Rwanda fin mai 2026: Le ministre Jean Damascène Bizimana récidive dans sa campagne de haine, mensonges et tentatives de réécrire l'Histoire du Rwanda.
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| Dr. Jean Damascène Bizimana |
Introduction: cadre et présentation
Dans sa campagne d'intoxication et de réécriture de l'Histoire du Rwanda, le ministre JD Bizimana ayant pour attributions officielles de « Ministre de l’Unité et de la Réconciliation nationale” mais qui s'est intentionnellement dévoyé pour devenir « Ministre de la haine ethnique et de la discrimination », s'est encore distingué dans des mensonges éhontés et sans scrupule alors que la vérité ne cesse d'éclater même devant ses yeux.
Ceci s'est encore manifesté à l'occasion de “Unity Club Intwararumuli” du 22 Mai 2026 et présidée par Jeannette Nyiramongi Kagame l'épouse du dictateur Paul Kagame.
Ce “Unity Club” est une Messe célébrée annuellement par la First Lady et réunissant tous les dignitaires du régime, ceux encore en fonction ou anciens: Ministres du gouvernement, Parlementaires (Sénateurs et Députés), Gouverneurs des provinces, Officiers généraux de l'armée et la Police, Directeurs des entreprises para-étatiques, etc. ainsi que leurs conjoints. Ils se réunissent donc par centaines voire des milliers. Preuve s'il en faillait encore que la monarchie féodale Tutsi réinstaurée en 1994 est encore plus extrémiste et rétrograde que celle renversée par la Révolution populaire de 1959. Actuellement la femme du monarque régnant est préparée pour lui succéder et pour cela, elle est placée au-dessus de toutes les institutions du pays et est patronne de tous les cadres politiques, hauts fonctionnaires et agents de l'Etat.
Au cours de cette rencontre de Unity Club à la fin de la phase des questions-réponses, JD Bizimana a été prié en sa qualité de Ministre soi-disant de l'Unité des Rwandais de prendre la parole pour clore les débats. Il a alors abordé la question des Tutsis dans les Forces Armées Rwandaises (FAR) depuis leur création en 1960 jusqu'à leur disparition en 1994. Comme on peut l'entendre et le voir dans cette vidéo vers la fin, le sieur JD Bizimana a tout faux et même a floré la calomnie et le déni de justice, des crimes punissables, comme nous allons le montrer !
Quelques points soulevés
JD Bizimana a évoqué 2 aspects pour tenter de démontrer que les régimes de la Première et la Deuxième République discriminaient les Tutsi au sein des forces de défense et de sécurité.
1). Il a parlé de l'autorisation de mariage que devait obtenir l'officier en prétendant qu'il était interdit à un officier de l'armée, la police ou la gendarmerie, d'épouser une femme d'ethnie Tutsi.
2). Il a aussi parlé d'un document d'archives datant de 1991 et dans lequel une Commission des officiers des FAR a défini l'ennemi qui avait attaqué le Rwanda en 1990. Le même ministre prétend que ce document constituerait la preuve que le Haut Commandement des
FAR a planifié le génocide rwandais d'avril 1994.
Dans les deux cas il avait tout faux comme nous allons le démontrer.
Les faits et bases légales
1-Mariage de l'Officier
La tradition qui veut que l'officier qui veut se marier demande
l'autorisation à sa
hierarchie a été ou est encore d'usage dans toutes les armées du monde. Cette autorisation
du Haut commandement qui n'avait rien à voir dans le choix du conjoint était uniquement d'ordre administratif et
logistique et surtout opérationnel
(état civil, logement,
disponibilité au service...),
pour une meilleure gestion du personnel.
Dans ce cadre il sied de rappeler que les FAR ont eu pour encêtres l'Armée belge, la Force publique, la Garde nationale de 1960 à 1973-1974 avec la dissolution de la Police Nationale et la création de la Gendarmerie nationale. Leurs Règlements militaires étaient quant au fond donc calqués sur ceux de l'armée belge et mais adaptés aux réalités locales pour la forme.
Voyons
maintenant quelles étaient
les exigences et procédures
en ce qui concerne le mariage d'un officier de la Garde nationale ou des FAR.
