: Ishyirahamwe ry’abarwanya ubutegetsi mu Rwanda). Aho rero ubutekamutwe bwe bushingiye ni ugufata abantu bo mu ngirwadini rye akabita impuzamadini. Ubwo kandi ntiyatindijemo yahise yigira umukandida w’icyo kiryabarezi cye muri 2029! Kugira ngo akomeze arangaze inyokomputu mu gihe Kalinga ikomeje gucura inkumbi kandi yica urubozo abashaka ukuri n’ubutabera bose. Dore Uzaramba Karasira Aimable bamuhitanye. Naho Tomasi Nahimana azajya guhatana n’abo bicanyi mu 2029! Mbese we abona ko ntacyo batwaye Abanyarwanda kugeza mu 2029 aho azajya kureba uko yahangana na bo. Twizere ko bizageza icyo gihe kalinga itakivugirizwa izindi ngoma ngo itambirwe n’inyokomputu.

3. UMWANZURO.

Igihe kirageze ngo umuntu wese wari uri inyuma y’umutekamutwe Tomasi Nahimana afate icyemezo kidakuka cyo kumuva inyuma. Abakoranye na we mukabona ibibi bye mwikomeza kumuhishira. Mwigira ubwoba bw’uko yabata mu nsi y’ikanifu. Nimutange icyiru cy’ubujiji mwagize icyo gihe, maze mujijure abo Nahimana na Namuhoranye na Kalinga yabo barimo kujijisha. Abakristu Gatolika munenye ko Tomasi Nahimana yavuye mu gipadiri. Nimureke gukomeza kumubonamo intumwa ya Papa na Kiliziya ayoboye, ahubwo mumubonemo umutekamutwe, mumuhunge rwose, kandi mwamagane ubujura n’ubugambanyi bwe bwitwaje intwaro y’ubutekamutwe.

Indi nkuru bijyanye:

ABAPARMEHUTU DUHANGANYE N’ABANYEPOLITIKI N’ABARWANYI B’ABATEKAMUTWE BIYITA OPPOSITION NYARWANDA.

Wednesday, April 8, 2026

Génocide rwandais de 1994. Journée des Commémorations annuelles, particularité de Kwibuka 32 le 07 Avril 2026.

 


Le 07 Avril 2026, publication du livre de Charles Onana sur l'attentat du 06 Avril 1994 qui a déclenché les événements commémorés le 07 Avril. Heureuse coïncidence!

Cadre et contexte historique

Pour rappel, depuis 1995 au Rwanda et partout dans le Monde où vivent des communautés d'origine rwandaise on commémore les événements qui sont survenus dans ce pays depuis cette date en 1994 et ainsi honorer la mémoire des victimes des massacres interethniques qui s'y sont produits et qui furent par la suite qualifiés de “Génocide au Rwanda, Génocide rwandais ou de Génocide contre les Tutsi”.

Le régime actuel qui règne au Rwanda depuis 1994 est issu des événements survenus en Avril et Juillet 1994 dans ce pays et déclenchés par l'assassinat le 06 Avril de deux Chefs d'Etas africains en exercice ainsi que leurs suites dans un attentat terroriste qui a abattu par des missiles sol-air l'avion Falcon 50 présidentiel à son approche pour atterrir sur l'aéroport international de Kigali-Kanombe de retour d'un sommet régional tenu à Dar Es Salaam en Tanzanie. 

L'on se souviendra qu'en Octobre 1990 les éléments Tutsi de l'Armée régulière de l'Ouganda avaient lancé une invasion du Rwanda à partir Kagitumba, poste frontalier de l'extrême Nord-Est frontalier avec l'Ouganda. Ainsi venait de commencer une guerre qui allait durer près de 4 ans et qui finira avec ce génocide rwandais.

