Analyse et interprétation du rétablissement des relations diplomatiques entre la Belgique et le Rwanda.
Par Emmanuel Neretse
Pourquoi un fait diplomatique apparemment anodin
est très significatif et interrogeant en ce qui concerne la Belgique et ses
anciennes colonies africaines?
Qu'a gagné ou perdu chaque
des deux états avec la rupture soudaine de relations diplomatiques en mars
2025?
Comment et pourquoi le
Gouvernement belge de la coalition Arizona endosse-t-il les les démarches
humiliantes de son Ministre des affaires étrangères mais sans intérêt pour la
Belgique face au régime dictatorial Tutsi du Rwanda à cause de ses relations personnelles?
Que gagne et que perd chaque
état dans la reprise de ces relations diplomatiques en septembre 2026 après 18
mois de rupture par le Rwanda?
C'est à ces interrogations
que nous tentons de répondre dans cette analyse.
Introduction
La 81è
Assemblée Générale de l'ONU qui vient de se tenir à son siège à New York du 22
au 28 septembre 2026, aura été une occasion pour le Royaume de Belgique
d'indiquer sa position et son influence dans ses anciennes colonies d'Afrique
actuellement en régression où règne l'insécurité et la situation de guerre
depuis trois décennies.
En effet, en
marge de cette Assemblée Générale, les ministres belge et son homologue
rwandais des Affaires Etrangères ont annoncé à grand renfort de publicité avoir
rétabli leurs relations diplomatiques qui étaient rompues depuis 18 mois [1].
Rappel
En mars 2025, Paul Kagame rompt unilatéralement les ponts
avec la Belgique. Le motif ? Bruxelles qui soutient la souveraineté de la RDC
pousserait pour des sanctions européennes contre l’agression rwandaise. A
l'époque les belges étaient traités de « pitoyables » et de « néocoloniaux ».
Aujourd’hui, après des mois de négociations dans l’ombre,
le ministre des affaires étrangères belge célèbre la « réconciliation ».
Une seule question s’impose : qu’a reçu le Rwanda de la
Belgique en échange de cette capitulation ?
Explications de Maxime Prévot
Dans une interview au quotidien belge Le Soir à ce sujet. le ministre belge des Affaires étrangères a été aussi vague et évasive qu'en pleine contradiction avec ses déclarations antérieures. Il a estimé en effet que ce rétablissement ouvre un canal utile avec Kigali, sans remettre en cause le soutien de Bruxelles à l’intégrité de la RDC ni sa demande de retrait des troupes rwandaises.[2]
Commentaires
et analyses
Parmi les
nombreux commentaires et analyses émis à la suite de cette reprise des
relations diplomatiques, la Belgique et son ancienne colonie le Rwanda, nous
avons été frappé par une des analyses. Nous avons donc retenu celle du
belgo-congolais Bob Kabamba actuellement professeur
en sciences politiques à l'Université de Liège .
Dans
une interview accordée à RFI , le professeur Bob Kabamba affirme que:
“-c'est grâce au Qatar que la RDC a réussi à rétablir ses
relations diplomatiques avec le Rwanda,
-le Rwanda
venait de réussir à faire repositionner
lan Belgique par rapport à son penchant pour le régime de Kinshasa dans son
conflit avec Kigali,
-c'est la Belgique aui avait toujours cru à la nécessité pour retablir ses
relations avec le Rwanda,
-ce faisant la Belgique
posait en même temps un geste pour montrer qu'elle est contre le
changement de la constitution de RDC.
-la Belgique est agacée par
la situation politique et du non respect des Droits
de l'Homme en RDC mais se satisfait du régime dictatorial Tutsi de Paul Kagame du Rwanda qui règne
sur ce pays depuis 32 ans.”[3]
Pour
comprendre ce raisonnement d'un professeur d'université en Sciences Politiques,
il faut savoir qui est ce Bob Kabamba.
Bob
Kabamba est un congolais /zairois originaire de la République Démocratique du
Congo (RDC) né à Bukavu, dans l'Est du pays en 1967. Il est arrivé en Belgique
en 1987 pour suivre des études uniniversitaires. Après avoir obtenu un diplôme
de Doctorat en sciences politiques il a été naturalisé belge en 1999. Depuis,
il est présenté comme “universitaire
belge d'origine congolaise”.