L'officier qui envisageait de se marier devait déposer son dossier à son commandant d'unité pour le transmettre à l'Etat-Major.
Ce dossier comprenait les trois Attestations communales courantes délivrées à sa prétendente à savoir:
-
l'attestation d'identité complète;
-
l'attestation de bonne conduite vie et moeurs;
-
l'attestation de célibat.
Le Ministre soumettait le dossier au Président de la République
pour qu'il signe l'autorisation, en exprimant un souhait et voeux de bonheur et de prospérité au futur couple. La lettre constituait un cadeau et une distinction fabuleuse pour
chaque officier de telle sorte qu'elle était toujours conservée
dans un cadre métallique à côté des diplômes et autres brevêts.
Voici in extenso la définition donnée:
- Les partisans de l'ennemi.
Le
partisan de l'ENI est toute personne qui apporte tout concours à l'ENI
principal. ».[2]
Le dossier devait contenir en plus un extrait du casier judiciaire de la prétendante.
A ce dossier déposé par l'officier s'ajoutait le Rapport du Commandant de place du lieu de résidence (quelques fois et/ou du lieu de travail) de la prétendante indiquant que celle-ci est bien connue dans sa circonscription militaire et que son mariage avec un officier ne porterait pas préjudice à l'honneur de l'officier et donc à la réputation des FAR.
Ce dossier était alors
transmis par le Chef Etat-Major avec avis au Ministre de la Défense.
Dans toute cette procédure, il n'était dit nulle part que la prétendante ne devait pas être d'ethnie Tutsi. Et aucun refus d'autorisation n'a jamais été émis à cause de ce motif. Le Ministre JD Bizimana invente et ment sur toute la ligne sur ce point.
2-Définition de l'Ennemi par les FAR en guerre
Contexte historique
Dans leurs efforts de défense légitime du pays contre l'agression et l'invasion injuste des éléments Tutsi de l'Armée Ougandaise regroupés au sein du Front Patriotique Rwandais (FPR), un document secret a été élaboré par une commission mise sur pied par le Ministre de la Défense et diffusé aux Unités par l'Etat-Major des FAR en décembre 1992.
Cette note intitulée «Diffusion de l’information» et classée « SECRET» informait ces responsables de l’essentiel des résultats des travaux d’une commission qu’ils avaient eux-mêmes mis en place en décembre 1991. Elle reprenait de larges extraits de la note du Chef d’Etat-Major qui faisait en tout 14 pages. Lors des procès devant le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR), le Procureur n’a cessé de brandir ce document dans chaque affaire concernant des officiers FAR en exagérant son impact et quelques fois en sortant maladroitement certains passages du document de leur contexte pour mieux accréditer sa these.[1]
Genèse de ce document polémique
A l'issue d'une réunion tenue à Kigali le 04/12/1991 et regroupant différents responsables militaires, il fut créée une commission composée de 10 officiers et dont le mandat était de pousser les réflexions afin de répondre à la question:"Que faut-il faire pour vaincre l'ennemi sur le plan militaire, médiatique et politique?" Après quelques semaines, la Commission a fourni un rapport fouillé dont l'un des chapitres définissait l'ennemi avec lequel les FAR se battaient.
Dans une note classifiée "SECRET" et datée du 21 septembre 1992, le Chef EM AR envoya aux Commandants d'unités et de Secteurs une synthèse du document qui avait été produit par la Commission. Cette synthèse reprenait notamment la définition et l'identification de l'ennemi telles que les avait adoptées la commission ad hoc.
La note du Chef EM AR fut pour la première fois rendue publique à l'occasion du passage au Rwanda de la « Commission Internationale d'Enquête sur les violations des Droits de l'Homme au Rwanda» qui séjourna dans ce pays du 07 au 21 janvier 1993.
Depuis lors, cette note est devenue l'un des documents les plus médiatisés de
l'Histoire militaire. Certains ont même cru détenir là une ultime preuve de la « planification » du génocide par les
FAR. Pourtant, elle ne mérite pas cette grande publicité, tellement elle
apparaît aux yeux des spécialistes comme ordinaire et à la limite banale. Tout
au plus, sa diffusion devait constituer un cas flagrant de divulgation des
secrets militaires et être traité comme tel. Au lieu de
cela, c’est son contenu qui sera l’objet de controverses.
