Monday, April 21, 2014

Rwanda: Evode Uwizeyimana is advising Kagame about how his regime should handle the Kizito Mihigo’s arrest and imprisonment

By Mugisha Alex and Rwema Francis
INYENYERI NEWS
04/19/2014

Evode Uwizeyimana told the regime that it was absolutely wrong to accuse Kizito Mihigo in local newspapers and in front of journalists or to interrogate him while he is in handcuffs and in absence of his lawyers is wrong.

He also added that these are some of the reasons why NGOs and the international community continue to claim that there is no fair justice in Rwanda.

Evode Uwizeyimana told this to General Jack Nziza who laughed at him saying that Rwanda doesn’t care about what foreigners say.

However, when Kagame heard about such a good advice he ordered everyone in his administration to be careful about such malpractices because he apparently is tired of constantly having to explain himself each time he travels abroad.

That’s why one of the RPF mouthpiece IGIHE.COM immediately published an article titled “Minister Mitali was finger pointed for publicly labeling suspects as criminals despite the fact that they all are presumed innocent until proven guilty”
(http://www.igihe.com/amakuru/u-rwanda/article/minisitiri-mitali-yatunzwe-agatoki ).

In that article it is written that “researchers, law experts and Rwanda’s judiciary request anybody to abstain from accusing anyone as long as no court decision has been made.

Among the people who have been blamed there is the minister of Sports and Culture, Protais Mitali, who labeled one of the people who have recently been arrested as a criminal in all aspects”.

In that article it also is written that Mr. Emmanuel Mazimpaka, the Director of the Law Branch at the Independent Institute of Lay Adventists of Kigali (http://inilak.ac.rw/ ) told Radio Flash FM that “It is only the court that can determine whether someone is guilty or not. Nobody has the right to label any given individual as a criminal or not.”

Several local radio stations and local newspapers published a statement from Prosecutor Alain Mukuralinda which explained that nobody should be labeled as a criminal as long as no trial has been held.

Evode Uwizeyimana, a proude law expert from Rwanda, told some of his friends that by issuing such as a public statement, Alain Mukuralinda was strictly following his boss orders who instructed him to seek advice from Evode Uwizeyimana about what he should specifically say in public.

That’s why Evode Uwizeyimana is currently boasting about how his ongoing consultancy in Rwanda’s ministry of justice is highly needed.

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Note:
This article was translated by Nzitunga Ninkurankora (also known by the alias Nzinink) from its orginal version in Kinyarwanda. Only the Kinyarwanda version shall prevail.
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Tuesday, March 18, 2014

Rwanda: Mlle Portia Karegeya donne indirectement une leçon de morale et d'humilité à Paul Kagame

Quand le bilinguisme refait surface!
 
Par Sankuru Maurice
Democracy Human Rights
18 Mars 2014

Oui, cette jeune fille donne une leçon de morale et d'humilité à Kagamé. Au lieu que Paul Kagamé pousse à ses bambins à apprendre le français, il a voulu préserver ses enfants chéris de cette langue barbare en la supprimant (tout simplement) de tout usage au Rwanda. Franchement, n'est ce pas là un génocide (linguistique celui là)? Paul Kagame a raté son rendez-vous avec l'histoire.
Au lieu de commettre ce génocide linguistique, il pouvait faire coexister les deux langues sans grand dommage. Les gens auraient bien pu se mettre à l'apprentissage de ces deux langues. Il a voulu contenté ses maîtres à penser ou les caresser dans le sens du poil, comme on dit.  Tant pis pour nos enfants et les générations futures qui vont subir le contrecoup de cette folie d'un seul homme. Pourtant le bilinguisme aurait été une grande richesse.
Un homme avait vu l'avantage de ce bilinguisme, Patrick Karegeya (Eh Oui, c'est encore lui qui revient). En demandant à ses enfants de se mettre à cette langue "barbare", avec ses accents, ses masculin et féminin, il connaissait l'avantage qu'il y avait à gagner. Il savait aussi que l'avenir était assuré pour sa progéniture. Le Burundi est francophone, le grand RDC est francophone, aussi. La majorité de Rwandais est francophone.
Voilà une position qui devait permettre au Rwanda (pays sans ressources naturelles) de devenir incontournable dans le développement et la proposition des différents services. Je l'ai déjà dit, je l'ai dit encore; Patrick Karegeya était un homme clairvoyant. Et la clairvoyance l'a poussé à la naïveté dans l'excès de confiance qui lui a couté la vie (on y reviendra un  autre jour).
Revenons à cette jeune fille, Portia Karegeya, cette tigresse, cette lionne, cette battante. L'avez-vous vu le jour des funérailles de son défunt père? Quel calme! Oui dans les étoiles où il se trouve, Patrick Karegeya doit être fier car il a laissé derrière lui une relève assurée.
J'ai suivi avec attention ses interventions en Français et en Anglais mais quelle prouesse! Elle est calme et conciliante. Elle a les qualités que Paul Kagamé n'aura jamais (de son vivant).
Voir une jeune fille, en si peu de temps, se mettre a l'aise dans la langue de Molière que Paul Kagame a bannie dans son pays alors qu'avec les moyens colossaux qu'il gaspille pour déstabiliser les voisins, il aurait pu faciliter l'apprentissage de ces deux langues.
Résultat: Aujourd'hui, le Rwanda n'est ni anglophone, ni francophone. Ceux qui ont suivi la cérémonie de Miss Rwanda ne vont pas contredire mes propos. Alors oui, la question mérite d'être bien posée. Paul Kagame azahungira he? Non pas par crainte de vengeance de la part du clan Karegeya mais par honte et l'amertume de ne pouvoir rien léguer à la postérité.
De la même série:


