Saturday, November 7, 2026

Guerre à l’est de la RDC: Joseph Kabila se découvre pour couvrir Paul Kagame


Par Emmanuel Neretse
Echos d’Afrique
Bruxelles, Belgique

Le 20 Octobre 2026

Le 12 octobre 2026, à Goma, Joseph Kabila a pris la tête du Front pour la refondation de la nation, qui absorbe l’AFC/M23. Trente ans après l’AFDL de son père, l’ancien président prête de nouveau un visage congolais à une guerre conduite par Kigali, au risque de faire de la RDC un espace chaotique.

Trois logiques se rejoignent dans cette annonce. Celle de politiciens congolais qui, une fois écartés du pouvoir à Kinshasa, préfèrent voir la RDC devenir un espace chaotique plutôt qu’un État unitaire, à l’image de la Somalie après le départ de Mohamed Siad Barre, de la Libye après la chute de Mouammar Kadhafi ou du Soudan aujourd’hui. Celle d’une communauté internationale dont les efforts affichés pour rétablir la paix à l’est du pays se heurtent à ses propres intérêts géostratégiques dans la région. Celle enfin de l’« empire hima-tutsi » imaginé par l’Ougandais Yoweri Museveni, lancé par le Rwandais Paul Kagame, souhaité par le Kényan William Ruto et béni par le Sud-Africain Thabo Mbeki, qui se met en place sans effort grâce à des responsables congolais comme Joseph Kabila, Corneille Nangaa et consorts.

Trente ans après l’AFDL, le même scénario

Après la conquête militaire du Rwanda par le FPR, organisation des éléments tutsi de l’armée ougandaise, au terme de près de quatre ans d’une guerre meurtrière (octobre 1990-juillet 1994) achevée dans des massacres génocidaires, ces « returnees » ont continué de déstabiliser les pays de la région et de massacrer des populations civiles d’autres ethnies.

L’historien Bernard Lugan le rappelle dans un article de son bimensuel L’Afrique réelle, daté du 14 octobre 2026:

« En 1996, soutenu par les États-Unis et par la Grande-Bretagne, le Rwanda, qui avait décidé de renverser le maréchal Mobutu du Zaïre, trouva un prête-nom en la personne de Laurent-Désiré Kabila, vieux maquisard lumumbiste. Ce dernier fonda l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Zaïre (AFDL), dont la branche armée était formée par l’armée tutsi du Rwanda dirigée par James Kabarebe, bras droit de Paul Kagame, vrai maître du Rwanda conquis comme vice-président et ministre de la Défense.

Au mois d’octobre 1996, les forces tutsi rwandaises s’emparèrent de Bukavu, de Goma, de Kisangani, puis de Lubumbashi. Abandonné par la France, son dernier soutien en Occident, et gravement malade, le maréchal Mobutu fut incapable de résister. Le 17 mai 1997, Laurent-Désiré Kabila et l’armée tutsi du Rwanda entrèrent à Kinshasa. Le Zaïre redevint République démocratique du Congo (RDC) et James Kabarebe fut nommé chef d’état-major de l’armée. L’immense RDC était ainsi devenue le protectorat du « petit » Rwanda qui, à partir de ce moment, en pilla les richesses.

Trente ans plus tard, le Rwanda se trouva accusé par l’opinion internationale de mettre en coupe réglée une partie du territoire congolais. Il décida alors de donner le change en faisant oublier la trop grande visibilité du M23, son proxy. Aussi, et tout comme en 1996, il s’abrita derrière un prête-nom fondé pour la circonstance, à savoir le Front pour la refondation de la nation (FRN). À la tête de ce dernier, il mit un proche de James Kabarebe, l’ancien président congolais Joseph Kabila, condamné à mort par contumace pour trahison en septembre 2025.