En effet après avoir été incapable de faire condamner l'Ouganda pour cette agression manifeste d'un pays voisin, le régime du Président Juvénal Habyarimana a été mis sous fortes pressions pour admettre que ces éléments Tutsi de l'armée ougandaise qui ont envahi le Rwanda sous la bannière du FPR ( Front Patriotique Rwandais) et sous le Commandement d'un officier ougandais qui fut Chef adjoint des Renseignements militaires de ce pays, le Major Paul Kagame, étaient “ des réfugies rwandais qui rentraient dans le pays d'origine de leurs ancêtres mais les armes à la main” ! Une aberration tant pour le Droit international que pour la définition d'un réfugié selon le HCR et contre la Charte des Nations Unies et les Résolutions de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) de l'époque que présidait alors Yoweri Museveni Président de l'Ouganda.

Contraint et soumis à une guerre injuste à laquelle il n'était pas préparé, et diplomatiquement isolé car lâché par les puissances qui comptent en ce qui touche cette région, le Gouvernement du Rwanda a donc entamé les négociations avec ces “réfugiés armés » du FPR des 1992 afin de parvenir à un accord de paix et donc mettre fin à cette guerre.

C'est au cours de ce processus que le même FPR de Paul Kagame avait exigé et autorisé à déployer ses milliers de combattants dans Kigali en Décembre 1993 et d'installer leur Quartier Général au siège même du Parlement du pays, le CND, à Kimihurura un des quartiers huppés et militairement stratégiques de la Capitale Kigali. Ceci en attendant que ses leaders politiques viennent occuper leurs postes comme Ministres au Gouvernement ou Députés à l'Assemblée comme c'était convenu dans un des protocoles de l'Accord signé à Arusha en Tanzanie en Août 1993.

Quand le 06 Avril 1994 les Présidents Habyarimana du Rwanda et Ntaryamira du Burundi et leurs suites furent assassinés, les éléments du FPR étaient déployés dans plusieurs quartiers de Kigali mais surtout contrôlaient les positions dominant l'Aéroport de Kanombe, la colline de Masaka d'où furent tirés les missiles qui ont abattu l'avion présidentiel et les axes qui y menaient. Mais comme les concernés par cet attentat dont la Communauté internationale se sont empêchés d'en connaitre l'auteur , nous n'en accusons personne. En effet, la France qui a perdu trois de ses citoyens à savoir les officiers en mission commandée qui étaient membres d'équipage de la Falcon 50 abattu par les missiles, a tout fait pour empêcher aux familles de ces 3 coopérants français d'exiger des enquêtes sur l'attentat.

Au niveau de l'ONU, le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) qui avait été créé avec un mandat de connaitre et de juger tous les faits qui se sont commis au Rwanda du 01 Janvier au 31 Décembre 1994, s'est dessaisi de l'attentat du 06 Avril en prétendant à travers un de ses Procureurs, que son mandat dans le temps allait du 01 Janvier au 31 Décembre 1994 mais en y excluant la date du 06 Avril 1994.

La suite on la connait: ce fut le relancement de la guerre par le FPR sur tous les fronts et surtout dans Kigali dès le 07 Avril au matin. Il s'en suivra alors la conquête militaire systématique du pays par le FPR du Nord au Sud, d'Est à l'Ousest ...conquêtes qui provoqueront ou seront accompagnées par des tueries et massacres qui s'étendront sur tout le pays pendant 3 mois soit d'Avril à Juillet 1994 quand le FPR aura militairement conquis tout le Rwanda.

Après la consolidation du pouvoir du FPR, les tueries et les massacres souvent interethniques qui ont accompagné la phase finale de la conquête militaire, l'assaut du 06 Avril au 07 Juillet1994, furent qualifiés de “ Génocide”. Alors le régime du FPR a décrété que ce “génocide » ainsi reconnu serait commémoré chaque année à la date du 07 Avril. Mais aussi que durant les trois mois qui suivent ce serait le moment de se souvenir et d'honorer la mémoire des victimes.

Droit de mémoire et politisation

Cependant on constate dans les faits que la journée de Kwibuka du 07 Avril tout comme les trois mois allant de cette date au 04 Juillet de chaque année sont non des moments de recueillement, de souvenir et d'honorer la mémoire des disparus , mais plutôt une occasion au régime du FPR de faire passer un discours politique contrôlé et son idéologie de domination, d'exclusion et de criminalisation de ses opposants réels ou supposés.