Rwanda: Sur l’unité de l’opposition rwandaise, les questions incontournables



Par Dr. Jean-Baptiste Mberabahizi
FDU-Inkingi Newsletter
Bruxelles, le 28 février 2014
 
Note: Cet article est aussi disponible en Anglais.

 
Au cours des dernières semaines du mois de février 2014, beaucoup a été dit à propos de l’unité de l’opposition rwandaise, accusée en général de manque de volonté ou d’incapacité à s’unir. Quelques Rwandais n’ont pas hésité à y voir une malédiction dont seraient victimes les Hutus, tellement ils y verraient une « incapacité congénitale » à s’unir. L’une des choses choquantes que j’ai notée est la paresse de la plupart des analystes qui tendent à ignorer les principes de base d’une telle démarche, pour autant qu’il s’agisse d’unir des organisations politiques.
 
Au risque de reprendre l’une de mes contributions passées, je me sens dans l’obligation de rappeler ces principes, dans le but de contribuer à une meilleure compréhension des raisons pour lesquelles de très bonnes intentions finissent en échecs retentissants.
 
Toute organisation politique a quatre grands traits qui la distinguent des autres, mis à part son nom, son porte-drapeau et tous les autres signes extérieurs classiques. Le premier de ces traits est l’idéologie. Le second est sa stratégie et sa tactique. Le  troisième trait est constitué de ses structures et leur fonctionnement. Le quatrième est la discipline, qui comme on sait, lui permet de gérer les écarts volontaires ou inconscients à ses règlements et à ses procédures qui peuvent mettre en danger l’existence même de l’organisation ou celle de ses membres.
 
Les organisations politiques rwandaises sont aussi définies par ces traits ou parfois par l’absence d’un ou plusieurs de ces éléments. Parler de l’unité de l’opposition revient à d’abord identifier ces éléments qui forment l’identité et le caractère des candidats à l’unité. Après cet exercice, il devient alors possible de définir les convergences minimales qui rendent n’importe quelle alliance, stratégique ou tactique, non seulement possible mais également nécessaire.
 
Pour des raisons évidentes, je ne trouve pas intelligent de discuter dans cet article des questions de stratégie et de tactique, des questions organisationnelles ou de discipline. Par contre, il est sûr qu’il faut sérieusement disséquer l’aspect idéologique. La raison est évidente. C’est ce trait qui définit, non pas ce à quoi une organisation politique s’oppose, mais ce pour quoi elle se bat.
 
A propos de l’idéologie justement, j’ai noté qu’à propos de l’Afrique et des Africains, il y a dans les milieux gouvernementaux en Occident, une tendance générale à ne les voir qu’à travers le prisme tribal, comme si les Africains étaient une catégorie distincte d’êtres humains pour laquelle une analyse classique et structurée de leur réalité sociale ne serait pas d’application. Beaucoup d’acteurs politiques rwandais ont malheureusement épousé ces vielles idées et tendent à les reproduire, volontairement ou involontairement.  Et c’est de là que l’échec de certains processus d’unification prend racine, quand il s’agit d’unir des organisations de l’opposition rwandaise.
 