C’est ainsi que le 12 octobre 2026, Joseph Kabila apparut à Goma entouré des chefs du M23, opportunément devenu le FRN. Président du mouvement, il a pour vice-présidents Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa et Sultani Makenga, qui tous trois formaient l’état-major de l’ancien M23 ou de ses proxys. Le FRN affirme agir au nom de l’article 64 de la Constitution, qui prévoit la légitime résistance à un pouvoir illégitime. Derrière ce « noble » prétexte, la réalité est que le Rwanda vient de déclencher une nouvelle guerre intra-congolaise à la faveur de laquelle il va pouvoir renforcer et pérenniser sa mainmise sur le Kivu. »

L’annonce a fait La Une de tous les médias qui suivent les Grands Lacs. Depuis Goma, l’ancien président a proclamé la naissance du FRN, coalition politico-militaire qui succède à l’Alliance Fleuve Congo (AFC), désormais dissoute. Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa en sont vice-présidents, tandis que le général-major Sultani Makenga, avec rang de vice-président, devient chef d’état-major général d’une « Armée révolutionnaire congolaise ». Dans sa déclaration, le FRN se dit déterminé à combattre le pouvoir de Kinshasa « par tous les moyens, y compris la force ».

Au-delà du changement de nom, la direction politique et militaire du mouvement est profondément recomposée: Kabila lui donne une figure de premier plan, et les chefs historiques de l’AFC/M23 conservent leurs fonctions. L’ancien chef de l’État prend ainsi officiellement le commandement des groupes armés soutenus par le Rwanda qui ont conquis et occupent le Nord et le Sud-Kivu depuis 2023.

Un pari qui arrange Kigali

Le gouvernement légitime de Kinshasa voit ses efforts, sincères, pour ramener la paix et la sécurité à l’est contrariés. Il n’a pourtant guère de raisons d’être surpris. Les autorités congolaises accusent depuis longtemps Joseph Kabila d’être le parrain de l’AFC/M23. Rentré en mai 2025 après plusieurs mois à l’étranger, il s’était rendu directement à Goma, alors aux mains des rebelles, et y a depuis effectué de nombreux séjours. Dans leur rapport de juin 2026, les experts des Nations unies sur la RDC documentaient l’ampleur de ses liens avec le mouvement et annonçaient un « remaniement en profondeur de la direction et de la structure du mouvement », dans lequel « Joseph Kabila devrait occuper des fonctions de premier plan ». Acculé à une guerre désormais officiellement déclarée par son prédécesseur, le gouvernement de Félix Tshisekedi doit se donner les moyens de se défendre, de résister et de l’emporter, en prenant le peuple à témoin.

Paul Kagame, lui, a tout intérêt à voir Kabila prendre la tête de la rébellion. Un ancien président connu de tous, devenu partie au conflit, donne à la crise un visage bien plus congolais que celui de rebelles jusque-là marginaux, tenus à bout de bras par un pays étranger. C’est l’opération de 1996 rejouée à l’identique : hier Laurent-Désiré Kabila, aujourd’hui son fils présumé.

Pour Joseph Kabila Kanambe, prendre la tête de l’ex-AFC/M23 rebaptisée FRN revient d’abord à protéger le Rwanda des sanctions internationales. Mais il était aussi acculé. Sanctionné par Washington, ses principaux collaborateurs arrêtés, son parti fragilisé, il a été condamné à mort par contumace fin septembre 2025 pour « trahison » et « crimes de guerre », la justice militaire l’ayant jugé parmi les initiateurs de l’AFC, branche politique du M23. À 55 ans, il n’avait plus grand-chose à perdre et joue sa dernière carte. Il ne pourra plus se contenter de commenter la guerre, les négociations et la conduite du pouvoir à Kinshasa: il devra répondre des décisions de l’organisation qu’il préside, y compris des crimes de guerre commis pour le compte du Rwanda de Paul Kagame.