Comment
les militaires des FAR aux prises avec l'armée du FPR ont-ils défini leur
ennemi?
« L'ennemi se subdivise en deux catégories:
- L'ennemi principal,
L'ennemi principal est le Tutsi de l'intérieur ou de l'extérieur extrémiste et nostalgique du pouvoir, qui N'a JAMAIS reconnu et NE reconnaît PAS encore les réalités de la Révolution Sociale de 1959, et qui veut reconquérir le pouvoir au RWANDA par tous les moyens, y compris par les armes.
Bases scientifiques et méthodologie
Cette définition était tout à fait conforme aux principes du Renseignement tant stratégique que tactique tels qu'ils sont enseignés dans des Ecoles de guerre. Voici à ce sujet la doctrine en vigueur à l'Institut Royal Supérieur de Défense (IRSD) de Bruxelles- Belgique.
« Le Renseignement traite de la connaissance de l'ennemi réel ou potentiel et du milieu et du milieu qui l'environne. Le Renseignement stratégique est celui nécessaire à l'élaboration de la ligne de conduite et des plans militaires à l'échelon national et international (stratégique intelligence). A l'échelon gouvernemental et à celui du commandement supérieur des forces armées, le but à atteindre est de déterminer le potentiel de guerre, les faiblesses et les possibilités d'une puissance ou d'un groupe de puissances étrangères.
A cette fin, il importera de ne pas se baser exclusivement sur des données militaires, mais de tenir compte également de données géographiques, économiques, sociologiques, politiques, culturelles et scientifiques. Le renseignement stratégique est recherché et produit en temps de paix comme en temps de guerre.
Le Renseignement tactique (ou renseignement de combat) comprend la connaissance de l'ennemi, des conditions atmosphériques et géographiques, et de l'attitude de la population dans et autour de la zone d'action, nécessaires au commandement pour la préparation et la conduite des opérations tactiques (combat intelligence).
Le contre-renseignement comprend l'ensemble des activités, tant offensives que défensives, qui visent à identifier et neutraliser la menace pour la sécurité posée par les services de renseignements ennemis ou par des individus et/ ou organisations engagés dans l'espionnage, le sabotage et la subversion ».[3]
Quant
à l'ennemi proprement dit, voici ce qu’enseigne le prestigieux Institut:
«Sortes d'ennemis»: Il faut distinguer:
a. Les ennemis réels: ce sont les ennemis contre lesquels les opérations sont engagées.
b. Les ennemis potentiels: ce sont des ennemis possibles qui peuvent constituer une menace pour un pays ou une alliance et contre lesquels la recherche du renseignement et le contre renseignement sont particulièrement développées.
c. Les ennemis conventionnels (Eni Conv): ce sont des ennemis fictifs indispensables à la réalisation d'exercices tactiques dans le cadre de l'instruction et de l'entraînement du personnel militaire ».[4]
Rappelons
que la Belgique est un état démocratique et qu'elle est membre de
l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) depuis la création de
cette alliance militaire. De ce fait elle ne pourrait donc pas être accusée
d'enseigner dans ses académies militaires des idéologies racistes ou
génocidaires.
La définition qu'ont donnée les FAR concernant leur ennemi d'alors, correspond- mutatis mutandis- à celle que pouvait donner n'importe quel Etat-Major militaire d'un pays en guerre ouverte, quelle soit de caractère interne, international ou hybride. Bien entendu sous d'autres cieux, et dans des pays dont les hommes politiques sont de vrais patriotes, un document pareil n'aurait jamais été rendu public. Il revêtait en effet un des hauts degrés de classification des documents militaires, à savoir "SECRET". Dans le cas du Rwanda de 1993, non seulement le document fut divulgué mais les responsables de cette fuite ne furent jamais inquiétés. Le seul enseignement que nous retenons de cette histoire est la confirmation de l'état de déliquescence avancé dans lequel se trouvait la «République Rwandaise» en 1993.
Appréciations et décisions de Justice
Dans ses conclusions et arrêts une des Chambres du TPIR a arrêté que ce document ne constitue pas la preuve de la planification du génocide.