Après
l'accession au pouvoir à Kinshasa de Joseph Kabila en remplacement de son
supposé père Laurent Désiré Kabila, le jeune universitaire belgo-congolais Bob
Kabamba fut présenté au nouveau président de
la RDC de 4 ans son cadet qui l'a tout
de suite adopté. Depuis lors le belge professeur Kabamba est l'un des plus
importants agents et défenseurs de Joseph Kabila en Occident. C'est ainsi qu'il
est devenu célèbre pour avoir été l'un des rédacteurs de la Constitution de la
RDC de 2006 qui a mis fin au régime
de transition inhabituelle (1+4) issu de l'Accord de Sun City et qui a permis à
Joseph Kabila de rester au pouvoir en RDC pendant 18 ans! Et donc il est aussi
derrière la campagne comme quoi cette Constitution de 2006 ne devrait jamais
être ni amandée ni changée même si cela est exigé par le peuple pour l'adapter
à l'évolution du temps.
C'es pourquoi que depuis 2018, comme Joseph Kabila n'est plus au pouvoir, son protégé et agent Bob Kambamba comme professeur de Sciences politiques à l'Université de Liège met tout son talent et ses qualifications en œuvre pour pourfendre le régime qui lui a succédé surtout que Hyppolite Kanambe alias Joseph Kabila compte et lutte pour reprendre le pouvoir en RDC. Et dans cet exercice Bob Kabamba un pro-Kabila et anti- Tshisekedi qui lui a succédé, sa qualification de professeur en sciences politiques s'efface face à celle de militant du mouvement “Sauvons la RDC” de Joseph Kabila comme ici dans son interprétation tendancieuse de la reprise des relations diplomatiques entre le Rwanda et la RDC.
Quand les relations
personnelles se confondent aux relations entre Etats
Avec Maxime
Prévot, on a l’impression que la Belgique court après une influence perdue.
L'on pourrait se demander si le gouvernement Arizona de Bart De Wever assume cette posture ou alors si le
ministre Maxime Prévot du parti “Les Engagés” de cette coalition
joue cavalier seul. En réalité, c’est Maxime Prévot seul qui est l’otage de ses
relations avec certaines personnalités influentes du régime de Paul Kagame
comme nous allons l'illustrer par un cas, celui de Maxime Prévot et Olivier
Nduhungirehe.
Le cas de Maxime Prévot et Olivier Nduhungirehe
Ils sont de
même génération: l'un est né en 1975 l'autre en 1978, ils ont été camarades
d'université à l'Université Catholique de Louvain UCL depuis 2001. Le boursier
rwandais Olivier Nduhungirehe allait terminer son deuxième cycle en faculté de
Droit tandis que le belge Maxime Prévot venait pour y faire son Masters en
Droit et gestion des nouvelles technologies. Depuis lors ils ne se plus jamais quittés et même leurs liens se sont
renforcés suite à l'ascension fulgurante de chacun dans les échelons politiques
de leurs pays pays.
Olivier
Nduhungirehe après avoir obtenu son diplôme de Licence n'est pas rentré au
Rwanda mais il a plutôt demandé un asile politique qu'il a obtenu. Il a été
dans la foulée naturalisé belge. Mais quelques moi après ayant été contacté par
le régime de Kigali et avec son diplôme en poche même sans expérience et ayant
des ambitions politiques démesurées, il est rentré au Rwanda et a été affecté
au ministère des affaires étrangères comme fonctionnaire et a entamé une
carrière diplomatique fulgurante qui l'a amené à être nommé Secrétaire d'État aux Affaires étrangères, à la
Coopération régionale et aux affaires de la CAE de 2017 à 2020, ainsi qu'ambassadeur du Rwanda en
Belgique,pays dont il possède la nationalité (du jamais vu) de 2015 à 2017) et
aux Pays-Bas de 2020 à 2024 . Et de là il sera nommé Ministre des
Affaires Etrangères en juin 2024.
Quant à
Maxime Prévot son ascension fut aussi fulgurante que celle de son ami Olivier,
même si plus cohérente, état de droit oblige. D'abord jeune cadre politique du
Parti Social-Chrétien ( PSC) qui deviendra ensuite le Centre Démocrate
Humaniste ( CDH) et finalement en mars 2022 “Les Engagés” il est élu Député
sans discontinuer depuis 2007 et fut élu Bourgmestre de Namur en 2012.