Il est possible que la cause de l’échec d’expériences d’unité passées ou récentes résulte du fait que ceux qui initient ces initiatives font peu de cas de ces éléments idéologiques. Très souvent, les organisations ont décidé de mettre leurs forces ensemble sur la base du dogme selon lequel « l’ennemi de mon ennemi est mon ami » et ont fini par s’engager dans des coalitions, mort-nées ou qui meurent prématurément, qui ont juste additionné leurs faiblesses respectives au lieu d’amplifier leurs atouts.  
 
Nous n’allons pas élaborer plus ce sujet parce qu’il a été abordé sous des formes diverses à de multiples occasions, y compris dans notre publication mensuelle. Mais, passons au moins en revue les points suivants relatifs à l’idéologie, qui à notre sens, devraient être soigneusement discutés avant de s’engager dans des négociations sur l’unité. Il s’agit (1) de la question ethnique, (2) de la question politique, (3) de la question de la lutte de classes et enfin (4) de la question nationale.
 
La question ethnique
 
Cette question est généralement définie comme la « question Hutu/Tutsi », à tort évidemment. Il est erroné de la décrire de cette façon parce qu’en réalité la contradiction n’est pas entre d’un côté les Hutus et de l’autre, les Tutsis. Non. Il s’agit en fait d’une opposition entre d’un côté les racistes et de l’autre, les antiracistes. Cette distinction est cruciale. Car il y a des racistes des deux côtés et c’est le racisme, qu’il faut combattre et non, globalement les Hutus ou les Tutsis.
 
Il y a des racistes parmi les Tutsis. Leur racisme est très ancien et est bien décrit par la tradition rwandaise, qu’elle soit populaire ou officielle.  La forme actuelle de ce racisme est suprématiste. C’est une sorte d’aryanisme tropical qui considère que « les Tutsis sont une race supérieure, noble » et qu’ils sont « nés pour diriger le Rwanda ». Contrairement à la propagande officielle,  ce racisme n’a pas été introduit dans le pays par les colonialistes. Ils l’ont trouvé au Rwanda et pour des raisons évidentes, l’ont exploité à leur avantage, jusqu’à un point tel qu’ils sont même parvenus à faire croire aux racistes tutsi que les Tutsis n’étaient même pas africains.  Ces croyances forment le socle de l’idéologie suprématiste sur laquelle le régime actuel est bâti. Comme Servilien Manzi Sebasoni, ancien porte-parole du FPR l’a clairement dit, elle forme la base de «l’Internationale Tutsi» de ses vœux, qui s’est réalisée, dit-il, à travers la création du Front Patriotique Rwandais, à la fin des années 1980.
 
C’est le suprématisme tutsi qui est au cœur des alliances régionales qui ont plongé la Région des Grands Lacs dans la tragédie qu’elle connaît depuis plusieurs décennies maintenant.
 
L’autre manifestation du racisme est celui rencontré chez certains Hutus. Il est fondé sur la croyance qu’ils sont les premiers habitants du territoire du Rwanda actuel et qu’ils s’y sont établis avant l’arrivée des Tutsis. Pour cette raison, ils considèrent les Tutsis comme des envahisseurs qui ne devraient pas prétendre à diriger les autochtones. Attaché à ce socle de croyances est aussi un lancinant complexe d’infériorité qui présente les Tutsis comme des gens malicieux et dangereusement plus intelligents. Et que pour cette raison, ils doivent être préventivement éliminés pour "éviter qu’ils ne réduisent de nouveau les Hutus à l’esclavage précolonial".   
 
Les Rwandais ne peuvent pas et ne devraient pas avoir à choisir entre ces deux formes de racisme. Tout comme les Sud-Africains n’ont pas eu à choisir entre l’apartheid et le racisme revanchard noir. La contradiction réelle est celle qui oppose des racistes aux antiracistes. Tous les Rwandais opposés  à la manipulation de l’ethnicité pour prendre ou conserver le pouvoir d’Etat doivent s’unir dans un front anti-ethniste (antiraciste). Cette position constitue une solide base pour l’unité de l’opposition au régime suprématiste actuel. L’unité des Hutus contre les Tutsis serait condamnée à reproduire sous une autre forme le mal qu’on combat aujourd’hui.
 