Comme son père supposé en 1996, il se lance dans une guerre de conquête de la RDC au service de Paul Kagame, qui était et reste leur chef. Mais le contexte a changé. En 1997, l’administration de Bill Clinton couvrait de sa bienveillance à la fois le Rwanda et les rebelles. Après la chute de Mobutu, Laurent-Désiré Kabila et ses parrains rwandais voyaient dans les 2 345 000 km² de la RDC un butin de guerre qui leur revenait tout entier.

Joseph Kabila conserve néanmoins un avantage: des soutiens, ou du moins une bienveillance, dans la région. Certains sont actifs : l’Eswatini du roi Mswati III; la Namibie, où il possède des propriétés et résidences s’étendant sur plusieurs kilomètres carrés ; le Mozambique, devenu une base militaire de Paul Kagame, qui y déploie plus de 20 000 soldats; le Zimbabwe, refuge naturel de ses anciens officiers des FARDC poursuivis pour leurs crimes, comme le général John Numbi après l’assassinat en 2010 de Floribert Chebeya, défenseur des droits humains de l’ONG La Voix des sans-voix. D’autres agissent plus discrètement: l’Afrique du Sud, le Kenya, l’Ouganda et le Soudan du Sud.

Sur le terrain, il se déplace désormais entouré de tireurs d’élite éthiopiens, érythréens, rwandais et ougandais. Il se croit hors d’atteinte, mais n’est pas entièrement libre de ses mouvements dans les deux Kivu, que contrôlent pourtant ses troupes, supplétives de l’armée rwandaise.

Félix Tshisekedi peut, de son côté, compter dans une certaine mesure sur les États-Unis, même si Washington ne semble guère pressé de s’impliquer davantage. Un durcissement des sanctions américaines pourrait contraindre Kigali et le FRN à revoir leurs calculs. Rien n’est moins sûr, tant les intérêts géostratégiques des puissances occidentales semblent converger avec les intérêts mesquins de politiciens congolais comme Kabila et avec les desseins criminels et sanguinaires du régime de Paul Kagame.

Washington, Doha, l’Union africaine : des médiations prises de court

Ce coup de Paul Kagame, joué à travers la rébellion déclarée de Joseph Kabila, pourrait mettre hors-jeu dans les prochaines semaines les processus de Washington et de Doha. La confusion est totale, et les principaux acteurs peinent à réagir de façon cohérente. Les réactions américaine et qatarie seront décisives : les États-Unis ont sanctionné Kabila pour son soutien à l’AFC/M23, Doha conduit les négociations entre le gouvernement congolais et la rébellion. Tous deux devront mesurer ce que change la nouvelle organisation armée que l’ancien président vient de lancer sur l’échiquier diplomatique et militaire. D’autant que la déclaration du FRN met explicitement fin à l’AFC sans dire que le M23 disparaît, ni préciser ce que devient « Sauvons la RDC », la plateforme politique lancée par Kabila en 2025.

L’initiative de l’Union africaine sort ridiculisée de l’épisode. Ses facilitateurs, l’ancienne présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde et les anciens présidents kényan Uhuru Kenyatta et botswanais Mokgweetsi Masisi, ont été reçus par Félix Tshisekedi le 9 octobre, au retour de Goma et de Kigali. Deux jours plus tôt, ils avaient croisé Joseph Kabila à Goma sans se douter qu’il y proclamerait sa rébellion et déclarerait la guerre le 12 octobre. Que pourraient-ils encore entreprendre? Kagame et « son » Kabila les mettent hors-jeu et se moquent de l’UA.

Le terrain militaire restera le premier indicateur de ce que l’arrivée de Kabila change réellement, dans la guerre, dans les négociations et dans son propre camp. Si les lignes de front bougent à l’est et si les opérations s’étendent au reste du pays, une telle avancée ne prouvera pas un quitus américain, mais rendra le processus de Washington encore plus caduc et incapable d’imposer la paix. Celle-ci n’a jamais figuré parmi les priorités de la superpuissance, quelles que soient les administrations qui se succèdent à Washington, tant les États-Unis cherchent d’abord à étendre leur emprise sur les régions du monde qui leur échappent encore.