La Chambre II du TPIR dans son arrêt du 17 mai 2011 dans l’affaire dite « Militaires II a sans équivoque estimé que ce document ne constitue en rien une preuve de planification du génocide. Dans son jugement de plus de 600 pages, la Chambre dit en effet concernant la «Définition de l’ennemi» donnée par les FAR et la lettre de diffusion que même s'il est vrai que la lettre en question renvoie à des catégories semblables à celles visées dans le document sur I'ENI, notamment celle visant les personnes procédant à des recrutements au profit du FPR, «il reste que cette classification générale n'est pas suffisante pour établir qu'il y ait eu planification ou entente en vue de commettre le génocide ».[5]
En Bref, le document «Les FAR définissent l'Ennemi» se référait aux usages dans toutes les armées de l'OTAN. Il est conforme à la doctrine en la matière de l'Institut Royal Supérieur de Défense (anciennement Ecole de Guerre) de Bruxelles. Le document produit par la Commision des FAR ne doit pas être considéré comme subversif ou appelant à la violence et encore moins preuve de planification du génocide. Et ceci comme l'ont démontré dans leurs avis et considérations les experts en la matière dans leurs témoignages devant le TPIR.[6]
Conclusion
Le Ministre JD Bizimana comme à son habitude et sur ce point use et abuse de l'adage populaire qui dit “Malheur aux vaincus”! Il peut continuer à mentir mais qu'il sache que l'Histoire ne perd jamais la mémoire et ne cache jamais les auteurs du mal!
Le régime du FPR, et au premier rang le ministre-menteur JD Bizimana, à travers sa terreur, ses intimidations, ses manipulations, ses mensonges, peut contraindre le peuple rwandais à s’agenouiller, mais on peut lui assurer d’une chose: il ne pourra jamais le vaincre.
Le régime Tutsi du FPR de Paul Kagame avec des individus comme JD Bizimana et en utilisant certains Hutus comme des « cobayes » pour blanchir son véritable visage criminel, peut falsifier l’Histoire du Rwanda afin de cacher ses crimes, mais ne réussira jamais complètement à le neutraliser parce que les Rwandais sont conscients, toujours éveillés face à ses actes maléfiques.
Enfin, il ne pourrait jamais complètement salir l'honneur ni effacer la mémoire des FAR, une armée professionnelle qui a tout donné pour défendre la République Rwandaise et le peuple, hélas dans des circonstances exceptionnelles de basculement du Monde!
Références:
[1] Affaire N°ICTR-98-41-T l. Dans le document « Major Aloys Ntabakuze amanded final trial brief, Public redacted version, 28/05/2007 » p.207, para, 557 à 578 », le Professeur Peter Erlinder, Avocat principal du Major Ntabakuze co-accusé avec le Colonel Bagosora, met à nu toutes ces manœuvres du Procureur autour de la « définition de l’ennemi ».
[2] Lettre n°1437/G2.2.4 du 21 septembre 1992 du Chef EM AR à Liste A et Comdt Sect OPS (Tous), p.1.
[3] Institut Royal Supérieur de Défense, Département Force Terrestre, Précis G- INT/2.911, LE RENSEIGNEMENT TACTIQUE, Bruxelles, juillet 1989.
[4] Idem, Précis G-INT/2.912, L’ENNEMI CONVENTIONNEL, Bruxelles, septembre 1993.
[5] Affaire ICTR n° 00-56-T, Le Procuereur contre Augustin Ndindiliyimana, Augustin Bizimungu, François Xavier Nzuwonemeye, Innocznt Sagahutu : JUGEMENT PORTANT CONDAMNATION, page 68-69, § 4.2.1.2. Arusha le 17 mai 2011. BagosoraJugement18decembre2008.pdf
[6] Jugement dans Militaires I et II. Affaire ICTR n° 00-56-T, Le Procuereur contre Augustin Ndindiliyimana, Augustin Bizimungu, François Xavier Nzuwonemeye, Innocznt Sagahutu : JUGEMENT PORTANT CONDAMNATION, page 68-69, § 4.2.1.2. Arusha le 17 mai 2011.

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