La question politique
 
Tous les Rwandais sont soumis à une tyrannie militariste assoiffée de sang, indépendamment de leurs origines ethniques. La suppression de leurs droits fondamentaux, y compris le droit à la vie, frappe tous les Rwandais, qu’ils soient hutu ou tutsi. Les voix critiques qu’elles soient hutu, tutsi ou même étrangères sont pourchassées et réduites au silence par l’assassinat ou tout autre moyen, par les agents de la police politique de la clique au pouvoir, au pays et à l’étranger.  Si elle prive les Hutus de tout droit sous l’accusation globale de « génocidaires » ou de « propagateurs de l’idéologie du génocide », et comme tels, présumés globalement coupables, la clique suprématiste tutsi au pouvoir considère tout opposant tutsi comme un traître à la cause qui ne mérite que la mort.
 
Les Rwandais actifs sont ainsi divisés entre d’un côté les défenseurs du statu quo et de l’autre, les activistes du changement démocratique. L’unité de toutes les organisations politiques rwandaises déterminées à combattre pour le changement démocratique est à la fois nécessaire et possible. La seule difficulté est qu’il doit être clair, pour quiconque s’engage dans un tel processus, que le but de l’unité n’est pas de renverser un régime sectaire tutsi pour le remplacer par son faux jumeau hutu. De même, il doit être clair que le but de l’exercice n’est pas juste d’aider à se débarrasser de Paul Kagame mais de déraciner un système, un régime autocratique et installer une véritable démocratie.
 
Ainsi, tout processus d’unification qui ne prend pas en compte la question ethnique est condamné à échouer ou à reproduire le problème qu’il entendait résoudre, comme l’ont appris à leurs dépens, les partis démocratiques ou leurs factions qui ont accepté d’entrer en alliance avec le Front patriotique rwandais et ont donc contribué à l’installation du régime suprématiste tutsi actuel en 1994.
 
Une répétition des erreurs stratégiques passées doit être évitée. Ceci rend très difficile le processus d’unification de l’opposition parce que les suspicions de double-langage et d’agendas cachés sont toujours présentes sur la table de discussion. En effet, le souvenir de tactiques de camouflage passées est très vivace parmi les acteurs politiques actuels. Dans de telles circonstances, la confiance ne peut être fondée uniquement sur le discours. Elle doit faire partie intégrante du processus lui-même et également fournir des garanties mutuelles d’adhésion stricte au résultat des discussions sur l’unité.
 
La question de la lutte de classes
 
La société rwandaise n’est pas une société sans classes. Mais, très souvent et fort malheureusement, cette question est, ou bien ignorée ou tout simplement niée par la plupart des acteurs politiques, qu’ils soient nationaux ou étrangers.  Ceci a tout à voir avec l’atmosphère générale dans laquelle prévaut l’idéologie  néocoloniale qui a infiltré tous les recoins des sociétés africaines depuis la fin de la Guerre Froide. Les deux problèmes décrits précédemment ne surviennent pas dans un vide idéologique. Ils prolifèrent dans et sont des sous-produits des luttes intra-classe entre différentes fractions réactionnaires de la classe moyenne rwandaise qui utilisent l’ethnicité pour rassembler autour d’elles les forces issues de la classe ouvrière et de la paysannerie dont elles ont besoin pour capturer le pouvoir d’Etat. Les aspirations de ces éléments réactionnaires de la classe moyenne rwandaise sont d’utiliser l’appareil d’Etat pour avoir accès à la propriété des moyens de production publics ou privés et ce faisant, capter la richesse produite par la classe ouvrière rwandaise et la paysannerie.  
 