Contreverses et polémiques

Avec ces commémorations le régime du FPR a officialisé un déni du droit de mémoire à certains rwandais et a imposé un récit officiel des événements même d'ordre strictement personnel et privé.
Ainsi un-Hutu durant la période des commemorations (avril-juillet ) de chaque année ne peut pas évoquer le souvenir de son parent ou proche qui serait mort en 1994. Il serait automatiquement accusé de “ révisionniste” et pire de négationiste ou tout simplement de génocidaire et éliminé. En empêchant ou en interdisant que les proches des victimes de l'attentat du 06 Avril honnorent la mémoire des leurs, aux rescapés Hutu du génocide rwandais de commémorer et de se souvenir de leurs proches qui en furent victimes, le régime du FPR de Paul Kagame prêche et impose “la Mémoire sélective” alors que la douleur est plurieure. Ainsi donc avec les journées de Kwibuka de chaque 07 Avril de l'année, la tragédie nationale est instrumentalisée par une clique autour de Paul Kagame au pouvoir au Rwanda.

Particularités et coincidences de Kwibuka 32

Cette année 2026, le 06 Avril tombe un Lundi de Pacques, un jour férié dans plusieurs pays de cultures ou traditions judéo-chrétiennes dont le Rwanda. Ce qui fait que en dehors du Rwanda, il est possible à leurs proches sans s'absenter au service ou à l'école dont en toute discrétion et sans risquer de se faire taxer de négationniste pour se souvenir et honorer la mémoire des leurs.

Le mardi 07 Avril est un jour ouvrable même c est un jour chomé au Rwanda pour les commémorations officielles et obligatoires du “ génocide rwandais”. Et même dans les pays étrangers la diaspora rwandaise est autorisée à commémorer la mémoire des victimes du génocide rwandais ce jour-là.
Mais pour le mardi 07 Avril 2026 ce sera la première fois qu'un événement fusionne les deux dates du 06 et 07 Avril. C'est la trouvaille et le coup de génie du Dr Charles Onana: la sortie de son nouveau livre invoquant l'attentat du 06 Avril 1994 qui a déclenché les massacres qui en ont suivis a partir du 07 Avril.[1]

https://x.com/JudiRever/status/2041581906794279070?s=20

Donc, le 07 Avril 2026 journée officielle de commémoration du génocide rwandais de 1994, sort le livre de Charles Onana parlant de la date du 06 Avril 2026 quand les proches des victimes de l'attentat du 06 
Avril 1994 commémorent pour la 32e fois la mémoire des leurs.

Un acte qui n'offense et ne blesse personne parmi les protagonistes, car il est neutre et uniquement historique et donc scientifiquement rigoureux.

Bravo Dr. Charles Onana!

Emmanuel Neretse

[1] Charles Onana, CINQ ENQUETES SUR UN ATTENTAT. L'evenement declencheur du genocide au Rwanda. Editions Artilleur, Paris, 2026. Preface d'Adolfo Perez Esquival, Prix Nobel.

Monday, February 2, 2026

Rwanda: expropriation systématique sans indemnisation et traque mortelle des expropriés, une injustice sans nom. Projet capitaliste et impérialisto-colonialiste des Etats-Unis et leurs alliés pour exterminer les hutu et occuper leurs terres.



Par Ben Elias Sebahinzi
HTPJ Blog Contributor
Shabunda, Sud Kivu, RDC
Le 03 février, 2026

Nous dénonçons cette injustice flagrante et grave instituée en régime gouvernemental. Depuis 1990, ce qui se passe au Rwanda, quand tu le racontes à une personne occidentale, elle te répond avec étonnement et doute en disant: « Je n'arrive pas à y croire! »