Aujourd'hui
les deux compatriotes belges se retrouvent tous les deux Ministres des Affaires
étrangères l'un de la République du Rwanda l'autre du Royaume de Belgique.
Démarches
et gestes de Maxime Prévot auprès du régime de Paul Kagame après la rupture.
Les gestes du ministre belge des Affaires étrangères dans
ce sens sont soit considérés avec mépris par le régime de Paul Kagame, soit
moqués comme des signes de faiblesse et de décadence de l’ancienne puissance
coloniale.
* Le piège de la réunion
ministérielle de l'OIF à Kigali de Novembre 2025
Cette première visite au Rwanda après la
rupture des relations diplomatiques a été justifiée par un sommet ministériel
des Etats membres de l'OIF et dont la Belgique francophone fait partie. En
effet, Maxime Prévot s’est rendu à Kigali pour la première fois depuis la
rupture des relations diplomatiques en mars 2025, sous prétexte de participer à
la conférence ministérielle de l’Organisation Internationale de la Francophonie
(OIF) en novembre 2025. Mais une fois sur place, c’est son homologue rwandais,
Olivier Nduhungirehe, qui lui a signifié qu’il effectuait en réalité une visite
officielle au Rwanda, dont le programme et le protocole seraient déterminés par
les autorités rwandaises. Maxime Prévot a ainsi été contraint de se recueillir
au mémorial du génocide de Gisozi et d’y inscrire un message dans le livre
d’or. Le texte à copier, rédigé et validé par les services rwandais, lui a été
remis tel quel, selon nos informations. Ce voyage à Kigali fut donc un «
Canossa diplomatique » sans résultat.
Ce fut l’occasion pour Maxime Prévot de poser un acte de
soumission pour obtenir un « retour en grâce » auprès du régime de Paul Kagame
mais aucun résultat, si ce n’est le mépris du régime dictatorial de Paul
Kagame. En effet, la réaction du régime n’a été une nouvelle fois que
méprisante, voire ouvertement accusatrice. Ce climat s’est illustré dans un article du média pro-gouvernemental IGIHE, signé par Tom Ndahiro.[4]
Il s’agissait donc d’un « aller à Canossa » diplomatique
de Maxime Prévot, qui a reconnu sa faiblesse et a accompli une démarche
humiliante comparable à celle du roi Henri IV à Canossa.
* Il y eu
ensuite les déclarations et prises de positions incohérentes et ambiguies
concernant l'agression de la RDC par le régime dictatorial Tutsi de Paul Kagame
du Rwanda.
C'est ainsi que le même ministre belge Maxime Prévot affirme soutenir
l’intégrité territoriale de la RDC, mais se garde de parler et de condamner la
conquête et l’occupation de l’est du pays par les troupes rwandaises et leurs
pantins de l’AFC/M23. Le ministre Prévot se livre à toutes ces contradictions
et incohérences concernant la RDC pour ne pas mettre en colère le régime de
Kagame, s’il condamnait l’agression de la RDC par le Rwanda, alors que ce
dernier est pourtant l’auteur et le responsable des crimes et violations qu’il
dénonce dans cette partie de la RDC.[5]
Qu'en est-il des intérêts
belges au Rwanda?
– Quand le régime dictatorial de Paul Kagame a rompu ses relations
diplomatiques avec la Belgique, les quelques intérêts qu'avait l'Etat belge au
Rwanda ont été perdus car ils étaient dans le collimateur du régime de Kigali.
Il s'agit notamment de la fermeture et de l'Ecole belge de Kigali qui datait
des années 1960. L'Ecole belge fut fermée et une interdiction de la rouvrir fut
décrétée. Cette école formait de la maternelle au secondaire les enfants des
ressortissants belges résidents au Rwanda pour diverses raisons. Mais aussi des
enfants de hauts cadres admninistratifs comme Olivier Nduhungirehe qui comme
fils de ministre y a fait ses études primaires et secondaires avant d'être
envoyé à l'Université en Belgique, et des hommes d'affaires rwandais qui
pouvaient en payer les frais.
– Les inutiatives du Ministre Prévot pour que le régime Tutsi de Kagame veille bien accepter de
rétablir ses relations diplomatiques avec la Belgique se réduisaient en des
scènes d'humiliation et de genoux flexion devant Kagame ou son ministre. Même
certaines a.s.b.l. ou ONG classifiées comme belges qui ont voulu continuer
leurs activités au Rwanda de Paul Kagame ont été harcelées et soumises à des
contraintes et humiliations à chaque occasion de sorte qu'elles se sont
délocalisées vers les pays de la région.