De nouveaux combats mettraient aussi Doha sous pression. Depuis juillet 2025, le Qatar conduit une médiation en vue d’un véritable cessez-le-feu entre Kinshasa et l’AFC/M23. Maintenant que le FRN englobe celle-ci, ce processus a-t-il encore un objet?

À Kinshasa, une opposition face à ses contradictions

Les Congolais doivent savoir que ce qui se joue entre Joseph Kabila et Paul Kagame, qui pousse ses pantins de l’AFC/M23, n’a pas grand-chose à voir avec leurs intérêts fondamentaux. Il ne faudrait pas beaucoup d’efforts de communication pour les convaincre que l’ancien parti au pouvoir de Kabila n’est que la continuité de l’AFDL, la rébellion qui chassa Mobutu en 1997 avec l’appui du Rwanda. Le message tient en une phrase: « Que personne ne vous trompe: l’AFDL est devenue le PPRD, qui devient aujourd’hui le FRN. C’est ça, la vérité. »

En prenant la tête d’un groupe armé qui veut conquérir le pouvoir par les armes, Joseph Kabila s’exclut lui-même du dialogue national et inclusif que réclament les forces vives, l’opposition radicale et surtout la CENCO, autorité morale du pays. On ne peut prétendre combattre ce qu’on qualifie de tyrannie « par tous les moyens, y compris la force » et s’asseoir à une table de paix. En tant que chef de groupe armé, sa place serait plutôt à Doha; mais en lançant le FRN, il a précisément choisi de laisser parler les armes.

Ce choix donne une forme explicite à son engagement. Il trace aussi une ligne de partage avec ceux qui veulent continuer à s’opposer à Tshisekedi sans rejoindre une organisation armée, d’autant que soutenir publiquement un mouvement politico-militaire depuis la capitale expose à des risques bien différents de ceux encourus en exil ou à Goma. Plusieurs figures du PPRD, son parti, et de son ancienne famille politique prennent ainsi leurs distances. L’un d’eux le lui a dit sans détour: « C’est irresponsable de te proclamer derrière une agression qui endeuille les peuples que tu as gouvernés pendant dix-huit ans. Ces peuples avaient confiance en toi, pensaient que tu maîtrisais tout et pouvais aider à ramener la paix; au contraire, tu prends les armes pour les endeuiller davantage. » D’autres restent silencieux.

Dans l’opposition, en revanche, c’est le silence radio. La Coalition Article 64 (C64), qui rassemble des partis opposés à une révision de la Constitution, s’est réunie le mardi 13 octobre au soir sans publier la moindre déclaration. Entre nécessité politique et calcul d’opportunité, elle retient son souffle.

Le paradoxe éclate à l’approche du référendum et des élections de fin 2027. Dans un État de droit et sous un régime démocratique comme celui de la RDC, le peuple est régulièrement consulté pour choisir ses dirigeants ou trancher les grandes orientations. Lorsque ses représentants jugent que la loi fondamentale doit être adaptée à la situation et à l’intérêt supérieur de la nation, il revient au gouvernement légitime de lui soumettre la question par référendum, tout en respectant les échéances électorales. Or ceux qui se disent de l’opposition s’opposent ouvertement à une consultation référendaire, tandis que leurs alliés de l’« opposition politico-militaire » et des groupes armés relancent la guerre et jurent d’empêcher toute élection, y compris celle d’un nouveau président de la République à la fin du mandat en cours, fin 2027. Ces politiciens et rébellions congolais réclament ainsi une chose et son contraire.