Effectivement, il s’agit d’une apocalypse! L’Armée ougandaise, sous le sobriquet de FPR Inkotanyi, a envahi le Rwanda depuis le premier octobre 1990. Dorénavant, la propriété privée n’existe plus. Ceux qui occupaient les terres fertiles ou d’intérêt touristique ou stratégique (quartiers importants de la ville de Kigali, les zones jouxtant les lacs et les volcans, les plaines des fleuves et des rivières, les zones situées aux abords des parcs) ont été les premières victimes de cette violence de bandits armés. Le FPR Inkotanyi a exterminé ces peuples innocents et a occupé leurs terres, ou les a données à ses bailleurs de fonds qui avaient financé sa guerre (les États-Unis et le Qatar en premier lieu). Les habitants de ces zones ont été exterminés, et les rescapés ont été traqués jusqu’à leur dernier refuge, sous le regard indifférent de tous les pays du monde.

Ce qui étonne les niais, c’est que les États-Unis et leurs alliés ovationnent et exaltent Kagame et Museveni, leurs agents et leurs escadrons de la mort en Afrique. Mais cela n’est pas étonnant. Ce qui étonne, ce sont les Hutu et les autres peuples africains opprimés qui continuent de soutenir ces régimes que l’Élite occidentale a préparés pour les exterminer afin d’occuper leurs terres. Ce qui étonne en plus, ce sont les gouvernements africains des pays qui n’ont pas encore goûté à la méchanceté de Kagame et de Kaguta et qui les soutiennent dans leurs démarches funèbres. Ces dirigeants africains aveugles ignorent qu’eux aussi sont les prochaines victimes de ces prédateurs qui ont déjà bu le sang de plusieurs présidents et de plus de trente millions d’Africains : Congolais, Rwandais, Ougandais, Tanzaniens, Burundais, Soudanais, Mozambicains, etc.

Nous voudrions qu’une coalition d’armées africaines soit mise en place pour déloger Kagame et Museveni, respectivement gouverneurs du Rwanda et de l’Ouganda, au nom des États-Unis et de leurs alliés. Nous ne pouvons plus attendre. Le sang de trente millions d’Africains crie vengeance. Nous ne voulons plus être des errants sans maison ni terre. La République doit revenir au pouvoir comme en 1962. Ce Kalinga, qui dépouille le peuple de ces terres, ne peut plus diriger le pays. Ce régime sanguinaire et voleur doit être chassé du pouvoir par tous les moyens. C’est une question de vie ou de mort pour tous les Africains.

Chers Africains, si vous ne voulez pas aider les Hutu, les Tutsi et les Twa qui vivaient au Rwanda avant 1994, vous le regretterez un jour. Le régime de Kagame et de Museveni est une machine à tuer que les États-Unis et leurs alliés ont déployée en Afrique pour conquérir les terres africaines après avoir exterminé les Africains. Aucun pays ne sera épargné. Tôt ou tard, cette machine arrivera dans tous les pays.

Chers Africains, unissons-nous donc pour lutter et vaincre ces régimes abominables.

Sunday, January 18, 2026

Rwanda. Children born to Tutsi women married to non-Tutsis. The case of Yolande and Yvonne Makolo.


By Tujifunze Asifiwe
HTPJContributor
Shabunda, South Kivu Province, DRC.
Monday, January 12, 2026.

In the context of the war of aggression waged by Paul Kagame of Rwanda against the DRC with his Tutsi troops of the M23/AFC, a controversial statement was made in late December 2025: Major General Sylvain Ekenge's controversial statement.

More precisely, on December 29, 2025, General Sylvain Ekenge, the then spokesperson for the FARDC (the Congolese armed forces), wanting to warn Congolese officers against marrying Tutsi women, stated that these Tutsi women were being used to infiltrate other communities because, when they are married to non-Tutsi men, they deliberately avoid having children with them and instead systematically and clandestinely manage to have children with their Tutsi cousins ​​or brothers. As all Rwandans know, in Tutsi tradition, incest is tolerated and even recommended for certain causes.

Reactions

This warning was perceived as a “stigmatization of the Tutsi” and therefore a manifestation of ethnic hatred. The DRC government immediately condemned these remarks, and the officer hierarchy (the General Staff) quickly sanctioned him by suspending him from his duties.