Les intérêts du régime Tutsi du Rwanda en rapport avec
la Belgique
– Le Rwanda est actuellement motivé pour rétablir ces relations car il a
enfin reçu des garanties de la Belgique à travers le ministre Maxime Prévot.
Ainsi le régime dictatorial et
sanguinaire Tutsi de Paul Kagame
continuera à jouir et même davantage de l'impunité pour ses crimes de toute
sorte à l'Union Europeenne.
En effet la
Belgique devrait assurer la défense à outrance des positions du régime Tutsi de
Kagame devant les instances de l'UE.
– Il vient d'obtenir la garantie qu'il doit continuer à faire la chasse
et à harceler et faire taire ses opposants pacifiques et démocrates exilés en Belgiue.
– Enfin le régime Tutsi de
Paul Kagame a obtenu la garantie que la Belgique l'aidera à effacer de pans
entiers de l'Histoire récente du Rwanda qu'il ne souhaite pas assumer.
Pourquoi cette omnipotence du régime dictatorial Tutsi de Paul Kagame du Rwanda vis- à-vis du Royaume de Belgique?
Le régime Tutsi de Paul Kagame au Rwanda parait comme tout-puissant et donc tout permis à exiger de la Belgique. Pour cela il s'appuie sur quelques leviers qui l'élèvent au-dessus de la Belgique dans leurs relations qui devraient être d'égal à égal.
Les pressions que le régime
Tutsi de Paul Kagame exerce sur la Belgique proviennent de différentes sources:
– Les lobbies pro-Tutsi et spécialement du parti unique au pouvoir de puis 1994 le FPR, sont toujours très forts et influencent sinon dictent toute décision politique de n'imposte quel échelon administratif ou judiciaire de Belgiaue en ce qui concerne le régime dictatorial Tutsi au pouvoir au Rwanda.
– Certaines personnalités et les entreprises de Belgique qui font des affaires louches et frauduleuses mais très lucratives dans la région des Grands Lacs souhaitent que le dictateur Tutsi Paul Kagame continue à déstabiliser l'Est de la RDC riche en minerais rares et stratégiques et même à le conquérir pour que leurs affaires continuent à prospérer même au prix de millions de morts et des violations du Droit international.
– Enfin, la Belgique elle-même et surtout la droite radicale francophone qui domine le pouvoir fédéral depuis trois décennies (le parti MR anciennement PRL), voudrait effacer de l'histoire récente du Rwanda des pans entiers pouvant indiquer que c'est la Belgique qui a permis et appuyé la restauration au Rwanda en 1994 d'un régime quasi féodo-monarchique Tutsi pourtant rejeté par le peuple lors de sa Révolution de 1959. Rappelons que cette révolution fut légitimée et ses exigences avalisées par la Communauté internationale suite au Référendum du 25 septembre 1961 (KAMARAMPAKA) organisé par l'ONU dans ce territoire encore sous mandat belge de l'ONU. Sur ce point la Belgique est au même diapason que le régime dictatorial et sanguinaire Tutsi au pouvoir à Kigali depuis 1994.
En conclusion
La reprise des relations diplomatiques entre deux états lorsqu'elle étaient rompues est un acte normal est souhaitable en diplomatie. Mais dans le cas du Rwanda et de la Belgique quelques observations, remarques et interrogations s'imposent. Commençons par les paradoxes.
1. Les relations avaient été
rompues brutalement et unilatéralement par le régime de Paul Kagame sous des prétextes fallacieux et à la grande
surprise de la Belgique. Après 18 mois, ces relations viennent de reprendre
suite aux demarches et supplications de la Belgique au Rwanda qui ne demandait
rien mais semble lui avoir accordé cette faveur de renouer avec lui. Premier paradoxe.
2. De toute évidence la
Belgique ne gagne rien dans le rétablissement de ces relations car elle ne
récupère aucun des intérêts qu'elle a perdu avec la rupture et encore moins
n'espère pas en bénéficier d'autres contrairement au régime dictatorial Tutsi
du Rwanda qui en gagne davantage même s'il ne demandait rien et qu'il n'accorde à la Belgique que mépris et
humiliation. Deuxième paradoxe.