L’ONU, la MONUSCO et l’Europe dans l’embarras

L’ONU, que le général de Gaulle qualifiait de « machin », se révèle une fois encore inefficace et incapable de remplir les missions que lui assigne sa charte. Même les résolutions du Conseil de sécurité qui échappent au veto des cinq membres permanents pour exiger la paix en RDC sont ignorées, voire moquées, par Paul Kagame. Ainsi de la résolution 2773 du 26 février 2025, dont le point 4 « demande à la Force de défense rwandaise de cesser de soutenir le M23 et de se retirer immédiatement du territoire de la République démocratique du Congo, sans conditions préalables ». Kigali n’en a tenu aucun compte, a au contraire renforcé ses troupes et lance aujourd’hui un nouveau groupe armé avec Joseph Kabila en façade.

On voit mal comment la MONUSCO, déployée en RDC depuis une vingtaine d’années, pourrait garantir la paix et la sécurité à l’Est face à une rébellion commandée par un ancien président, qui s’ajoute à l’AFC/M23. Des pans entiers du Nord et du Sud-Kivu, dont leurs chefs-lieux Goma et Bukavu, sont tombés aux mains des supplétifs de Paul Kagame, et les casques bleus se sont rendus « les mains en l’air » ou ont laissé l’envahisseur s’emparer de positions stratégiques. Même dirigée par un Américain, James Swan, la mission ne pourrait s’opposer militairement aux offensives du FRN.

L’Union européenne, comme toujours dans ce genre de crise, louvoie entre ses intérêts dans ses anciennes colonies africaines et la nouvelle stratégie mondiale des États-Unis, incarnée aujourd’hui par Donald Trump et son mouvement MAGA (Make America Great Again). Elle condamne publiquement l’agression de la RDC par le Rwanda et les crimes de ses supplétifs de l’AFC/M23, mais continue en coulisses de soutenir le régime de Paul Kagame et s’oppose aux sanctions, ou les contourne, qui viseraient ce régime dictatorial et sanguinaire pour les crimes qu’il commet à l’est de la RDC. Maintenant que Joseph Kabila occupe le devant de la scène et éclipse l’image de Kagame, on peut parier que l’UE, et en particulier sa diplomatie, laissera le FRN conquérir militairement le pouvoir ou semer un chaos généralisé. Les signes avant-coureurs sont déjà visibles.

Guerre totale, défaite ou chaos

Selon nos analyses et nos observations, les perspectives immédiates de la RDC sont sombres, et même inquiétantes pour son peuple. Trois scénarios se dessinent: une guerre généralisée jusqu’à la chute de Kinshasa et le retour de Joseph Kabila au pouvoir; une défaite militaire du FRN suivie du retrait total des troupes de Paul Kagame; ou, pire, une RDC réduit à un espace chaotique sans pouvoir unifié, comme la Somalie, la Libye ou le Soudan.

Face aux complots de l’Occident et de ses relais régionaux, le peuple congolais devrait rester vigilant et uni autour de sa souveraineté. Certains de ses citoyens l’en empêchent. La RDC risque ainsi de connaître le sort de ces grands pays peuplés et riches en matières premières réduits à de vulgaires « espaces chaotiques » où les puissances se servent à volonté, parce que des politiciens écartés du pouvoir préfèrent le chaos à un État unitaire.

C’est à ce jeu que se livre Joseph Kabila avec le FRN lancé sur le champ de bataille le 12 octobre 2026, convaincu que ses intérêts mesquins rencontrent ceux, criminels, du dictateur Paul Kagame et ceux, géostratégiques, des puissances qui dominent le monde. Tous préfèrent un espace chaotique, où chacun peut agir à sa guise, à un grand État unitaire qui échapperait à leur contrôle.

Reste à souhaiter bon courage aux rares vrais patriotes qui se sacrifient pour défendre la nation congolaise et faire échec à l’envahisseur rwandais Paul Kagame comme au traître Joseph Kabila, venu le couvrir avec son groupe terroriste, le FRN, qui vient d’avaler l’AFC/M23 de triste mémoire.

0 Comments:

Post a Comment

Subscribe to Post Comments [Atom]

<< Home