However, the warning issued by General Sylvain Ekenge does not constitute hatred or stigmatization of the Tutsi people, as it is a historical and ethnographic truth. All Rwandans, Hutu, Tutsi, and Twa, know that Tutsi women receive this instruction from a very young age, under certain circumstances, as it is part of their tactics for conquering and dominating other ethnic groups, tribes, or communities. Moreover, the Tutsi themselves teach their descendants that, more than five centuries ago, this is how they were able to conquer the Bantu kingdoms in Rwanda and Burundi, on their way from Abyssinia via the Rift Valley, herding their cattle and thanks to their sisters (already) married to Hutu traditional chiefs to spy on and distract them while awaiting their conquest.

Furthermore, there are several examples in Rwandan literature and history.

This is an opportunity to remember Father Alexis Kagame. Father Alexis Kagame was a Rwandan historian, ethnologist, and philosopher who became the intellectual leader of the Tutsi people by articulating their cosmology in contemporary terms.

Alexis Kagame (not to be confused with the current Rwandan dictator Paul, who is also Tutsi but not related) was born in 1912 into a family of historians at the royal court. He quickly acquired an intimate knowledge of Tutsi oral traditions during those years and became a close friend of King Mutara III Rudahigwa. He thus became a member of the custodians of the dynasty's esoteric codes (Abiru) and, as an intellectual, was authorized to record them in writing for the first time, since the history and secrets (Ubwiru) of the ruling Tutsi-Nyiginya dynasty had previously been transmitted orally among them.

In 1943, Father Alexis Kagame published his first book, an oral history of ancient Rwanda. This book was followed by several volumes of poetry and finally by a multi-volume epic work, Inganji Karinga.[1]

https://books.google.com/books/about/Inganji_karinga.html?id=yl0vHAAACAAJ

In this book, Father Alexis Kagame recounts how the newly formed Tutsi kingdom of Gasabo conquered the larger, more populous Hutu kingdoms it encountered in Rwanda. It achieved this by conquering them militarily, notably through the Tutsi princesses who offered themselves to the Hutu kings to create the "great" Tutsi kingdom of Rwanda, which the first European explorers and colonists would discover in 1985.

Alexis Kagame also recounts, among other things, how the Hutu kingdom of Nduga was conquered by the Tutsi kingdom of Gasabo, including the anecdote of the woman named "Bwiza bwa Mashira budashira irora n'irongorwa." He further describes the attempts to conquer Gisaka, again by sending a Tutsi woman to marry the Gisaka's Hutu king. Numerous attempts were also made to infiltrate the Kingdom of Burundi through marriage, notably during the reign of Mibambwe III Sentabyo, father of Yuhi IV Gahindiro in Rwanda, and under Ntare IV Rugamba Rutaganzwa, known as “Rugayi,” in Burundi. This occurred between 1790 and 1850. The conquest of these Hutu kingdoms by the Tutsi is also recounted by Western historians such as Baudouin Paternostre de la Mairieu.[2]

With the advent of the Republic following the Social and Popular Revolution of 1959, Father Alexis Kagame, although Tutsi and among the notables who held the esoteric codes of the ruling dynasty (Umwiru), did not flee Rwanda. On the contrary, he continued his career as a Catholic priest, writer, and educator. Under the Republic (the first and second), Father Alexis Kagame was cherished, respected, and recognized as a philosopher, linguist, historian, poet, and Catholic priest. He received numerous decorations from the government, and the Church even bestowed upon him the honorary title of "Monsignor" a few years before his death in 1981.

It was during the Republic (1961-1981) that, in addition to his many other publications, he published a historical work that remains the definitive reference of the history of colonial and post-colonial Rwanda. This two-volume work is titled " Un Abrégé de l'Histoire du Rwanda 1853-1972." [3]

http://197.243.22.170/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=251&shelfbrowse_itemnumber=519

The Most Striking and Current Case

On this highly controversial and therefore sensitive subject of politically and hegemonically motivated marriages and procreation among certain Rwandan Tutsi women married to non-Tutsis, we felt it would be interesting and instructive to review the case of sisters Yolande and Yvonne Makolo.