Dans ce dossier il semble que les intérêts personnels du ministre des Affaires Etrangères belge Maxime Prévot contraint de ne pas contrarier son homologue, ami et camarade d'Université belgo rwandais Olivier Nduhungirehe priment sur les intérêts de la Belgique en tant qu'Etat dans ses relations avec le Rwanda comme Etat. Troisième paradoxe.
Mais la gestion de cette affaire diplomatique révèle aussi des incohérences et contradictions entrainant la perte de crédibilité de la Belgique comme Etat membre-clé de l'Union Européenne et de l'ONU.
1. En admettant pour pouvoir renouer avec lui, de fermer les yeux sur les
violations flagrantes et fréquentes des Droits de l'Homme, du Droit
international par la dictature Tutsi au
Rwanda et en lui assurant l'impunité pour ses crimes de guerre et contre
l'Humanité au Rwanda-même et dans la région, le Royaume de Belgique se met en
contradiction avec ses idéaux fondamentaux de paix, justice, démocratie et droit de l'homme qu'il
prêche pourtant. Première contradiction.
2. Dans le conflit à l'Est de la RDC, en acceptant de se ranger
sytématiquement derrière les positions souvent farfelues ( signification “Neutralisation des FDLR”, expression vague et confuse à
volonté de “ mesures défensives”...)
de l'agresseur qui est le régime dictatorial Tutsi du Rwanda surtout aux instances de l'UE ( Commission et Parlement pour lui éviter des
condamnations et sanctions probables pour que le Rwanda accepte de rétablir ces
relations diplomatiques, l' L'Etat belge se discrédite complétement surtout
auprès de ses anciennes colonies
africaines. Deuxième contradiction et incohérence.
Mais la
Belgique comme un Etat fédéral et à ce niveau toujours dirigé par un
gouvernement de coalition, il y a lieu de poser quelques questions ou de
demander à la coalition au pouvoir actuellement de s'interroger sur les actes
de l'un de ses ministres.
1. Le Gouvernement fédéral actuel de coalition dite Arizona et dans lequel
le parti de Maxime Prévot a rang de Vice-Premier Ministre comme représentant de
son parti “les Engagés » sans aller jusqu'à le désavouer comme ministre des
Affaires Etrangères, devrait se demander s'il est indiqué et admissible que ce
ministre dans des relations diplomatiques avec d'autres Etats, privilégie ses
amitiés et intérêts personnels aux intérêts supérieurs de la Nation belge quand
il s'agit du Rwanda! Première interrogation.
2. Pourquoi au nom du gouvernement de coalition belge d'Arizona, un
ministre d'un des partis de cette
coalition , Maxime Prévot du parti “ Les Engagés » peut-il engager la Belgique
comme Etat dans une politique de s'opposer systématiquement aux mesures
possibles de la Commission de l'UE et de son Parlement défavorables au régime dictatorial
Tutsi de Paul Kagame du Rwanda uniquement pour ne pas mécontenter le régime et
pour appuyer son camarade d'université qui est ministre des affaires Etrangères
au Rwanda? Deuxième interrogation.
Attendons la suite et surtout le nouvel ambassadeur que le régime dictatorial Tutsi de Paul Kagame va envoyer à
Bruxelles car on peut parier qu'il s'agira d'un de ses Généraux criminels aux
mains entachées de sang depuis 1994 et certains indésirables et sous sanctions
internationales que Kagame est entrain de recycler en les planquant dans
certains pays acquis à sa cause et donc qui ne peuvent pas les récuser comme la
Belgique. C'est probablement un de ces généraux Tutsi qui, accompagné de Maxime
Prévot remettra de ses mains saignantes de sang humain les lettres de créance
au Roi des belges.
Références:
1-Après 18 mois de brouille, Rwanda et Belgique rétablissent leurs relationsdiplomatiques.
2-Maxime Prévot sur la reprise des relations entre la Belgique et le Rwanda: «Celane signifie pas qu’on fait le choix de se taire».
3-Belgique-Rwanda: «Le Qatar a été un acteur clef» dans la reprise desrelations.
4-Belgique – Rwanda: diplomatie à genoux, humiliation en série.
5-Rwanda – Belgique: Maxime Prévot joue-t-il une partie perdue d’avance?


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