La spécificité de la société rwandaise est qu’il n’y a pas de classe capitaliste nationale digne de ce nom. L’agriculture marchande, l’agroalimentaire, les mines et l’industrie y sont embryonnaires. Nous avons quelques oligarques gravitant autour de la clique au pouvoir qui ont bénéficié de la privatisation des actifs publics et ont établi des « joint-ventures » avec des capitalistes étrangers dans les vingt dernières années. En fait, la culture du thé et sa transformation, la production de ciment et l’industrie de la construction concentrent l’essentiel de la petite classe ouvrière rwandaise.  Les travailleurs du secteur public, notamment de l’éducation, de la santé, de l’armée et de la police sont, en termes de nombre, un élément important du salariat rwandais. Cette fraction du monde du travail est très ethnicisée, à cause de la politique de ségrégation ethnique contre les Hutus, pratiquée par le régime. Cela fait que la conscience de classe peine à prendre racine et que les syndicats sont réduits à des machines de contrôle des travailleurs, entre les mains des oligarques militaires, civils et compradores tutsi. Dans une précédente contribution, nous avons abordé la nature de cette dernière catégorie sociale que nous qualifiions alors de « lumpen-bourgeoisie ». 
 
Rappelons que les soldats et les policiers du rang n’ont pas le droit de former des syndicats et qu’on leur dénie tout droit à l’expression de revendications de classe. Il en est de même pour les travailleurs salariés en général qui sont privés du droit d’exprimer leurs revendications.
 
La plus grande classe sociale est la paysannerie composée à plus de 80% de petits paysans, qui travaillent un petit lopin de terre.  La terre est, selon la loi, une propriété de l’Etat.  Il donne un droit d’exploitation aux paysans qui la travaillent sur la base d’une sorte de contrat de louage renouvelable.
 
Alors que la paysannerie est mixte, les couches supérieures de la classe ouvrière, la classe moyenne et la classe capitaliste compradore sont très ethnicisées, car les Tutsis occupent l’essentiel des postes élevés. La discrimination ethnique et la pauvreté se renforcent mutuellement.
 
Pour la plupart des organisations politiques rwandaises, la question de la lutte de classes est très souvent ignorée ou niée. En d’autres mots, l’absence ou même la négation de cette question est la caractéristique principale de la plupart des groupes. Dans ces conditions, l’unité peut être difficile à atteindre, ou même s’avérer impossible, si les discussions impliquent une organisation qui entend être le porte-voix de la paysannerie et de la classe ouvrière.
 
La question nationale
 
Le Rwanda n’est pas une île. Il fait partie de l’Afrique sub-saharienne, qui elle-même, fait partie du monde, un monde dominé par les capitalistes occidentaux, tout au moins politiquement et militairement. Dans cette ère post-Guerre Froide, caractérisée par l’émergence de nouvelles puissances économiques capables de défier ou rivaliser avec le monde occidental, le Rwanda est pris dans la confrontation entre ces deux mondes. En effet, cette réalité joue un grand rôle dans le rapport de forces entre les protagonistes rwandais, que ce soit ceux qui soutiennent le statu quo ou ceux qui combattent pour le changement démocratique.
 
La clique dirigeante du FPR a pris dès le départ le parti de jouer la partition écrite par certaines puissances occidentales. Alors qu’en 1990, au lendemain de la chute des Etats socialistes d’Europe de l’Est, une guerre d’influence éclata entre d’un côté la France et de l’autre, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada, aujourd’hui, l’émergence de la Chine et la renaissance de la Russie ont modifié le contexte stratégique global.  
 
A quelques exceptions près, pour la plupart des organisations politiques rwandaises, cette question n’est pas sérieusement discutée.  Pour elles, la position « traditionnelle » du Rwanda, en tant qu’Etat-client de certaines puissances va de soi et n’est même pas mise en discussion. Elles optent et parient généralement sur une révision de la politique de ces puissances occidentales. Pour certaines organisations, ces croyances sont même érigées en stratégie de résistance. Celle-ci s’exprime clairement dans leurs constants appels à la « Communauté Internationale » pour qu’elle use de son influence sur l’autocrate au pouvoir au Rwanda et qu’elle « le force »  à accepter d’ouvrir l’espace politique afin qu’elles puissent y occuper leur place.
 
Par conséquent, il serait difficile d’unir des organisations d’opposition dont les positions sur la question de l’indépendance du Rwanda sont conflictuelles.  
 
Pour conclure, la quête de l’unité des organisations d’opposition rwandaise n’est pas une question aussi simple qu’elle paraît à première vue. Je postule que la façon dont certaines questions sont posées ou ne sont même pas posées, les réponses qu’on y apporte, bien plus que la manière choisie par les initiateurs pour conduire ce processus d’unification de l’opposition ainsi que les luttes de pouvoir entre ou au sein de ces organisations sont des questions mineures.
 