Who are they?

Yolande and Yvonne Makolo are two sisters who are currently among the highest-ranking political and economic figures in Paul Kagame's Tutsi dictatorial regime in Rwanda. One of them (Yolande) is currently the Spokesperson for the Rwandan Government with the rank of Minister. In these roles, she appears as a cantankerous and insolent woman, not a politician or a diplomat. The other (Yvonne) has been the CEO of RwandAir, Rwanda's national airline, since 2018.

Family Roots and Background

They were believed and acknowledged to be the daughters of a Zairian (Congolese) father from the Luba tribe, originally from Kasai, named Romain Makolo, and a Rwandan Tutsi mother named Speciose Kayihura, originally from Butare, Rwanda. Speciose is the daughter of Michel Kayihura, a former dignitary of the Rwandan royal court before 1959, who, during the 1959 Revolution, went into exile first in Bujumbura, Burundi, and then in Kenya.

Speciose Kayihura stayed in Bujumbura, Burundi, before joining her father, Kayihura, in Nairobi, Kenya. It was in Bujumbura that Speciose was put in contact with François Rukeba, who was then the leader of the Tutsi terrorist militia known as the “Inyenzi,” which launched attacks on Rwanda from 1961 to 1968. It was also in Bujumbura that the mother of the Congolese women, Yolande and Yvonne Makolo, was put in contact with a certain Mulefu, a former Tutsi sub-chief from Bufundu in southern Rwanda, who was then a refugee in Burundi and the father of a daughter named Jeannette Nyiramongi.

After a short stay in Bujumbura, Burundi, Michel Kayihura settled in Kenya. There, as an agricultural and veterinary assistant, he pursued university studies and later became a doctor and professor.

Romain Makolo, a Zairian engineer and senior executive at Gecamines (the General Mining Company) in Mbuji-Mayi, married Spéciose, the daughter of Michel Kayihura, whom he met in Kasai. They had a child together, officially, a daughter born in 1978, whom he named Yolande and gave his surname, Makolo.

Shortly after, Speciose and Romain Makolo settled in Nairobi, where the husband worked as an international civil servant. It was there that they had a second child, a daughter named Yvonne.

In Nairobi, Speciose, the wife of Romain Makolo, was put in contact with the sister of the last Tutsi feudal monarch, Kigeli V Ndahindurwa, who was living in Kenya, as well as with other former dignitaries of the Tutsi monarchy exiled there.

It was also in Nairobi, Kenya, among these Tutsi monarchists, that Jeannette Nyiramongi, daughter of Mulefu, was sent in 1988 to marry a Ugandan army officer, a Major named Paul Kagame, whom she had never met before. He was chosen by these Tutsi dignitaries because this Ugandan Tutsi officer absolutely had to marry a Tutsi woman before launching the planned 1990 war to conquer Rwanda. This was so that he could leave descendants if he died on the front lines. This is a common practice among Tutsi warriors.

Jeannette Nyiramongi, also known as Jeannette Kagame, is currently the First Lady of Rwanda. It was in Kenya that Yolande completed her secondary and higher education before continuing her studies in Canada.

Dramatic Turnaround

Shortly after the 1994 military conquest of Rwanda by Tutsi forces from the Ugandan army, under the command of Paul Kagame, Speciose Kayihura, like her father Michel Kayihura, returned to Rwanda with her two daughters, whom she declared to be Rwandan without disclosing that they were fathered by Romain Makolo, a Zairian/Congolese man. This was all the easier to accept since the "supposed" father of these two girls, Romain Makolo, was no longer with her to deny or clarify the identity of his "supposed" daughters. They nevertheless kept the Makolo name, not because they recognized him as their father, but because it was the name inscribed on their diplomas from several universities, and it would have been difficult for them to falsify them.

Confirmations of the Thesis

Rwandans familiar with certain Tutsi practices and customs in their struggle for survival as a minority ethnic group, or as dominant figures (the Tutsi people consider themselves superior and more intelligent than other communities), immediately understood that Romain Makolo, a Muluba from Kasai, had fallen under the control of the Kayihura clan and was therefore not the biological father of the children he believed he had with his Tutsi wife Speciose Kayihura.

Their two daughters, Yolande and Yvonne Makolo, thus have a Rwandan Tutsi from the Kayihura and Kagame clans as their true biological father. This is why Yolande and Yvonne Makolo present themselves, as their mother confirms, as Tutsi by both parents and are therefore completely and solely Rwandan, and are thus accepted as such by the Tutsi in power in Rwanda under Paul Kagame.

Probabilities of Biological Fathers

In this scenario, it is highly probable that the Tutsi woman, Speciose Kayihura, cheated on her Congolese Luba husband, Romain Makolo, with a Tutsi man and then invited her Tutsi cousins ​​or childhood friends to father children with her, which would then be attributed to the Congolese man as the “father.” Several avenues should be explored to identify the biological father(s) of these daughters.

First, there is the possibility of identifying Tutsi exiles from the years 1959-61, who were pioneers and among the founders of the RPF, such as Tito Rutaremara, Jacques Bihozagara, or even Barthélemy Bisengimana Rwema, who, as a student, was a colleague of Juvenal Habyarimana at Lovanium University in Leopoldville from 1958-60 and later served as Chief of Staff to President Mobutu.

Then there are the Tutsi figures within the country who, thanks to their flourishing businesses or positions, had easy access to and from Zaire in the 1970s, such as Assinapol Rwigara, Valens Kajeguhakwa, and others.

But only the mother knows the secret of which of these Tutsi figures is the true biological father of her daughters. Since only DNA analysis could reveal the true father(s) of these two women, now high-ranking officials in Kagame's Tutsi regime, and since that is not currently the topic in question, we will leave it at that!

Moral of the Story

In the DRC, as everywhere else, except in countries where dictatorships reign, like Paul Kagame's Rwanda, technicians and politicians, despite defending and serving the same ideals, are sometimes in conflict, and in such cases, it is the technicians who suffer. This is why a technician serving or acting under the orders of a political body should think twice before making a statement, or carefully consider their words before writing anything, even if they deem it obvious, taking care not to offend politicians.

Thus, General Sylvain Ekenge told the truth, but his actions were politically untenable. He was unjustly sanctioned despite having committed no disciplinary offense in his capacity as an officer, let alone any criminal offense.

The case of Yolande and Yvonne Makolo, daughters born to the Tutsi woman Speciose Kayihura, married to Romain Makolo, a Congolese Muluba from Kasai, who today identify themselves as Tutsi by both parents and therefore Rwandans rather than Congolese, should give pause to those who denounce General Sylvain Ekenge's warning and unjustly sanctioned him for political reasons.

These are some of the consequences of marrying a Rwandan Tutsi woman when one is not Tutsi oneself and belongs to a tribe targeted for infiltration or reviled because it is despised by the Tutsi. This is because a cousin or brother of your wife can become the biological father of your children.

This does not constitute hatred or stigmatization of the Tutsi ethnic group, as these Tutsi would have us believe to portray themselves as victims and justify their war crimes and crimes against humanity.

Moreover, no one has said or claimed that all Tutsi women marry and have children under these conditions. Many Tutsi women marry for love, as is the case everywhere in the world.

This is what General Ekenge wanted to point out. He is now, unfortunately, being punished for it. In politics, there is no logic, no room for sentimentality or feelings.

References

1-Alexis Kagame. Inganji Karinga. 1ere Edition, Kabgayi, 1943. Alexis Kagame. Inganji Karinga. 2e Edition, Kabgayi 1957.

2-Baudoin Paternostre de la Marieu. Rwanda. Son effort de développement. Bruxelles, Éditions A. de Boeck, 1972.

3-Alexis Kagame. Un Abrégé de l'Histoire du Rwanda 1853-1972. Tome 1. Editions Universitaires, Butare 1972. Alexis Kagame. Un Abrégé de l'Histoire du Rwanda 1853-1972. Tome 2. Editions Universitaires, Butare, 1975.

Note:

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