Le fait que certains acteurs extérieurs simplifient trop le problème et tendent à jeter des pierres aux dirigeants des organisations politiques d’opposition rwandaises qu’on affuble souvent de toutes sortes de quolibets, au lieu de s’interroger sur les questions soulevées dans ce papier, ne devrait pas masquer la complexité et la gravité des questions à résoudre. Le changement est nécessaire. Pour qu’il se matérialise, l’unité est nécessaire et possible. Mais, cette unité doit se faire au profit des pauvres et des travailleurs rwandais. Un simple changement de joueurs dans le contexte d’un Etat-pion dirigé par une autre clique sectaire ne vaut pas la peine. Nous avons besoin d’apprendre du passé pour construire une troisième république, indépendante, démocratique et non ethnique qui servira tous les Rwandais, spécialement les pauvres et les masses travailleuses du Rwanda.

Monday, March 17, 2014

Rwanda: Kagame Warns Dissidents: I Am Not A Musician

President Paul Kagame has sternly warned dissidents planning to destabilise Rwanda that they face grave consequences, emphasising he is not a musician to “entertain” those who seek to undermine the country's security.
By                                              
Chimpreprts
March 17, 2014              
President Kagame inspecting a guard of honour in Rwanda in 2013
President Kagame inspecting a guard of honour in Rwanda in 2013
 
This is the latest forewarning from the Rwandan leader a week after Kigali accused South Africa of harbouring masterminds of the Kigali grenade attacks in which several people died.
 
Exiled former army chief, Gen Kayumba Nyamwasa, who lives in South Africa is believed to be the architect of a wider plot to overthrow President Kagame.
 
Addressing Rwanda National Police’s Officer Cadets at their commissioning today, Kagame said: “My main responsibility is to the people of Rwanda, their development and their security.”
 
He further warned: “I am not a journalist or a leader of NGOs and my job is not to entertain those who compromise Rwanda's security."
 
“I am not a musician supposed to please anybody.”
Kagame told the 458 police officers that some countries continue to harbour and aid “criminals whose intent is destabilizing Rwanda. You need to be vigilant.”
He said security is a “priority for our nation, alongside development and well being of Rwandans,” adding, “the responsibility of the police goes beyond providing security” given the law enforcement body remains an essential and integral part of the country’s development.
Out of 458 cadets, 58 are women.
At the parade, the police officers pledged to uphold the law, stand up for equal rights for all, work with determination and never use their function for personal gain.
Kagame’s speech comes against the backdrop of allegations that Rwanda was involved in the killing of Patrick Karegeya in a South African hotel on New Year’s Eve and the recent attack on Nyamwasa’s home that saw three Rwandan diplomats expelled.
 
Rwanda denied the charge before expelling six South African diplomats.
 
Human Rights activists and politicians in western countries have since pointed the finger at Kigali for the attacks on dissidents in the Diaspora.
 
In a recent letter to US Secretary of State, John F Kerry, the chairman of the Committee on Foreign Affairs, Edward R Royce expressed his deep concern over the numerous attempted attacks and killings of Rwandan dissidents living outside their country.
 
“Any functioning and responsible democracy allows the voices of opposition to be heard. Yet, in Rwanda there is a systematic effort to silence – by any means necessary – the voices of those who question the regime.”
 
Royce said allowing President Kagame’s rhetoric “and the slaying of dissidents abroad to go unchecked will only embolden the regime. Towards that end, I encourage you to closely re-evaluate U.S engagements with Rwanda and take into account these troubling actions when considering future assistance.”
 
Rwanda denies the allegations but does not show remorse.
Consequences of betrayal
 
A few days after Karegeya’s murder, Kagame told a high profile gathering at the Rwanda Leaders Fellowship Prayer Breakfast in Kigali, that “No one will betray Rwanda and get away with it.”
 
He added: “Regardless of who you are, there will be consequences. God gave us the strength to protect what we have built. Whoever it is, even those still alive will bear the consequences; it’s just a matter of time.”
 
Without mentioning names, Kagame said he “really don’t feel the necessity for politeness on this issue, no need for being diplomatic, of being politically correct. What’s surprising is that you didn’t do it, not the other way around. Because how can people betray their country… a country that made them who they are boasting to be today? All those fellows would have been nothing if it wasn’t for this country, if it wasn’t for Rwanda.”
 
 “Rwanda made them who they are today. And they have now turned against it; they are now insulting it, abusing it. I honestly have no diplomacy in that regard. We should have been the ones, we should have been the ones to do it; it shouldn’t have been somebody else. Because no one will do it for you, no Bangladeshi peacekeeper, no Pakistani, no white person, no one else can protect your country and grant you peace. Only you can do it, and you shouldn’t feel bad about doing what you need to.”
 
Speaking to Police cadets today, Kagame said his speeches have always been taken out of context and that he no longer cares about being misquoted. 

Dakar/Sénégal: Des opposants rwandais interpellent la communauté internationale

Écrit par  Aly FALL
Le Quotidien
Samedi 15 mars 2014
 
L’Union des ressortissants rwandais au Sénégal (Urrs) attend de la communauté internationale qu’elle mette fin aux agissements du chef de l’Etat rwandais. Paul Kagamé est décrit par ces opposants comme quelqu’un qui va continuer «à persécuter» ses opposants dans le monde et à fouler «au pied» les fondamentaux d’un Etat de droit pour consolider son pouvoir, si la communauté internationale ne fait pas preuve de fermeté à son endroit.
«Tant que la communauté internationale ne dit rien, le Président Paul Kagamé fera ce qu’il veut.» C’est la conviction du président de l’Union des ressortissants rwandais au Sénégal (Urrs), Samuel Hakizi­mana, qui estime que la communauté internationale doit mettre fin aux agissements de Paul Kagamé. Les­quels agissements sont relatifs aux attaques d’individus armés au domicile de l’ancien chef d‘Etat-major de l’Armée rwandaise, Faustin Kayumba Nyamwasa, en exil à Johan­nes­burg, faisant suite à l’assassinat toujours à Johannesburg de l’ancien chef des services de renseignement extérieur rwandais Patrick Karegeya.

Pour Samuel Hakizimana, qui a saisi Le Quotidien pour dénoncer le Président rwandais Paul Kagamé, ce dernier «continuera à persécuter» ses opposants partout dans le monde et «foulera au pied» les fondamentaux d’un Etat de droit pour consolider son pouvoir, si la communauté internationale ne fait pas preuve de fermeté à son endroit.

Le président de l’Union des ressortissants rwandais au Sénégal de rappeler qu’après l’assassinat de Patrick Karegeya, Paul Kagamé a déclaré à Kigali, le 12 janvier dernier, devant des responsables d’une communauté de prière : «Quiconque trahit notre cause ou souhaite du mal à notre Peuple deviendra une victime. Il reste seulement à savoir comment il deviendra une victime.» L’attaque de la résidence de Nyamwasa à Johannesburg s’inscrit justement dans cette logique, a regretté Samuel Hakizimana, qui s’est toutefois félicité de l’échec de l’opération. 

Joint par Le Quotidien, l’ambassade de la République du Rwanda au Sénégal dit d’emblée ne pas reconnaître «l’Union des ressortissants rwandais (Urrs) comme étant une représentation de la diaspora rwandaise au Sénégal. L’Urrs n’est reconnue ni par les autorités officielles sénégalaises ni par l’ambassade de la République du Rwanda au Sénégal. La seule représentation de la diaspora rwandaise au Sénégal est l’Asso­ciation de la communauté rwandaise au Sénégal (Acrs). L’Acrs est inscrite officiellement avec récépissé de dépôt n°37 du 17 mars 2010, déposé chez le sous-préfet de l’arrondissement de Grand-Dakar et ainsi enregistré auprès du ministère de l’Intérieur».

Le service de communication de l’ambassade de la République du Rwanda au Sénégal a aussi indiqué que «toutes ces allégations du soi-disant président de l’Urrs ne sont que les fantasmes d’un illuminé autoproclamé opposant au gouvernement du Rwanda. Les accusations portées contre le président de la République du Rwanda, Son Excellence Paul Kagamé, sont nulles et sans fondement. Car à ce jour, aucune enquête n’a officiellement incriminé ou mis en cause le gouvernement rwandais. C’est ce genre de négationnisme et révisionnisme clairement affiché qui a conduit au génocide contre les Tutsis en 1994». Avant d’appeler le Peuple sénégalais «à être vigilant face à ces fausses allégations et spéculations.»

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